Concertation sur les crises au sahel / L’initiative du Parena unanimement saluée

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Au cours du colloque organisé par le Parena, samedi et dimanche derniers, à l’hôtel de l’Amitié, nous avons tendu notre micro à plusieurs participants qui ont bien voulu s’exprimer sur ces concertations. Lesquelles  ont été unanimement félicitées.

* Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée  nationale / ‘’ Cette concertation est la bienvenue ‘’

Je pense que cette concertation est la bienvenue. Comme l’a dit le président Tiébilé Dramé, le gouvernement est chargé de gérer ce genre de question mais de plus en plus, je pense que l’ensemble de la Nation,   c’est à dire la société  civile, les  partis politiques, toutes les composantes de notre société  doivent agir pour arriver à bout de ce problème très grave, qui survient dans un monde globalisé. Il ne faut pas seulement se focaliser sur Aqmi. C’est un problème qui date de très longtemps, il  y a des difficultés économiques, des déficits démocratiques,  il va falloir donc discuter de tout ça.

* Bâ Boubacar Moussa, vice président de l’Union des forces de progrès de Mauritanie / ‘’ Le Parena nous a devancés ‘’

Nous pensons que c’est une heureuse initiative de la part du Parena. C’est une initiative que nous aurions dû prendre, les uns et les autres et le Parena nous a devancés. Vu l’urgence et l’importance des questions, il est important que nous puissions organiser une telle rencontre tous les ans.

* Chérif El Wazani, rédacteur en chef de Jeune Afrique /  ‘’ Une superbe opportunité ‘’

C’est une superbe opportunité que d’associer la classe politique et la société civile pour faire une évaluation des problèmes que pose l’une des régions les plus vastes du continent, le sahel et plus particulièrement le Nord-Mali. C’est une opportunité d’écouter les élus locaux et nationaux sur leurs déboires avec les salafistes, les narcotrafiquants, les bandes armées. Les confrontations de points de vue ont parfois été heurtées. Effectivement, les concertations entre la classe politique, les élus locaux et la société civile peuvent constituer une force de propositions.

*André Bourgeot, Directeur de recherche émérite au Cnrs / ‘’ Il y a eu effectivement une concertation ‘’

C’est une initiative très louable. J’ai entendu des propos très profonds, car la parole est beaucoup plus libérée.  Il y a eu effectivement une concertation dans la mesure où  il y a eu des propos différents tenus par les uns et les autres. Je suppose que c’est le genre de réunion qui diffère de l’Assemblée nationale et qui peut déboucher sur quelque chose qui peut se  structurer dans les différents pays de la sous région.

* Boubacar Issa Abdrahmane, chargé de mission de l’Oif / ‘’ Pour tracer les perspectives de retour de la paix ‘’

Les concertations sur la crise du sahel sont une très bonne initiative avec la participation des partis politiques, de la société civile et des élus locaux des pays du sahel. Cela permet à l’ensemble des acteurs d’échanger leurs points de vue pour tracer les perspectives du retour de la paix dans la région. C’est pourquoi, la Francophonie qui regroupe 175 Etats et gouvernements, a financé l’évènement. Née au Niger, dans un pays du sahel, l’Oif est très préoccupée par les problèmes de gouvernance, de paix et de sécurité dans ces pays.

* Saleh Kebzabo, président de l’Undr, chef de file de l’opposition, NDjaména /  ‘’ Ces concertations sont extrêmement nécessaires ‘’

Ces concertations sont une bonne initiative entreprise par un parti politique pour en rassembler d’autres et des sensibilités différentes pour discuter sur des questions aux dimensions internationales. Elles sont extrêmement nécessaires, car on s’est rendu compte qu’au Mali même, il n’y a pas eu des échanges sur le sujet. Le sahel ne se résume pas à l’Uemoa ou aux pays classiques. Il va de l’Océan atlantique à la mer rouge avec ses implications politico-religieuses. Il devient source de tensions aux dimensions mondiales avec le terrorisme qui s’incruste. Je salue cette initiative qui ouvre la porte à un dialogue régional sur une question qui interpelle tout le monde.

* Hashim Ismaïl, Chef de la délégation des Nations unies  / ‘’Je soutiens l’initiative de Tiébilé Dramé ‘’

Je pense que ce genre de concertation est très important.  C’est pour ça que les Nations unies et l’Union africaine sont ici. Les problèmes du sahel concernent le monde entier, en particulier, les Nations unies. Il faut des actions urgentes, car ce n’est pas un problème qui peut être résolu par un seul pays, mais  qui requiert l’adhésion de la région et du monde entier.  C’est pourquoi je soutiens l’initiative de M. Tiébilé Dramé. Au-delà de cette concertation, le plus important c’est de savoir ce que nous allons faire dans le futur.  Avant le retour des gens de Libye, le Mali avait fait des efforts pour résoudre le problème,  avec les touarègues,  entre autres. D’autres problèmes se sont ajoutés avec le retour des gens avec des armes et le trafic de drogue. La première chose est de voir comment  réhabiliter les gens qui sont revenus, la deuxième, dans quelles conditions  les gens pourront retourner en Libye et continuer à y gagner leur vie tout en  régularisant les relations entre la Libye et les autres pays. Mais, comment   développer la région du sahel ? C’est ça le problème au Mali.

