Lettre ouverte aux nigériens et aux candidats au deuxième tour de la présidentielle 2016 au Niger : gouvernance participative pour le changement de comportement afin de s’accepter et travailler ensemble

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Avec le deuxième tour de l’élection présidentielle 2016 au Niger et pour le démarrage du  deuxième quinquennat de la  septième république, le moment est venu pour que tous les Nigériens soient engagés dans la dynamique de développement durable, solidaire (sans exclusion ni discrimination) et résilient (avec le développement des capacités des acteurs et des communautés et la protection de l’environnement) du pays et pour leur bien-être collectif.  

 

Seulement, certains comportements  résistent  à cet engagement collectif.

 

Comment arriver à rendre effectif cet engagement collectif et cette dynamique ?

 

Comment changer de comportement afin de s’accepter et travailler ensemble pour contribuer à cette dynamique de développement durable, solidaire et résilient et pour le bien-être collectif ?

 

Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, j’ai proposé, avec la participation de très nombreux Nigériens, un processus (point 1 de cette lettre ouverte), de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective pour changer de comportement afin de s’accepter et travailler ensemble pour contribuer à la dynamique de développement durable, solidaire et résilient du Niger.

 

Entre autres, des problématiques pouvant générer des mésententes entre acteurs et le cas des zones pétrolières et minières ont été étudiées. Les intégrations africaine et mondiale sont considérées, au point 2, et l’analogie avec les réseaux sociaux et les réseaux TIC de nouvelles générations a été faite au point 3 de cette lettre.

 

Des engagements et actions concrets pour mettre en œuvre ce processus de gouvernance  participative, ou quelques éléments de ce dernier, seront donnés au point 4 de cette lettre.

 

Un appel est lancé au point 5, à travers cette lettre, pour que la jeunesse, les candidats au deuxième tour de la présidentielle 216 au Niger, le gouvernement, tous les Nigériens et leurs partenaires contribuent à cette dynamique de développement du pays, basé sur un nouveau type de gouvernance participative.

 

Nous donnerons un aperçu de la façon d’analyser et d’auditer cette gouvernance participative.

 

De très nombreux internautes m’ont écrit, via la messagerie ou me contactent en ligne, certaines personnes me téléphonent et d’autres ont participé à des débats avec moi, pour me donner leurs appréciations constructives et enrichissantes concernant cette proposition, à laquelle ils ont implicitement contribué. Je les en remercie vivement.

 

Le réseau communautaire sur facebook, UnisSolidairesDurablementPourTous, de Nigériens et partenaires pour le développement durable et solidaire du Niger, a contribué aussi à cet article. Plusieurs centaines de Nigériens font partie de ce réseau.

 

Un débat de trois heures sur cette proposition a eu lieu, le 19 juin 2011, sur la radio télévisée sur internet Niger Voice émettant depuis les Etats-Unis. Il a été retransmis au Niger sur la radio Tambara le 25 juin 2011.

 

Ce processus de gouvernance participative a permis d’aboutir à cet article, par l’intelligence collective, à travers les contributions de plusieurs personnes physiques et morales, voir le point 4.1.

 

  1. DÉTAIL DU PROCESSUS DE GOUVERNANCE PARTICIPATIVE, D’INTÉGRATION ET D’INTELLIGENCE COLLECTIVE AU NIVEAU NATIONAL

 

1.1 Quels sont les principaux composants du processus ?

 

Je suis conscient de l’effort considérable, que, d’ailleurs, certains jugent très difficile voire  impossible, à produire, pour que les politiciens, ainsi que tous les Nigériens, s’acceptent, se parlent et travaillent ensemble.

 

Mais cet effort est indispensable car si nous cessons de le produire, ça supposera qu’on ne veut plus avancer ensemble pour bâtir notre pays. Or, l’effort de tous est indispensable pour bâtir le Niger.

 

Les politiciens savent qu’un processus d’intégration de tous est nécessaire pour développer le pays.

 

Alors, nous devons utiliser ce fait pour ramener tous les Nigériens à s’accepter et travailler ensemble, car un tel processus intègre ces responsables politiques, qui, dans leurs discours veulent amener le reste de la nation, à partager et supporter leurs visions.

