Réformes constitutionnelles : Zorro déverse son venin sur les princes du jour

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En prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du IIIème congrès du parti des tisserands, l’ancien PM de la transition et leader de CNAS Faso Hèrè, Soumana Sacko allias Zou ou Zorro n’a pas manqué de critiquer sévèrement les autorités de la place en affirmant que changer de constitution c’est attenter à la démocratie. "Ce projet de constitution est liberticide et va faire du Président de la République plus fort que le Shah d’Iran.

            Il va mettre l’Assemblée nationale et le Conseil Economique, Social et Culturel sous les boisseaux et le peuple malien à l’infinitif" a-t-il précisé tout en ajoutant que l’Etat a mis des centaines de millions voire des milliards à un ”comité de faux experts” pour une révision qui n’en vaut pas la peine. Selon Zorro, les Maliens ont d’autres préoccupations que sont : l’insécurité au nord où, d’après lui, l’Etat a perdu la moitié de son territoire; la vie chère à la veille du mois de carême; le chômage des jeunes diplômés, etc. Il trouve que le Mali dispose d’un Etat prédateur où certains fonctionnaires sont devenus des opérateurs économiques.

 

La réaction du Vice-président du PIDS                                                                                                                                                           

Le Vice-président du PIDS, qui a pris la parole après Zou, ne s’est pas fait prier pour défendre les réformes constitutionnelles initiées par le leader de son parti, Daba Diawara, non moins Président du Comité d’experts chargé par la présidence de faire des propositions de révision institutionnelle. Il est allé même jusqu’à inviter le RPM d’IBK à soutenir les réformes en cours, qui, selon lui, vont dans le sens du renforcement de la démocratie malienne. 

 

Ali N. Diallo en guerre contre les réformes                                                                                                                        

            Le Pr Ali Nouhoum Diallo, qui a intervenu lors des assises du RPM, a laissé entendre que si  la constitution est adoptée  comme telle, elle consacrera l’autocratie des tsars russes. Comment laisser un Président de la République nommer les présidents d’autres institutions ? s’est-il interrogé, avant d’affirmer qu’il s’agit d’un recul par rapport aux avancées démocratiques de notre pays. Il a cité Daniel Tessougué, qui, selon lui pense que cette constitution n’est pas bonne. L’urgent pour le Pr Ali est l’organisation des échéances électorales de 2012 en commençant par l’élaboration d’un fichier électoral fiable. Son point de vue sur le fichier est partagé par IBK qui a affirmé, lors d’un point de presse qui a suivi la tenue du congrès de son parti, qu’il souhaite un fichier électoral fiable qui permettra d’organiser des élections dans les délais constitutionnels. Ce dernier constate que le temps nous est compté et qu’il y a lieu de prioriser l’élaboration de ce fichier. "L’essentiel au Mali est de créer le processus électoral dans la confiance. Il faut un fichier qui ne permettra pas la contestation des résultats électoraux" a-t-il ajouté.

 

Le monde pharmaceutique en rangs serrés contre l’injustice                                                                                                                                                                

            Les quatre structures qui composent le monde pharmaceutique (CNOPM, COJEP-Mali, AFEM et SYNAPO) ont décidé de serrer leurs rangs pour contrecarrer la décision de la Ministre de la Santé d’attribuer le site pharmaceutique à sa propre fille. Des divergences avaient apparu, au début, entre ces différentes structures sur la suite à donner aux agissements de la Ministre de la Santé, mais elles ont été très vite contenues. Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens a décidé de prendre les choses en main en convoquant une assemblée générale extraordinaire de tous les pharmaciens, le samedi prochain.

            Le Collectif des Jeunes Pharmaciens (COJEP-Mali), qui revendique 300 adhérents avait déjà initié un chronogramme d’actions à mener sur le terrain pour faire aboutir son combat contre l’injustice du chef du département de la santé. Cependant, ce programme va devoir être modifié au nom de l’unité du monde pharmaceutique contre Madeleine Bah qui a osé tordre le cou à la loi d’ouverture d’officine pharmaceutique en République du Mali pour faire plaisir à sa fille cadette. Toutes choses qui ont provoqué un véritable tollé dans les milieux sanitaires  

 

IIIè congrès ordinaire du RPM :                                                                                                                                                                                             

Le grand absent répond présent par SMS                                                                                                                                                           

            L’un des principaux lieutenants d’IBK a brillé par son absence aux assises des 23 et 24 juillet 2011 au CICB. Il s’agit de Bacari Pionnier. Les rumeurs laissaient entendre qu’il était sur le point d’aller en dissidence pour soutenir un prétendant à la magistrature suprême non moins parent de son épouse. Il n’en est rien, et c’est IBK lui-même qui est monté au créneau, lors de la cérémonie de clôture du congrès pour lire publiquement le petit message que Bacari Pionnier a envoyé par SMS. Il s’est engagé, dans ce message, à mener le combat politique aux côtés des autres responsables du parti  pour la conquête du pouvoir. Apparemment, il était en déplacement et a tenu à rappeler aux tisserands congressistes qu’il est de cœur avec eux. Il a convaincu ses camarades qui l’ont maintenu au poste de 3ème Vice Président du Bureau Politique National du RPM.