* Mme Alida Jay Boye, conseillère  De l’ambassade de Norvège / ‘’ On est en train de parler librement ‘’

Face au constat de la participation des élus, des partis politiques, on peut dire qu’on est en train de faire face au problème dans un contexte démocratique. On est en train de parler librement sur les crises du sahel. On a abordé des thèmes importants et bien ciblés et il y a aussi la question des élections qui vont venir, on fait vraiment l’état des lieux. Concernant le sahel, on ne sait plus aujourd’hui quels sont les vrais leaders.

* Carol Mottet, Conseillère d’ambassade de Suisse / ‘’ C’est un espace ouvert et porteur ‘’

Ces concertations sont importantes, car l’évènement est rassembleur. Avec la participation des élus, des partis politiques et de la société civile, c’est un espace ouvert et porteur. Il permet de réfléchir sur les multiples facteurs qui créent des crises.

* Assarid Ag Imbarcaouane, député élu à Gao / ‘’ Nous allons poser un diagnostic ‘’

C’est très bien de faire des rencontres de ce genre. Nous allons poser le diagnostic. C’est sur cette base  que nous pourront donner des informations. Le problème est très sérieux et les autorités sont en train de le gérer. Ils  vont finir par trouver la solution, car, quoi qu’il en soit, le Malien est le Malien et il a toujours la conscience nationale.

* Mohamed Mahmoud Ag Hattabo dit Akliline, président du conseil de cercle d’Ansongo / ‘’La rencontre vient à point nommé ‘’

La rencontre est venue à point nommé.  Il  ya beaucoup de problèmes liés à la présence d’Aqmi chez nous, qui se développe, avec des enlèvements d’Occidentaux à Hombori, Tombouctou, avec les conséquences de la crise libyenne, le retour massif des jeunes qui étaient dans l’armée libyenne avec des   armements sophistiqués, donc des menaces sérieuses sur l’intégrité et la sécurité de notre pays. Des élus, des éléments de la société civile, des experts se retrouvent dans un cadre de discussion où tout le monde dira ce qu’il pense à propos des solutions et des vraies solutions pour   sortir de cette situation que nous connaissons  depuis presqu’une décennie.

* Fadimata Ratima, présidente du groupement des femmes nomades de Tombouctou / ‘’Les femmes ne  sont pas impliquées ‘’

Il faut faire ces concertations, c’est dans ces rencontres qu’on peut trouver les solutions aux problèmes. Il faut faire participer obligatoirement les femmes, car elles sont sensibilisatrices, mais elles ne sont pas impliquées.

* Fidel Toé, militant de l’Union pour la renaissance, parti sankariste ( chef de file de l’opposition au Burkina Faso) / ‘’ C’est une concertation édifiante ‘’

Cette concertation est édifiante. J’ai d’ailleurs eu à remercier le président et les militants du Parena qui ont réussi l’organisation de l’évènement. La salle était pleine d’élus, de conseillers, de femmes et de jeunes qui se sont exprimés avec une liberté de ton qui m’a beaucoup édifié.

* Ibrahim Ag Mohamed As Saleh, député élu à Bourem /  ‘’Le gouvernement laisse prospérer Aqmi et le narco-trafic ‘’

Cette concertation est magnifique. C’est aussi l’occasion de remercier le Parena qui a pris l’initiative de l’organiser sur le sahel, dont notre pays est le principal concerné. Les crises sont multiples, mais les plus à craindre ne sont pas les rébellions armées qui sont des revendications politiques de citoyens maliens et qui traduisent souvent de mauvaises manières de revendiquer, mais là que le bât blesse, c’est surtout Aqmi et le narco-trafic que le gouvernement laisse prospérer et qui ont rendu le pays ingouvernable.

* El Moussaoui El Ajlaoui, enseignant,  chercheur à l’Université Mohamed V, Souissi-Rabat / ‘’ Ça peut permettre de trouver des débuts de solutions ‘’

C’est une bonne initiative du Parena. Ça rentre dans le cadre de la nouvelle approche qui intègre les partis politiques, la société civile dans les questions sécuritaires. Ça peut permettre de trouver des débuts de solutions, car, il y a un problème de gouvernance. Rassembler les Maliens et les gens de sous région est une action bénéfique.

* N’Diawar Kanou, 1er vice président du  Gerdes / ’Une concertation en période d’insécurité totale dans le sahel  ‘’                                          

Cette concertation a une double importance. Elle survient d’abord en période d’insécurité totale dans la zone du sahel. Deuxièmement, il est important de signaler que pour la première fois, un parti politique a pris l’initiative d’inviter les partis, la société civile, les élus locaux et nationaux sur un problème d’importance régionale.

* Colonel Mohamed Abou Daffa, représentant de la présidence de la République du Niger / ‘’ Le Mali et le Niger ont la même approche ‘’

Les problèmes du Mali et du Niger sont pratiquement les mêmes, car nous avons un Nord identique et la même frontière. Comme on dit dans notre jargon, quand la barbe de ton voisin brûle, dépêche-toi de mettre de l’eau sur la tienne. En fait, le problème est plus grave au Mali, parce qu’il y a accumulation avec Al Qaïda, le narcotrafic et les bandes armées revenues de Libye. Nous sommes venus participer à ces concertations afin d’en tirer des leçons. Pour le principe, nos deux pays ont la même approche.

* Ibrahim Nomoa, conseiller principal cellule politique et institutionnelle de la présidence de la République du Niger /  ‘’Il faut unir nos forces ‘’

C’est la troisième fois que nous assistons à des rencontres de ce genre. Nous encourageons la dynamique sous régionale, car un seul pays ne peut gérer ces problèmes. Il faut donc unir nos forces pour vaincre ce fléau qui gangrène notre économie et notre développement.

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