Présentation de vœux de l’AID EL FITR : « Je serais impitoyable désormais », dixit le Président de la République

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Énorme fuite en avant : Mauvaise Communication ou mauvaise Gouvernance ?
Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita

Bisimillahi Rahmani Rhahim,

Allah Ka an bin Sahaba ma,

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Mesdames Messieurs les membres du Gouvernement,

Madame, Messieurs les Chefs des Institutions de la République du Mali,

Monsieur le Doyen du Corps diplomatique et consulaire,

Mesdames Messieurs les membres du Corps diplomatique,

Messieurs les Chefs des Familles fondatrices de Bamako,

Messieurs les Chefs de quartier,

Monsieur le Secrétaire Général de la Présidence de la République du Mali,

Chers collaborateurs de la Présidence,

 

C’est avec une émotion particulière que je reçois les vœux cette année.

 

Au long de mois et des mois, le travail intense, les difficultés de tous ordres, grâce à l’entremise de nos amis algériens (Monsieur l’Ambassadeur vous avez dit nos liens avec notre aîné Abdelaziz BOUTEFLIKA), grâce donc à cette entremise algérienne, grâce à l’ensemble solidaire de la Communauté internationale, nous avons réussi ce qui était réputé de l’ordre de l’impossible.

 

Oui, un Accord a été conclu en République du Mali, dont l’objet est la paix et la réconciliation.

 

Chers amis, ce fait est majeur, ce fait est refondateur, et je veux que chacun sache aujourd’hui, encore plus, que nous tiendrons tous nos engagements.

 

La République du Mali n’a jamais manqué d’honorer aucun engagement ; et cette fois-ci, il s’agit de relancer la Nation malienne, donc nous serons au rendez-vous Inch Allah, avec l’accompagnement de nos amis et de nos frères des pays voisins. Hier seulement je recevais encore les sentiments de mon frère Mohamed Ould Addel Aziz de Mauritanie par rapport à cela. Le Président Alassane OUATTARA m’a appelé il y a 48h et avec le Président nigérien, nous avons un entretien quotidien. C’est dire que nous sommes entourés de pays frères, de pays amis, de pays qui ont souci de nous comme d’eux même.

C’est une chance pour le Mali, et nous avons l’insigne honneur et bonheur également d’avoir aujourd’hui l’estime de ceux qui font le monde, l’estime de ceux qui comptent. Pas par des mièvreries, pas par quelques abandons que ce soit de souveraineté, d’aucune façon, d’aucune façon.

Nous restons droit dignes et debout, tel qu’il sied à celui qui gère et dirige le Mali. De cette crête, nous ne saurions jamais descendre. Jamais.

 

L’élan de solidarité internationale, dont le Mali a bénéficié, est réputé unique, dans les annales de l’histoire contemporaine, et même plus loin.

Nous nous en félicitons, mais nous n’en sommes pas pour autant naïfs. Il peut être fugitif. L’actualité est telle que l’intérêt se porte très facilement ailleurs.

Il faut donc que nous ne perdions pas le momemtum.

Ce momemtum du Mali ne sera pas perdu Inch Allah.

 

Monsieur le Premier Ministre,

Le travail fabuleux que vous avez accompli en les diverses tâches, où nous vous avons commis, sont d’évidence avérées.

 

La première a été de nous organiser en Alger des pourparlers. Vous l’avez fait de si belle et si brillante façon, que vous êtes aujourd’hui en la qualité qui est la vôtre avec notre confiance absolue. Vous êtes un homme d’une loyauté parfaite,

 

Monsieur le Premier Ministre : sans calculs, sans agenda caché, sans malice, tout dédié au Mali, tout dévoué au Mali.

 

Plaise au Ciel que ce soit le cas de tous vos collaborateurs. Plaise au Ciel que ce soit le cas de tous ceux qui vous entourent et qui m’entourent.

 

Chaque vendredi l’Imam TRAORE de ma mosquée me dit (Mahmoud DICKO vient de le dire aussi) : qu’Allah te donne des collaborateurs à hauteur de souhait.

 

“Tu as prouvé assez ton sentiment vis-à-vis de ce pays et de ce peuple. Souhaitons qu’il en soit de même pour tous ceux-là qui vous entourent.  Qu’ils soient d’égale imprégnation patriotique, nationaliste, d’oubli d’eux-mêmes et de leurs petits ego, et de dédicace entière à la République du Mali.