 

                                                                                                                                                                     

Le 3ème producteur d’Afrique fonce dans  la misère                                                                                                                                        

Lundi dernier, le cours de l’or avait atteint le record historique de 1617 Dollars l’once. Un pic qui prouve bien que le métal rapporte beaucoup de devises aux pays producteurs. Le Mali qui est 3ème producteur d’Afrique n’arrive pas à se sortir du gouffre financier dans lequel il est plongé. On ne sait plus pour qui l’or brille. C’est le silence radio partout, aucune structure étatique n’ose édifier la presse sur les ressources provenant de l’or. Il n’y a aucune lisibilité sur la gestion de l’argent provenant des mines. Certes, le comité ITIE du Mali a produit un rapport récent sur les flux financiers du secteur minier, mais ce document ne prend en compte que les données des années 2007 et 2008. La publication des données de 2009 et 2010 n’est pas pour demain, sauf si l’ITIE internationale basée à Londres décide de presser encore les autorités maliennes. En attendant, force est de reconnaître que les Maliens ont soif de la transparence dans l’industrie aurifère. Sadiola qui produit de l’or depuis plus d’une quinzaine d’années n’a pas de route bitumée le liant à Kayes et Kéniéba.  C’est SEMOS (Société d’Exploitation des Mines d’Or de Sadiola) qui est obligée de débourser, chaque année, des centaines de millions de FCFA pour l’entretien de la piste rouge Kayes-Sadiola afin que les matériels et les carburants de la mine puissent être acheminés dans les conditions minimales de sécurité. La même SEMOS se prépare d’ailleurs à débourser de l’argent pour faire venir l’électricité du barrage Manantaly dans la cité minière et stimuler la production industrielle. Dans tout ça l’Etat malien est absent et ne fait pratiquement rien pour les communautés riveraines des mines.

 

Congrès du RPM                                                                                                                                                                                                   

Les soucis d’IBK                                                                                                                                                                           

Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a tenu son 3ème congrès ordinaire, le week-end dernier au CICB. La cérémonie d’ouverture, présidée par Ibrahim Boubacar Keita, président du RPM  a regroupé les membres du bureau politique national, les délégués et observateurs des 57 sections, les représentants des partis amis ainsi que plusieurs invités.                                                                                         

 Il s’agissait pour les congressistes de se pencher sur un certain nombre de questions à savoir : la position du parti à moins d’un an d’échéances politiques majeures pour le Mali, une esquisse de bilan du parcours initié en juin 2001 et de voir si les ambitions du parti ont abouti.                                                             

Faisant l’analyse de la situation politique nationale, Ibrahim Boubacar Keita a déploré le manque total de confiance entre acteurs politiques et l’extrême fragilité, voire la volatilité et l’échec répété des tentatives de regroupement, d’alliance ou simple d’unité d’action                                                             

 S’interrogeant sur la question du fichier électoral, le président du PRM  a dit qu’aujourd’hui, la question n’est plus de savoir s’il faut un fichier issu du RACE, un fichier issu du RAVEC où  quel autre acronyme. Il s’agit de bâtir désormais un fichier électoral propre et incontestable, car accepté de l’ensemble des paris politiques et des forces vives de la nation.                                                                                                 

Parlant des préoccupations de l’heure, Ibrahim Boubacar Keita a dit que le monde a changé, le Mali a changé, alors la politique doit aussi changer. Nous devons pouvoir traduire ces changements à l’aune de nos valeurs de civilisation et conduire les changements avec tous, au profit de tous. Les sujets préoccupants du RPM  sont notamment l’Etat, l’école, la sécurité (dans toutes ses formes), nos relations internationales et notre prisme dans le monde.

 R.A.C.                                                                                                                   

La nouvelle génération prend ses responsabilités                                                                                                           

            La salle de cinéma Babemba a abrité samedi dernier, la cérémonie de lancement du Rassemblement pour les Actions Concrètes (RAC), en présence de l’ancien ministre de l’artisanat et du tourisme, N’Diaye Bah et non moins responsable du PDES et de nombreuses autres personnalités. Le RAC est un mouvement initié par des jeunes cadres, chefs d’entreprises, banquiers, opérateurs économiques, fonctionnaires, étudiants…En somme, il se veut un regroupement d’hommes et de femmes de conviction et d’actions dont le souci primordial est le devenir du Mali et la bonne gofernance. Le bureau est composé d’une trentaine de membres, dirigé par Racine Thiam, cadre à Orange Mali.                                                                                                                                                                               

            Les invités à cette cérémonie ont ainsi pu suivre des communications faites par les membres du RAC  sur  la vie de la nation à plus d’un titre. Le Dr Ousmane Diallo est intervenu sur la problématique de la santé au Mali, il a été suivi par Mamadou Habib Diallo qui a fait son exposé sur l’éducation, la formation et l’emploi. Quant à Alioune Yattassaye, il a axé sa présentation sur l’économie de notre pays. Dans son intervention, le président du Rassemblement pour les Actions Concrètes a déclaré : "c’est le moment, agissons vite, jeunes du Mali pour un changement positif de notre pays. Il est temps que la nouvelle génération prenne ses responsabilités pour un avenir meilleur. Il s’agit pour nous de ramener les jeunes à une vie de conscience".

 

 

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