Tournoi de robotique : la finale de la 2ᵉ édition du MaliBots Challenge prévue le 22 novembre au stade du 26 Mars
En prélude à la finale de la 2ᵉ édition du tournoi de robotique MaliBots Challenge, prévue le samedi 22 novembre dans la salle de basketball du stade du 26 Mars, les organisateurs ont animé une conférence de presse le samedi 15 novembre au siège de Donilab. Elle a été animée par Youssouf Sall, responsable de DoniFab.
Organisé par DoniFab, une filiale de Donilab, en partenariat avec l’Université Bazo, MaliBot Challenge est la plus grande compétition dédiée aux jeunes talents en robotique au Mali. Cette deuxième édition, qui a débuté il y a près de deux mois par une phase de formation, a regroupé plus de 300 jeunes répartis dans huit catégories. Après les phases éliminatoires, la finale se tiendra ce samedi 22 novembre dans la salle de basketball du stade du 26 Mars.
Face à la presse, Youssouf Sall a rappelé que l’objectif de cette compétition est d’initier les jeunes Maliens aux sciences et à la technologie, convaincu que le développement du pays passe nécessairement par ces domaines. « Si le Mali veut se développer, il doit se baser sur les sciences et les technologies », a-t-il insisté. Il a ajouté que cette initiative vise non seulement à contribuer à la promotion des sciences et des technologies, mais aussi à créer des opportunités pour les jeunes.
MaliBot Challenge est une compétition entièrement financée par de jeunes Maliens, sans l’appui de sponsors nationaux ou étrangers, pour un montant dépassant neuf millions de francs CFA. « Il ne s’agit pas de dire qu’il est mauvais de se faire aider de l’extérieur, mais nous estimons que, sur des questions de souveraineté, les jeunes Maliens ou la population doivent d’abord financer leurs propres projets », a expliqué Youssouf Sall. Il a précisé que les organisateurs n’ont sollicité aucun soutien extérieur, s’appuyant uniquement sur leurs propres ressources.
Cette démarche vise à démontrer que les jeunes Maliens sont capables de financer leurs initiatives au profit d’autres jeunes, sans aucune aide extérieure. Au-delà de l’engagement financier, il s’agit aussi pour eux de prouver que la jeunesse malienne est capable de relever les défis du Mali et du monde. « La moyenne d’âge des organisateurs et des formateurs est de 25 ans », a rappelé Youssouf Sall. Il a conclu en affirmant que le Mali doit miser sur sa jeunesse scientifique plutôt que sur celle axée uniquement sur le divertissement, appelant ainsi les autorités à soutenir davantage les scientifiques en herbe.
Il faut rappeler que, sur les huit catégories en compétition, cinq ont été dotées en matériel par les organisateurs. La cérémonie a pris fin par des séances de démonstration.
Abdrahamane SISSOKO / maliweb.net