 

En tout cas tel sera dorénavant le critère absolu de compagnonnage, tel sera dorénavant le critère absolu de compagnonnage.

 

Pas une loyauté à IBK (ce n’est pas son problème), mais une loyauté d’acier, d’acier trempé, à la République du Mali dont le sort seul nous importe.

 

Quand un peuple fait confiance à la hauteur qui a été la nôtre nous n’avons pas le droit de décevoir, d’aucune façon. Et nulle considération ne pourrait et ne devrait vous entraîner à cela, à l’oubli de l’essence de votre mission.

 

Que chaque jour qui passe Allah (SWT) m’inspire profondément et me fasse me répéter ce tour du Triomphe. Dans la Rome ancienne, quand le Général vainqueur revenait sur le Forum pour le tour de la victoire montait sur le marchepied de son char, un servant dont le rôle était de dire, comme un disque, “Au jour où Rome te fait l’égal des Dieux, souviens-toi que tu n’es qu’un homme. Souviens-toi que tu n’es qu’un homme” cela sans discontinuer et c’était son rôle : appel à la modestie, mais aussi à la charge, au devoir.

 

Tels nous nous concevons, tels nous souhaitons que l’on soit autour de nous.

 

Je le dis avec gravité et avec solennité, face au peuple malien : chacun répondra devant l’histoire de ce peuple de ce pays et devant nous de son degré d’engagement patriotique, de sa loyauté à accomplir parfaitement et totalement les missions assignées.

 

Nous serons sans aucun état d’âme.

 

Monsieur le coordinateur des Chefs de quartier,

Comme toujours nous avons bu aux sources de votre sagesse ancestrale (….) Nous vous écoutons toujours avec une attention non feinte, non diplomatique, parce que nous vous savons homme sincère.

 

(…..) J’ai écouté avec beaucoup de plaisir vos propos, et je voudrai dire que je sais gré à tous ceux qui ont pu faire aujourd’hui le déplacement de Koulouba pour venir nous entendre encore, peut-être, dire des choses redondantes, mais les meilleures choses gagnent toujours à être redites, pour qu’on ne sache pas les oublier. Et on le dit avec d’autant plus de convictions, que ce sont là des actes de foi, sincères, profonds.

 

Je voudrai souhaiter à ce pays, tout le bonheur auquel il a droit, et auquel il est dédié.

 

Le Mali n’est le Mali que quand il est grand… Le Mali n’est le Mali que quand il est grand.

Petit, rapetissé, étant par terre, non ce n’est pas le Mali. Il y a donc un effort collectif de sursaut à opérer. Chacun en ce qui le concerne et dans tous les domaines. Commençons par nous retrouver nous-mêmes.

 

Monsieur coordinateur des Chefs de quartier, je sais ce que vous faites comme efforts, il faut en ajouter encore.

 

Messieurs les maires, soyons propres. Soyons propres.

Le musulman est propre, le musulman malien singulièrement est propre.

 

Ce temps où nous balayons les alentours de nos cases dans un rayon bien compris. D’abord pour nous même et ensuite par l’effort coercitif de l’administration coloniale (…) la mise en amende de ceux qui n’avaient pas fait.

 

J’ai toujours le souvenir et la nostalgie de ces canaris devant nos maisons pour les passants. Générosité et solidarité. Mais pas des canaris d’eau stagnante, des canaris lavés deux fois par jour, l’eau remplacée deux fois par jour. Bamako était appelée la coquette, pourquoi en un temps où nous n’étions pas nous-mêmes, nous étions propres, nettes, nous faut-il des fouets pour être propres? Où est notre dignité dans ce cas ! Non… j’ai appris très tôt les bienfaits de la propreté corporelle, de tout ce qui met l’homme à l’aise dans la société, corporelle et bucco-dentaire. Nous avons vu nos parents avec les cure-dents, les grands cure-dents.

 

Combien de gens aujourd’hui bien mis seraient en peine si vous les approchez simplement. Non, non, le musulman a le devoir de mettre à l’aise son alentours. C’est tout, je ne peux pas comprendre autrement, d’abord pour soi même, pour soi même.