 

Le fait que ces responsables politiques  s’engagent tous pour le développement du Niger et le bien-être des Nigériens, c’est ce qui constitue l’objectif stratégique principal et la vision avoués de tous.

 

Ces politiciens  doivent, de ce fait, s’engager à dire comment réaliser cet objectif stratégique et cette vision avoués et le partager avec tous les Nigériens, ainsi que leurs expériences, leurs visions, leurs objectifs stratégiques et leurs projets. C’est ainsi que leurs supporteurs, leurs partis et leurs sympathisants  feront de même.  

 

On créera une gouvernance participative (à laquelle chacun doit contribuer).

 

De même, la société civile, dont la jeunesse, les entreprises, les organisations publiques et privées, feront aussi des propositions de projets, dont certains ou des activités associées, pourront être mutualisés.

 

Des Unités Nodales pour l’Intégration et  la MUTUALisation (Unimutual) seront créées. Ce sont des interfaces d’intégration,  de mutualisation, d’ouverture et d’observation des problèmes, des projets, des cultures pouvant être différentes, des visions et des intérêts divers portés par les acteurs. Elles s’occupent aussi des résiliences (développement des capacités d’adaptation face aux problèmes et aux risques) des acteurs et des groupes.

 

Ainsi, naîtra une dynamique de partage, de collaboration et de mutualisation, qu’est cette intelligence collective qui s’étend, à travers la communication  et l’infrastructure TIC (Technologies d’Information et Communication) unificatrice, en utilisant les unités nodales pour l’intégration et la mutualisation (Unimutual) dans le processus participatif  global.

 

Cette infrastructure TIC  doit intégrer et unifier  les acteurs et les réseaux des différentes entités (opérateurs, organisations, ONG, partenaires, …) à travers le pays.

 

Avec un changement de comportement en acceptant ce processus, de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective, (1) on créera, ensemble, le futur souhaité, de façon  participative, à travers ce consensus total sur le développement durable,  solidaire et résilient du Niger, et (2) on s’organisera pour l’atteindre, tous ensemble, de façon graduelle.

 

Une méthodologie de bonne gouvernance au service du développement doit être au centre de ce processus de gouvernance participative.

 

1.2. Comment changer de comportement et quels sont les préalables indispensables pour s’accepter et travailler ensemble ?

 

Accepter le  changement de comportement, c’est :

 

(1) disposer des valeurs humaines qui font partie des préalables indispensables (voir ci-dessous) pour s’accepter et travailler ensemble et

 

(2) s’engager à utiliser ce processus, de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective pour contribuer à la dynamique de développement durable solidaire et résilient.

QUELS SONT LES PRÉALABLES INDISPENSABLES POUR QUE LES NIGÉRIENS S’ACCEPTENT ET TRAVAILLENT ENSEMBLE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET HARMONIEUX DU PAYS ?

Sans crainte de se tromper, on peut dire que la démocratie, la courtoisie, la confiance, le respect mutuel et le respect des codes et référentiels de bonne conduite et de bonne gestion, la tolérance, la quiétude, la sécurité, une justice impartiale sans impunité et le respect de la constitution et de la règlementation, l’assainissement, la nécessité d’une gestion au mérite (compétence, expérience et profil), la résolution des problèmes inter et intra-communautés, l’accès équitable aux ressources et à l’emploi pour tous sans exclusion ni discrimination, l’exigence pour chaque acteur de s’engager, autant que possible, en privilégiant l’intérêt général, le bien-être collectif et la qualité et de tenir ses promesses et engagements, l’union et la  réconciliation nationale (incluant le pardon) font partie des  préalables indispensables pour que les Nigériens s’acceptent et travaillent ensemble pour le développement durable et harmonieux du pays.

Vous pouvez apporter votre contribution en ajoutant d’autres éléments à cette liste déjà longue.

1.3. Mise en œuvre d’une problématique intégrant des mésententes en utilisant ce processus de gouvernance

 

Dans le processus de gouvernance participative interviennent plusieurs acteurs entre lesquels il pouvait exister des mésententes.

