Ce que j''en sais : Au nom du prétexte religieux

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L’islam sert le plus souvent de prétexte à de nombreuses exactions à l’encontre des femmes. Pour avoir bonne conscience, on met tout sur le compte de la religion. C’est par exemple le cas du lévirat devenu un fonds de commerce pour beaucoup, surtout lorsqu’il s’agit de prendre une veuve fortunée ou l’épouse d’un riche frère décédé.

 Pourtant, le prophète Muhammad (PSL) avait, en son temps, été à l’origine d’une revalorisation du statut des femmes, condamnant le meurtre des fillettes à la naissance et abolissant le lévirat qui contraignait une veuve à épouser le frère de son mari.

Mieux, le prophète était allé jusqu”à donner aux femmes la possibilité d’hériter : du jamais vu dans la société arabe du VIIe siècle ! Ainsi, la communauté musulmane ne pourra pas éternellement se réfugier derrière la religion pour justifier son immobilisme concernant la reconnaissance des droits des femmes et imposer aux femmes le lévirat et d’autres privations de liberté.

Le lévirat est un mariage souvent imposé à la veuve par la famille du défunt mari ou la sienne. La première menace le plus souvent, c’est de lui prendre ses enfants et tout l’héritage que lui laisse son conjoint disparu si elle refuse de rester dans la famille en épousant l’un de ses beaux-frères. Quand le défunt est pauvre, la pression sociale et psychologique est moindre parce que la veuve intéresse alors peu de prédateurs d’héritages. Mais, nombreux sont ceux qui ne savent pas que le mariage forcé n’a rien à voir avec l’islam. Selon les informations dignes de foi, cette pratique aurait été une coutume de certaines tribus islamisées depuis fort longtemps et transmises de génération en génération.

Quant à l’islam, un mariage légal doit, remplir les conditions dont en priorité, les consentements de deux personnes ayant l’intention de s’unir par le mariage. Le mariage légal en islam est donc basé sur l’assentiment de chacune des deux personnes (fille et garçon), la présence du tuteur ou subrogé tuteur de la fille, deux témoins et une dot.

Présentement, en dehors de la violation de ses droits, le lévirat expose la femme à d’autres périls. Il s’agit avant tout de donner sa veuve en héritage aux frères d’un défunt dont personne ne sait de quoi il est généralement mort. Dans de nombreux cas, c’est une femme souvent atteinte par le VIH qui épouse un autre membre de la famille. Le Mali se doit aujourd’hui de suivre l’exemple des pays comme la Tanzanie ou le Burkina Faso où les autorités tentent de mettre fin à cette pratique en multipliant les campagnes d’information et de sensibilisation.

Mais, chaque médaille ayant son revers, ce combat peut aussi exposer des jeunes veuves au célibat pour le restant de leur vie. En effet, beaucoup de veuves, jeunes en particulier, ne peuvent envisager d’autre avenir que le remariage. Si elles n’y parviennent pas là où leur statut sérologique est connu, elles n’ont d’autre solution que de chercher ailleurs un mari. En cachant bien évidemment au nouveau conjoint leur séropositivité. Ce qui nous ramène à la case départ.

Moussa Bolly

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