 

Mahmoud DICKO, il y a un effort à faire à ce niveau-là. Les mosquées doivent être très propres, très avenantes, très accueillantes. Tout n’y doit pas être permis. Non! l’hospitalité de la mosquée, oui! mais pas au détriment de la qualité, de la propreté et de ce qui y plaisait au Prophète (PSL). Le Prophète (PSL) aimait ce qui était propre, qui était beau, qui était bel odorant. Que nos mosquées fassent un effort de l’encens.

 

Quand nous allons à la Mecque dans les lieux de cultes, nous sommes tellement heureux, nous baignons dans une telle atmosphère qu’au sortir de la mosquée de Médine on est nimbé d’une odeur parfaite que nous aimerions garder tout au long. Pourquoi ne le ferions-nous pas dans nos villes et villages, dans nos mosquées.

 

Je pense que s’aimer commence par ça. Aimer les autres, les respecter commence par ça. Je ne t’aime pas si je viens alentour de toi avec une odeur à tuer les mouches. Non, non je ne t’estime pas je ne t’aime pas et je ne m’aime pas non plus.

 

L’Aïd  El Fitr, les occasions comme celle-ci, c’est l’occasion d’échanger utilement,  et nous conseiller dans la conduite de la cité, la vie de la cité, ce qui peut nous conduire à amélioration.

 

Comment comprendre quand “Ozone” passe, sitôt que l’agent passe (je l’ai vu moi même en compagnie du Chef du gouvernement… ) l’agent passe, ramasse, dès qu’il tourne le dos, paf, quelqu’un en balance, comme pour narguer. Mais narguer qui? C’est une bêtise incommensurable, incommensurable.

 

Il est temps que nous nous reprenions, que nous ayons des villes et des marchés propres et avenants. Nos marchés grouillent de religieux, grouillent de gens de foi… Je ne puis comprendre une seconde que quelqu’un reconnu et réputé comme grand musulman puisse s’asseoir à longueur de journée devant un tas d’ordures, à l’odeur que je ne vous dis pas et attendre toujours que ce soit la puissante publique qui vienne gérer ça. Je ne comprends pas ça. Il y a un minimum qui appartient à chacun de nous. (…) Il n’y a aucune honte au travail, quel qu’il soit.

 

Il faut qu’on change, nous sommes esclaves de nous même. Tant que nous ne serons pas libérés, nous n’aurons pas ce que nous souhaitons. Quand nous voyons les séries américaines et autres, de simples maisons bien tenues, cela nous fait envie et plaisir.  Et alors pourquoi pas nous même, et quelques fois peu d’efforts, peu d’efforts.

 

Chers parents, chers amis, chers frères en religion, je souhaite que notre pays évolue de façon conforme à son destin historique.

 

Ces longues routes, ces autoroutes, que nous admirons ailleurs, où les terres pleines sont des jardins, ce sont des merveilles, où vous ne trouverez pas un mégot de cigarette, je rêve un peu de ça.

 

Nous allons avoir bientôt des autoroutes dans ce pays, car le pays le mérite. Celle de Koulikoro Bamako va commencer. Si j’ai compris le ministre de l’Équipement, celle de Ségou va être en chantier. Tous équipements qui seront pour nous des tests. Des tests pour ce que nous voulons pour nous-mêmes.

 

Le temps du travail, bien fait, et honnêtement fait, pas au préjudice du Mali, parce que moi je veux des dividendes, je veux des rétro-commissions Non!!! Non!!!

 

Je serais impitoyable désormais.

Des rétro-commissions sur le dos du Mali? Dans un domaine où il y a un besoin avéré? Mais c’est criminel simplement, et ça mérite le traitement réservé à un criminel, à un criminel.

 

Et ce sera ainsi, Monsieur le Premier Ministre, Inch’Allah. Je nous sais en accord parfait là dessus.

 

Trop de dérives, trop! Il suffit!

 

Je pense tout a été dit, et l’on verra le maçon au pied de l’ouvrage, Inch Allah.

 

Il me reste à souhaiter que nous ayons un hivernage à hauteur de souhait.

Que nos pluies soient abondantes, bien réparties, qu’elles ne causent pas les dégâts que nous avons eu à déplorer par le passé et qu’après les bonnes cultures, les récoltes soient à hauteur de souhait. Et engranger sans que les indésirables s’invitent, tels les acridiens.

Que ce pays connaisse l’apaisement en toutes ses régions.

 

Que plus que jamais nous soyons frères et sœurs             en partage de ce pays qu’est le Mali.

Je vous remercie.