 

La mésentente est un désaccord entre des acteurs qui peut être causé par plusieurs facteurs : (1) désaccord au sujet du travail, (2) désaccord dû à un tord causé à autrui, (3) désaccord (politique, moralisation, …) nécessitant un arbitrage juridique, (4) désaccord lié à l’idéologie ou la ligne politique et (5) désaccord sur contrat ou lié à un contrat entre partenaires.
Dans le premier cas (1), le désaccord au sujet du travail peut être réglé par une gestion au mérite. Il peut y avoir des sanctions dans certains cas si des obligations n’ont pas été respectées conformément au code du travail.
Le deuxième (2) et le troisième (3) cas, nécessitent, l’intervention de la justice : il faut qu’elle soit impartiale et équitable. Il peut aussi y avoir des sanctions judiciaires si la loi n’a pas été respectée.

 

Le cinquième cas (5) nécessite une renégociation du contrat légal pour un partenariat gagnant-gagnant sans oublier des clauses de sortie de contrat en cas de désaccord, la protection de l’environnement et le développement des capacités des acteurs et des communautés, ainsi que la sauvegarde de leurs droits, de ceux des partenaires et de l’intérêt collectif, voir le point 1.4.


Dans le quatrième cas (4), il s’agit du désaccord lié à l’idéologie ou à la ligne politique, qui peut être différente d’une personne à une autre ou d’un responsable politique à un autre. Pour ce cas (4), la justice ne s’applique pas car ce cas ne lui a jamais été présenté ou lui a été présenté différemment et la sanction ne s’applique pas non plus : c’est cela qui explique des opinions différentes ou des religions différentes ou des sensibilités différentes ou l’existence de partis politiques différents. C’est dans ce cas que s’exerce l’opposition, la concurrence et la compétition qui sont nécessaires pour le développement, lorsqu’elles sont constructives.
Sachant qu’on peut être des adversaires politiques, et, par respect pour soi-même, pour son travail et pour son pays,  aller vers le même but de développement. C’est cela, qui doit nous permettre d’agir, tous, pour le développement du pays.
Considérons le cas où ces adversaires n’acceptent pas d’aller vers le même but de développement : on l’a vu précédemment, qu’on ne peut pas les amener en justice, ni les sanctionner, c’est le cas 4.  Ayant le droit d’avoir leurs opinions propres et de satisfaire leurs intérêts personnels, ils justifieront qu’ils ne font que mettre en œuvre leurs opinions, même si elles sont contraires (difficile à montrer) à l’intérêt général. Certains responsables politiques peuvent être dans ce cas. Il ne faut pas voir que ces responsables, il y a aussi tous leurs sympathisants et les membres de leurs partis qui peuvent être dans le même cas.


La quête d’intérêts personnels, en ne tenant pas compte de l’intérêt général, et le libéralisme peuvent entraîner un développement, mais, malheureusement, ce dernier peut être anarchique si des directives communes ne sont pas suivies.
C’est un tel développement qui a généré la crise économique mondiale dont les effets continuent encore à peser sur l’économie. C’est pourquoi, d’ailleurs, aujourd’hui, au niveau mondial, on penche plutôt vers une gouvernance de ce libéralisme et de ce développement, pour que la société profite du développement, qu’elle mutualise des éléments positifs de ce développement et qu’elle évite ses inconvénients.
Ce qu’il faut pour le Niger, c’est un développement durable, solidaire et résilient (avec protection de l’environnement et développement des capacités des acteurs), sans exclusion ni discrimination, qu’on ne peut pas avoir avec un libéralisme classique.
C’est pourquoi, compte-tenu du fait qu’on veut impulser un tel développement durable,  solidaire et résilient, sans exclusion ni discrimination, au Niger, il est important d’établir un consensus total sur le but de ce développement et le bien-être collectif des Nigériens, et que, autant que possible, tous les Nigériens, surtout le cas 4 précédent, acceptent de changer de comportement en acceptant ce consensus.

 

Une telle acceptation, à travers ce consensus, réconciliera les adversaires potentiels, qui s’accepteront, désormais, pour travailler ensemble pour le développement du pays.
Même si nous ne sommes pas en guerre, la réconciliation nationale est vraiment nécessaire, elle concerne tous les problèmes, y compris ceux qui ne sont jamais présentés devant la justice ou qui ont été présentés différemment (cas 4).

