Banconi : Vol de 8millions 500 000 FCFA La voleuse déléguée par un diable !

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    Le fait s’est produit  au cours du mois de mai dernier à Banconi. Safiatou Diarra est entrée discrètement dans la chambre d’Assanatou Diallo, la fille de sa belle sœur, pour lui dérober 8millions 500 000 FCFA, une somme que cette dernière gardait dans sa valise. A la police, Safiatou affirme qu’elle a été hypnotisée par un « philo men ».Incroyable mais vrai.

    Assanatou Diallo, une habitante de Banconi, en raison de la confiance de lien de sang, reçoit de son frère aventurier  au Congo Brazzaville, Moussa Diallo de l’argent. Ce dernier lui envoie les fruits de ses durs labeurs par séquence à chaque fois qu’il peut. Assanatou, toute confiante économisait cet argent dans une valise au fond de sa chambre.

     Safiatou Diarra, la belle fille d’Assanatou, vendeuse de charbon est mère de 3 enfants,  fait la navette entre sa maison et celle de sa belle famille, pour la préparation de la « bouffe »  quotidienne.

     Ce jour là, comme par intuition, Assanatou décida de jeter un coup d’œil à sa cagnotte, pour s’assurer de son état au fond de sa valise. Suite à cette vérification, hélas, sa surprise fut grande, elle constata la disparition de ladite somme. Sans attendre, Assanatou rassembla tous les membres de la famille pour les informer de son désastre et demanda à celui ou celle qui aurait prit l’argent de le rendre aussitôt dans la plus grande discrétion, familialement parlant. Mais, sans résultat.

    Malgré tout, la pauvre sous le poids du drame qu’elle venait de subir, ne baissa pas le bras. Comme l’on peut deviner dans de telles circonstances, les femmes maliennes jettent d’abord leur dévolu sur des célébrissimes marabouts ou charlatans. Et Assanatou ne dérogea pas à la règle, car elle alla voir un marabout pour lui confier l’affaire. Quelques jours après, Assanatou rassembla de nouveau les même personnes en leur annonçant qu’elle a été voir un marabout qui viendra certainement lui montrer son voleur ou sa voleuse. Du coup, l’annonce a fait l’effet d’une bombe. Prise de peur, la nommée Safiatou Diarra avoua que c’est elle qui a pris l’argent. Sans lâcher prise le lendemain, Assanatou s’est rendue à la police du commissariat du 6ème  arrondissement pour porter plainte.

    Les hallucinations de Safiatou !

    Interpellée, en face des limiers du 6ème arrondissement, Safiatou n’a pas mis du temps à reconnaître les faits à lui reprochés. Cependant, elle affirme la main sur le cœur, qu’elle n’est pas en possession de la dite somme. Bizarre !

     Selon le Commissaire Diakité, chef  de la Délegation Judiciaire du dit commissariat, suivant les dits de Safiatou, un jour lorsqu’elle partait à la boutique, chemin faisant, elle a été interpellée par un homme assis sur une moto Jakarta. Ce dernier  lui aurait dit des choses affreuses et posa la main sur sa tête. Et par la suite le fameux monsieur lui demanda de lui apporter la somme d’argent qui se trouvait dans la chambre d’Asanatou avec toutes les indications. Par peur, plutôt  comme par magie, elle retourna à la maison et fait exactement comme l’inconnu lui avait ordonné de faire. C’est ainsi qu’elle lui apporta le fruit des longues années de travail du frère de Assanatou, plus précisément huit millions cinq cent mille francs CFA ( 8 500 000 FCFA ) sans que personne ne se doute de rien.

     Ce qui est marrant dans tout ça là est que Safiatou malgré toute la pugnacité des policiers, affirme ne se souvenir plus de ce que le monsieur X a pu lui dire ou faire pour qu’elle soit si effrayée au point d’agir de la sorte. Elle dit également qu’elle ignorait totalement qu’une telle somme pouvait être en possession de la fille de sa belle sœur.

    Interrogée sur ce qui pourra être le portrait robot de l’homme, elle donna des descriptions qui après les investigations menées par le Commissaire Diakité et ses éléments ne tombent sur rien. Selon le chef D.J, les propos tenus par Safiatou ne résistent à aucune analyse sérieuse.

     En attendant d’élucider l’affaire, Diarra Safiatou a été mise à la disposition du parquet de la Commune I, le mercredi dernier.

    Fantis TRAORE

     

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