 

 

Le triptyque du Premier Ministre Modibo Keïta :

 

Sécurité, paix,  justice et équité

 

 Avec un  cœur battant la chamade pour sa patrie, le Premier malien Modibo Keita a présenté ses vœux de bonheur, de santé et de concorde nationale  au Président de la République IBK.C’était  le 17 juillet dernier (jour de la fête de Ramadan). Les préoccupations du chef  du Gouvernement s’inscrivent dans la droite ligne d’une triade : la sécurité, la restauration de la paix et l’édification sans précédent d’une société faite de justice et d’équité. Il a encore une fois renouvelé sa confiance au peuple malien qu’il considère comme un peuple de retenue. Sa métaphore du tisserand est un  message fort à l’endroit de tous les dignes fils de la nation qui doivent  se mettre au service de l’édification nationale. Lisez son discours.  

 

 

Monsieur le. Président de la République, Chef de l’Etat,

Monsieur le Président de la République,

Je réunis, dans un profond respect, toutes les personnalités ici présentes, en les distinguant de leurs titres et du rang qu’ils méritent.

 

Monsieur le Président de la République,

C’est un grand honneur pour moi de m’adresser à vous en ce jour béni; jour de l’Aid El FItr ou de rupture, jour de concorde, au nom du Gouvernement de la République du Mali qui évolue sous votre éclairée conduite.

 

C’est le moment, Monsieur le Président de la République, de dire que nous formulons le vœu le plus ardent pour que nous puissions encore nous retrouver dans un état, absolument, favorable de développement de notre pays.

 

Ce sont donc des vœux de bonheur, de bonne santé, de concorde, pour vous permettre d’accomplir la mission dont vous avez été investi par le Peuple du Mali. Cette mission, vous vous en acquittez de façon admirable dans la limite de toutes vos possibilités. Nous avons l’honneur, à vos côtés, de contribuer à atteindre ces objectifs ; afin de répondre aux attentes du Peuple du Mali.

 

Ces attentes, Monsieur le Président de la République, évoluent dans un triangle; à savoir, aujourd’hui, la sécurité de toutes les personnes et de leurs biens, la restauration de la paix ; ensuite, toutes les activités permettant d’apporter une réponse satisfaisante à l’amélioration des conditions de vie et d’existence de notre peuple.

 

Enfin, Monsieur le Président, le troisième sommet de ce triangle, c’est comment construire une société de justice et d’équité dans une démarche de bonne Gouvernance.

 

L’année que nous traversons à été marquée, incontestablement, par des succès à votre actif, Monsieur le President de la République. Je ne citerai que la conclusion d’un accord pour la Paix et la réconciliation au Mali qui offre, à tous les enfants de ce pays, la possibilité de se retrouver.

 

Vous en avez assuré un leadership incontestable avec l’accompagnement de la communauté internationale, sous l’égide de l’Algérie.

 

Après ces vœux, après ces observations, Monsieur le Président de la République, permettez-moi de vous dire que notre peuple n’est pas un peuple d’excès, que notre peuple a le secret de la retenue, que note peuple sait que le pouvoir, lui-même, doit conserver une parcelle de sa puissance, à se limiter.

 

L’appel que nous lançons, Monsieur le Président, avec votre permission, c’est de dire que les femmes et les hommes de ce pays se croient, se considèrent comme les artisans d’une même œuvre.

 

Devant le tisserand s’étend une longue chaîne de fils, mais qui restera une longue chaîne de fils informe, tant que la trame ne traverse pas pour faire l’étoffe.

 

Par conséquent, mettons-nous ensemble pour que nous puissions construire une étoffe faites des aspirations de notre peuple, allant dans le sens du bonheur de tout le monde.

Monsieur le Président, mes vieux les meilleurs.

 

Ce sont ceux du Gouvernement de la République du Mali.

Merci.

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Ce président est un malade mental doublé de fainéant. Il ne fout rien, passe son temps à voyager.

    Corrompu jusqu’à la moelle il veut faire la leçon à qui ? Qu’il balaie d’abord devant sa propre porte : en demandant à son pygmée d’épouse de cesser de marcher dans les pattes bandes des ministres de la République. Les Maliens n’ont élu ni un couple ni une famille.

    Il est temps d’arrêter de faire le matamore et gérer le pays, du moins ce qu’il en reste, après la signature calamiteuse des accords dits de paix.

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