 

La réconciliation nationale peut être simple et ce faire, juste en changeant de comportement, à travers l’acceptation de ce processus de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective.
D’où cette proposition d’un processus de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective pour contribuer à la dynamique de développement durable, solidaire et résilient tout respectant les lois juridiques (justice impartiale et sans impunité), la constitution, la réglementation et les règles de bonne conduite et de bonne gouvernance.


Quelque soit le désaccord, réglons-le adéquatement par une gestion au mérite (cas 1) ou par la justice (cas 2 et 3) ou par une renégociation entre partenaires du contrat légalement (cas 5) ou réconcilions-nous, si nécessaire (cas 4), en cas de divergence d’opinions et/ou d’intérêts quand la justice ne s’applique pas, en acceptant ce processus participatif, et avançons ensemble pour le  bien-être commun.

 

Chacun peut ou pourra en développant ses capacités apporter quelque chose aux autres.


Dans un processus coordonné d’ensemble, les seniors ou les personnes qui ont beaucoup d’expérience doivent ramener les jeunes vers une intégration et une participation, autant que possible, de tous pour développer le pays et les amener à partager leur expérience et leurs visions et les jeunes feront partager leur dynamisme et leurs compétences.
Ainsi, une intégration à plusieurs niveaux, commencera ou s’intensifiera au niveau global (par exemple, des rencontres stratégiques entre des responsables politiques) puis descendra dans les régions (départements) du pays, les sous-régions (cantons, …) puis dans les villes, dans les villages, puis dans les quartiers, puis dans les entreprises, puis dans les groupes ou communautés puis dans les familles.
Au moment de la mise en œuvre d’une problématique donnée, on ira en sens inverse en s’assurant de n’exclure et de ne discriminer personne.
A chaque niveau, on partage des savoirs, des informations et on développe l’intelligence collective par ce partage et par des aptitudes et valeurs sociales (soutien mutuel, collaboration, justice, équité, cohésion, …) à travers des activités et des projets dans des groupes multiculturels et multiethniques. 

 

La jeunesse aidera à créer ces groupes, les animera dans des unités nodales pour l’intégration et la mutualisation (Unimutual) et y développera ses capacités. Elle pourra aussi co-animer ces unités ou ces groupes avec ceux qui ont  une telle expérience.
Ce processus de gouvernance et d’intégration est participatif et est basé sur l’intelligence collective. Avec ce  processus, d’intégration et d’intelligence collective, nous apprendrons, ainsi, à inventer le futur qu’on souhaite, tous ensemble, de façon participative, et à nous organiser pour l’atteindre de façon graduelle.

 

1.4. Contribuer à la dynamique de développement durable, solidaire et résilient des zones minières et pétrolières

 

Le problème de la gestion et de la répartition des ressources au Niger, en particulier au niveau de ses zones pétrolières et minières, est d’une extrême importance car il peut perturber la paix, la quiétude, la cohésion sociale et l’unité nationale et impacter négativement sur le développement de la zone Est, de Diffa et de Manga, mais aussi des autres zones Nord et Ouest (Tera/Samira). En plus, ces zones sont soumises à une insécurité, comme dans toute la zone sahélo-saharienne incluant le Niger.
Une hauteur de vue est nécessaire pour ce problème qui doit être dégagé des considérations régionalistes ou ethniques ou claniques. Tous les Nigériens sont concernés et chacun doit avoir la patience nécessaire pour contribuer, autant que possible, à trouver une solution à ce problème.
Ce problème peut exiger, s’il n’est pas pris en charge sérieusement, une réconciliation nationale pour restaurer l’unité nationale et la quiétude.


Seul le développement durable solidaire (sans exclusion ni discrimination) et résilient (en développant les capacités des acteurs locaux, en protégeant l’environnement et en assurant la sécurité) de ces zones, et d’une façon générale du Niger, peut résoudre de façon durable ce problème tout en créant une bonne atmosphère entre les différents acteurs (Autochtones, Chinois de la CNPC, Agents d’AREVA).


Ce développement durable, solidaire et résilient, on doit y arriver en changeant de comportement et en mettant en œuvre un processus de gouvernance participative.

