Accessibilité aux services énergétiques : Comment en faire bénéficier le plus grand nombre en Afrique de l’ouest

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La question énergétique en Afrique de l’Ouest était au centre d’une rencontre sous régionale, sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) les 21, 22 et 23 Juillet 2011 à l’hôtel El Farouk Kempesky de Bamako.

Indispensable au décollage économique, l’accès aux services énergétiques demeure un défi majeur pour la plupart des pays africains ; les récentes émeutes qui ont secoué la capitale sénégalaise ne sont qu’un exemple. 

Les statistiques donnent seulement 30% des populations ouest africaines ayant accès aux services énergétiques, et 10% seulement en milieu rural. La situation se caractérise alors par des délestages et coupures intempestives d’électricité dans les grandes villes, débouchant sur une situation qui préoccupe les pouvoirs publics.

C’est en présence des représentants des quinze Etats membres de la CEDEAO, des représentants des Partenaires au développement, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qu’Ibrahima Thiam, représentant du Chargé des infrastructures de la CEDEAO, a rappelé certains des engagements des Etats membres de la Communauté. Il s’agit, entre autres, de l’accessibilité des services énergétiques à la moitié des populations rurales et périurbaines, l’accès à l’énergie de 66% de l’ensemble de la population d’ici à 2015.

Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Habib Ouane, a, lors de la cérémonie d’ouverture, mis l’accent sur l’importance des Services énergétiques dans l’atteinte des Objectifs de développement du Millénaire, l’énergie étant selon lui une des conditions indispensable du développement. Le gap de consommation entre pays du nord et pays en développement est tel que l’Afrique de l’Ouest accuse un grave retard, a-t-il fait remarquer. Le déficit énergétique qui est une réalité dans la plupart de nos pays constitue un handicap sérieux à l’industrialisation et par conséquent au développement. Ce manque n’incite pas les investisseurs et les partenaires au développement à venir. Or, selon le ministre, notre sous région est en compétition avec d’autres sous régions, telle que l’Afrique de l’Est. Alors la sous région ouest africaine se trouve défavorisée par rapport aux pays comme le Kenya et l’Ethiopie plus attractifs par la disponibilité de leurs services.

C’est en connaissance de cause que la CEDEAO a adopté en Janvier 2006 une politique commune en matière d’énergie, consignée dans un ‘’Livre Banc’’ et qui prévoit l’accès à l’énergie à au moins 36 millions de foyers, soit la moitié des citoyens Ouest africains et à plus de 46 000 localités. Cette politique commune aura pour effet la réduction sensible de la pauvreté dans la sous région. Sa mise en œuvre est confiée à des Groupes Multisectoriels Nationaux (GMN), chargés de coordonner la politique énergétique sous régionale dans chacun des 15 pays de la CEDEAO. La rencontre de Bamako aura permis d’évaluer l’état d’avancement des GMN, en particulier la fonctionnalité des mécanismes intersectoriels/multisectoriels en matière de collecte et de partage des données de base, d’échanger, de partager et de capitaliser les bonnes pratiques servant à définir les plans d’action et des appuis techniques et financiers en matière de politiques énergétiques, de renforcer les capacités des GMN et des partenaires à la mise en œuvre du Livre blanc et de prendre une décision pour la pérennisation des GMN.

B. Daou

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Filière céréalière : Le développement par le renforcement des acteurs

L’hôtel Plazza a abrité, les 25 et 26 juillet, la troisième réunion du Comité de pilotage du projet Initiative mil-Sorgho (IMS2), en présence des principaux responsable du projet, ainsi que des acteurs (producteurs, transformateurs) venus des cinq pays concernés : Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal, Tchad. Le projet vise à renforcer les capacités et compétences des acteurs qui sont à la base du développement de la filière céréalière en Afrique de l’Ouest et du centre

Etaient présents à la cérémonie d’ouverture, le Coordinateur régional, le Dr Abou Berthé qui est en l’occurrence le Directeur Général de Sasakawa Global 2000 (Saa), Ibrahim Diabaté, président du Comité national de Concertation, de Bakary Sekou Coulibaly, représentant du Fonds international de développement agricole (FIDA), une institution spécialisée du système des Nations unies, de Daniel Kélénon, Directeur national de l’Agriculture et de nombreux participants engagés dans la recherche de la sécurité alimentaire. 

Cette rencontre, selon Ibrahim Diabaté, président du Comité national de Concertation, s’inscrit dans la droite ligne d’une amélioration de la sécurité alimentaire régionale, en vue d’augmenter les revenus en milieu rural et dans le secteur de la transformation et de favoriser la transition vers les systèmes de production durable dans les zones semi-arides fortement peuplées de l’Afrique de l’Ouest et du centre.

Il s’agit de préparer le lancement d’un processus de développement piloté par le marché pour les céréales locales, mil et sorgho qui sont à la base de l’agriculture dans les zones semi-arides d’Afrique de l’ouest et du centre par la fourniture des appuis conseils sur toute la chaine de valeur de la filière céréales.

Le Directeur national de l’Agriculture, Daniel Kélénon, a indiqué le soutien moral et technique du département aux producteurs et aux transformateurs du mil et sorgho qui constituent la base de l’alimentation des populations de la sous-région. Le département de l’Agriculture attend des recommandations pertinentes dans le sens d’une amélioration des produits transformés et leur accès au marché, au bénéfice des groupes cibles des consommateurs.

Le projet Initiative mil-Sorgho, cofinancé par le Fida et Sasakawa Global 2000 (Saa), nous indique Boubacar Sandina chargé de programme de Sasakawa Global 2000 Mali, est dans sa deuxième phase (2008-2012), après une première bien réussie entre 2001 et 2005. 

B. Daou

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