 

Afin de garantir une bonne cohabitation et un bon partenariat, dans ces zones, avec la CNPC ou avec AREVA, il serait intéressant de mettre en œuvre un tel processus de gouvernance participative pour développer ces zones de façon durable et solidaire tout en protégeant l’environnement et en assurant la sécurité de ces zones.


Une politique de discrimination positive doit être appliquée à ces zones, pour les développer durablement et y rendre attractif l’environnement du travail.
Le développement des capacités des acteurs locaux ou tout acteur qui doit travailler dans ces zones minières et pétrolières du Niger, doit être un impératif.
Ce qui permettra aussi aux Nigériens de ces zones, qui ont émigré et qui reviennent suite aux problèmes qu’on connaît, en Libye, tout comme en Côte d’Ivoire, de retrouver du travail chez eux et qu’on profite de leur expertise. C’est notre intérêt et le leur, de créer une vraie politique de leur intégration et leur insertion.


Des initiatives et des projets doivent être créés dans ces zones, par la population locale ou tout Nigérien ou partenaire, en particulier par la jeunesse, avec l’aide de l’Etat et des partenaires ou sous l’impulsion de l’Etat et des partenaires.


Ces zones doivent accueillir des Nigériens venant de n’importe quelle partie du Niger pour contribuer à leur développement.


C’est dans le cadre d’un processus utilisant un nouveau genre de gouvernance participative qu’on peut arriver à faire changer de comportement à tous les Nigériens et leur permettre de mutualiser leurs efforts pour développer, ensemble, et dans le cadre de partenariats gagnant/gagnant, notre pays, tout en sauvegardant son environnement, les droits des acteurs et des partenaires, en assurant la sécurité et en privilégiant l’intérêt commun.

1.5. Analyse et audit de la gouvernance participative

Analyser et auditer cette gouvernance  participative revient à :

 

(1) analyser, relativement aux affaires (publiques et privées) et aux activités répertoriées dans le processus d’intégration et d’intelligence collective, les processus (administratifs, …) qui déterminent comment les décisions sont prises, les attentes collectives orientant le comportement des acteurs, les institutions et

 

(2) suivre, évaluer et auditer, à partir de critères de qualité (transparence, performance, évolutivité, …), ces processus, ces activités et leurs impacts sur  la société.

 

  1. INTÉGRATIONS AFRICAINE ET MONDIALE

 

Ce processus de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective multi-niveaux, ressemblera, à un niveau plus haut, à celui qui sera mis en œuvre dans les intégrations, africaine et mondiale, dans lesquelles nous devons, en parallèle, intensifier nos efforts.
Regardons, par exemple, ce qui se passe au niveau des pays Européens, tous, ensemble, lancent des stratégies conjointes, des programmes et des projets mutualisés pour arriver à une masse critique qui permettra de réaliser un développement commun et d’assurer le bien-être collectif, cas de la stratégie 2020 de l’Europe pour sortir de la crise économique. Cette stratégie se base sur une croissance intelligente (économie de la connaissance et de l’innovation), durable et inclusive (favorisant la cohésion économique, sociale et territoriale).

 

 La réalisation de cette stratégie conjointe se fait et se fera par des actions concertées aux niveaux européen, national (dans chaque pays européen), régional (dans chaque région d’un pays donné) et local.

 

C’est aussi ce que fait l’Afrique, ou la région sahel concernant l’insécurité de cette zone incluant le Niger, à travers l’intégration régionale pour développer des stratégies conjointes et des actions concertées.


  1. ANALOGIE AVEC LES RÉSEAUX SOCIAUX ET LES RÉSEAUX TIC DE NOUVELLES GÉNÉRATIONS

 

Juste par analogie, c’est un tel processus qui permet de donner la puissance qu’on connaît aux réseaux sociaux (facebook, twitter, …), aux architectures informationnelles, de services et aux réseaux TIC (Technologies d’Information et Communication) de nouvelles générations.

 

Ce processus de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective utilisera des bases de données TIC d’intelligence stratégique ou intelligence économique pour partager les informations et connaissances se trouvant à tous les niveaux pour les mettre à disposition de tout autre niveau en fonction, bien sûr, des profils et des sécurités associés aux acteurs qui en feront la demande. Ce qui permettra de créer un système non hiérarchisé à interfaces ouvertes : le partage et la collaboration, se font de n’importe quel acteur à n’importe quel acteur ou de n’importe quelle entité à n’importe quelle autre entité, quelque soient les niveaux où ils ou elles se trouvent.

 

C’est cela la caractéristique essentielle des réseaux TIC de nouvelles générations, tels que les autoroutes de l’information ou les réseaux UMTS ou le NGN (Next Generation Network).

 

C’est aussi la tendance des réseaux sociaux, de plus en plus, orientés vers l’information, la connaissance et vers l’utilisateur.

 

  1. ENGAGEMENTS ET ACTIONS

 

4.1 Cas de la rédaction de cet article

 

De très nombreux internautes m’ont écrit et m’écrivent, via la messagerie ou me contactent en ligne, certaines personnes me téléphonent et d’autres ont participé à des débats avec moi sur des problématiques Nigériennes pour donner leurs appréciations constructives et enrichissantes concernant des éléments liés à cette proposition ou dans certains cas concernant toute la proposition, à laquelle ils ont implicitement contribué.  Je les en remercie vivement.

 

Parmi eux, on peut citer des internautes, sur tamtaminfo, avec lesquels, j’ai échangé au sujet de plusieurs articles liés à cette problématique.

 

Je remercie les Nigériens de la diaspora pour leur participation à travers leurs contributions en ligne ou pendant les débats.

 

Le réseau communautaire sur facebook, UnisSolidairesDurablementPourTous, de Nigériens et partenaires pour le développement durable et solidaire du Niger, a contribué aussi à cet article. Plusieurs centaines de Nigériens font partie de ce réseau.

 

Ce processus de gouvernance  participative a permis d’aboutir à cet article, par l’intelligence collective à travers les contributions de plusieurs personnes physiques et morales. Ces personnes n’ont pas toujours les mêmes opinions sur les différentes problématiques (nécessité ou pas de la réconciliation nationale, dialogue majorité-opposition, libération des quatre officiers suite au non-lieu de la justice, problème d’insécurité, …) du Niger, par contre, toutes, chacune à sa manière, souhaitent contribuer à la dynamique de développement du Niger.

 

La production d’un tel article ressemble à la conception et à la mise en œuvre des wikis (sites web dynamiques dont les pages peuvent être consultées et modifiées par tout visiteur) sur internet.

 

Etymologiquement (sur wikipédia, conçu aussi comme un wiki), un wiki permet non seulement la communication et une diffusion rapide des informations mais aussi de structurer ces dernières  pour permettre une navigation aisée sur internet.

 

Un tel article pourrait être un wiki utilisant ce processus  participatif pour le mettre à jour.

 

4.2 Quelques engagements et actions réels

 

Mon engagement personnel et mes actions, et ceux, sur internet du réseau communautaire UnisSolidairesDurablementPourTous, dont je suis l’administrateur, et  sur le terrain de l’ONG TILWAT International, dont je suis le Président, ainsi que ses partenaires, contribuent  activement à ce processus participatif et à sa mise en œuvre.

 

Partenariat sur la recherche

 

Des partenariats, entre autres, avec les ministères de la fonction publique, de la communication et des nouvelles technologies et des finances du Niger ont donné naissance au projet de recherche sur les TIC, E-organise&TIC, sous la tutelle du ministère de la fonction publique et un projet plus large E-organise&STIC Niger, qui est la version dédiée au Niger du projet E-organise&STIC de collaboration entre l’Europe et l’Afrique sur les STIC (Sciences et Technologies d’Information et Communication) pour la réduction de la pauvreté sous toutes ses formes et pour la modernisation des administrations africaine et nigérienne.

 

Voir à l’adresse internet suivante le portail décrivant ce projet :

 

http://sites.google.com/site/gouvernancestic/GouvernanceTIC

 

Je suis l’administrateur de ce portail. Le groupe Gouvernance et Infrastructures TIC, dont je suis le responsable, gère ce projet E-organise&STIC.

 

Unis et solidaires à travers la gouvernance participative

 

C’est tous, ensemble, qu’on peut réellement développer notre pays : Unissons-nous, solidairement, autour de ce processus participatif d’intégration et d’intelligence collective pour la cohésion, la solidarité, la réconciliation nationale, l’unité nationale et le développement durable solidaire de notre pays.

 

ENSEMBLE, TOUS UNIS ET SOLIDAIRES,  NOUS REUSSIRONS  A DEVELOPPER LE PAYS SUR LA BASE D’UN VERITABLE PROCESSUS PARTICIPATIF ET A GARANTIR LE BIEN-ETRE COLLECTIF DU PEUPLE

 

  1. ÉLAN COLLECTIF D’AIDE AU DÉVELOPPEMENT ET CONTRIBUTION DE LA JEUNESSE

 

Naturellement, la participation de tous les Nigériens, à travers cette dynamique collective, en particulier de la jeunesse, est nécessaire pour atteindre la masse critique et impulser une vraie dynamique de développement, à laquelle chacun apporte sa contribution et, ceci, dans des domaines divers. Ce qui aidera à créer de nouveaux emplois.

 

Ainsi, l’appel est lancé, à travers cette lettre (proposition) aux Nigériens, en particulier à la jeunesse, (1)  pour impulser une telle dynamique de développement basée sur une gouvernance consensuelle et participative, (2) faire des propositions d’initiatives et projets de développement et (3) contribuer, ainsi,  à créer des emplois.

 

Les candidats à la présidentielle 2016 et le gouvernement doivent favoriser cette dynamique, à laquelle ils doivent prendre part et qu’ils doivent amplifier.

 

C’est le même cas que les partenaires (partenaires dans le cadre des contrats miniers et pétroliers ainsi que les  partenaires au développement). 

 

Il en va de l’intérêt de tous.

 

  1. CONCLUSION

 

Pour s’accepter et décider de travailler ensemble, il est nécessaire, pour chaque acteur, de changer de comportement en développant ses valeurs humaines de bonne conduite, et en acceptant la mise en œuvre de ce processus de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective multi-niveaux.

 

Ce dernier  est une solution efficace qui nous aidera à créer, ensemble, le futur qu’on souhaite, cas du renouveau du Niger, et l’atteindre de façon graduelle pour contribuer à la dynamique de développement durable, solidaire et résilient du pays tout en respectant les lois juridiques, la constitution, la réglementation, les règles et codes de bonne conduite et de bonne gouvernance.
Avec un tel processus de gouvernance participative, une fois adopté, par les uns et les autres, la majorité et l’opposition seront obligées de s’accepter et décider de travailler ensemble, tout en étant différentes.
Démarrons partout, et à tous les niveaux, un tel processus de gouvernance participative, d’intégration et d’intelligence collective pour changer de comportement afin de s’accepter et travailler ensemble pour contribuer à la dynamique de développement du pays tout en respectant les lois juridiques, la constitution, la réglementation, les règles et codes de bonne conduite et de bonne gouvernance.

 

Ainsi, nous travaillerons tous ensemble, dans la diversité, sans exclusion ni discrimination.

 

CE PROCESSUS DE GOUVERNANCE PARTICIPATIVE EST VALABLE QUELQUE SOIT CELUI QUI GAGNERA L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2016, DEUXIEME TOUR, AU NIGER.

 

  1. CONTACT

 

Dr ANASSER AG RHISSA

Expert TIC Gouvernance et Sécurité

E-mail : Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

TEL 0022 97 89 41 55

 

  1. RÉFÉRENCES

 

[1] Dr ANASSER AG RHISSA, Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle 2016 au Niger : Attentes des Nigériens et socle unificateur et réconciliateur, Parue le 08 Février 2016 sur tamtaminfo.com , Nigerdiaspora.net  et facebook

 

[2] Dr ANASSER AG RHISSA, Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle 2016 au Niger : le buzz peut faire pencher la balance et aider à gagner, Parue le 16 Février 2016 sur tamtaminfo.com  et facebook

 

[3] Dr ANASSER AG RHISSA, Lettre ouverte à la CENI, aux candidats à l’élection présidentielle 2016 au Niger, au CNDP et au partenaires : éviter les dérapages d’une élection qui a démarré dans un climat apaisé de paix, Parue le 25 février 2016 sur tamtaminfo.com, facebook, Cri de Cigogne, Maliweb, Malijet, …

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