Ambitions françaises au Nord du Mali : Les révélations de l’écrivain André Bourgeot sur la confusion à Kidal !
[caption id="attachment_175817" align="alignleft" width="344"]
Des soldats français en patrouille au sud de Tessalit, le 20 mars 2013.
REUTERS/[/caption] Le samedi dernier, M. André Bourgeot, écrivain français, a animé une conférence débats à l’espace Kora-films de Magnambougou. Le thème sur « les rébellions touareg : enjeux et perspectives ». Le conférencier a levé toute équivoque concernant la présence de l’armée française à Kidal et la position du MNLA. Signalons André Bourgeot, Directeur de Recherche émérite au CNRS (Centre National de la recherche Scientifique) et spécialiste du Mali. Pour le conférencier, M. André Bourgeot, il n’existe dans le monde aucun Etat humanitaire, chaque Etat agit selon ses intérêts… Pour lui, la France n’a pas agi pour chasser les terroristes sans intérêt. C’est ce qui explique la position de l’armée française à Kidal. Selon lui, il est plus facile d’avoir des alliances voire corrompre les groupes ethniques minoritaires ayant certaines revendications que de trouver un accord avec l’Etat. Le conférencier a rappelé que le MNLA avait été dérouté et dispersé par le MUJAO, mais il a fallu la présence de l’armée française pour que les responsables de ce mouvement se remettent sur scelle. En effet, si le peuple malien veut voir le dénouement de la situation qui prévaut à Kidal, il faudrait accorder à la France, la primauté de l’exploitation des gisements de l’ensemble des régions du nord du Mali. Il a ainsi rappelé que le nord renferme de nombreux gisements à savoir le pétrole à Taoudéni, le phosphate à Tilemsi, le manganèse à Kidal, entre autres. Il faut dire que le MNLA est en train d’être utilisé par la France comme un bouc-émissaire. Car si ce mouvement pouvait servir quelque chose notamment concernant la récupération des otages français, il l’aurait fait pour se rendre plus crédible. Dans cet ordre d’idées, à l’allure où vont les choses, les négociations entre le Mali et les groupes armés n’aboutiront pas à quelque chose de potable et risquent de durer plusieurs mois. C’est dire que la France aussi devrait dévoiler ses vraies ambitions au lieu de déclarer des propos comme « la France n’est ni pour ni contre le MNLA…il ne peut y avoir deux armées Maliennes à Kidal… » ou encore : « le Mali a recouvré son intégrité territoriale grâce à l’opération Serval ». Voilà des propos à dormir débout pour qui connaît la réalité du terrain à Kidal. Là où les ministres d’Etat ne sont pas libres de circuler, qui peut bluffer les citoyens maliens que l’intégrité territoriale est acquise ? Si les soi-disant djihadistes ont été chassés des lieux, cette fois-ci ce sont les vrais occupants qui ont pris le relai. Le MNLA est tout simplement une nébuleuse, un simple écran ne pouvant même pas formuler des revendications dignes de ce nom. Tout ce que savent ses responsables, c’est d’avoir de l’argent facile. Leur premier ennemi, c’est le travail. En clair, c’est avec la France, selon les propos du sieur Bourgeot, que les vraies négociations auront lieu. Car pour pouvoir contrôler Kidal, le gros du travail incombe aux politiques maliens. Autrement dit, il s’agit de récompenser l’effort de l’opération Serval par des contrats miniers en termes clairs. Dado Camara
Des soldats français en patrouille au sud de Tessalit, le 20 mars 2013.REUTERS/[/caption] Le samedi dernier, M. André Bourgeot, écrivain français, a animé une conférence débats à l’espace Kora-films de Magnambougou. Le thème sur « les rébellions touareg : enjeux et perspectives ». Le conférencier a levé toute équivoque concernant la présence de l’armée française à Kidal et la position du MNLA. Signalons André Bourgeot, Directeur de Recherche émérite au CNRS (Centre National de la recherche Scientifique) et spécialiste du Mali. Pour le conférencier, M. André Bourgeot, il n’existe dans le monde aucun Etat humanitaire, chaque Etat agit selon ses intérêts… Pour lui, la France n’a pas agi pour chasser les terroristes sans intérêt. C’est ce qui explique la position de l’armée française à Kidal. Selon lui, il est plus facile d’avoir des alliances voire corrompre les groupes ethniques minoritaires ayant certaines revendications que de trouver un accord avec l’Etat. Le conférencier a rappelé que le MNLA avait été dérouté et dispersé par le MUJAO, mais il a fallu la présence de l’armée française pour que les responsables de ce mouvement se remettent sur scelle. En effet, si le peuple malien veut voir le dénouement de la situation qui prévaut à Kidal, il faudrait accorder à la France, la primauté de l’exploitation des gisements de l’ensemble des régions du nord du Mali. Il a ainsi rappelé que le nord renferme de nombreux gisements à savoir le pétrole à Taoudéni, le phosphate à Tilemsi, le manganèse à Kidal, entre autres. Il faut dire que le MNLA est en train d’être utilisé par la France comme un bouc-émissaire. Car si ce mouvement pouvait servir quelque chose notamment concernant la récupération des otages français, il l’aurait fait pour se rendre plus crédible. Dans cet ordre d’idées, à l’allure où vont les choses, les négociations entre le Mali et les groupes armés n’aboutiront pas à quelque chose de potable et risquent de durer plusieurs mois. C’est dire que la France aussi devrait dévoiler ses vraies ambitions au lieu de déclarer des propos comme « la France n’est ni pour ni contre le MNLA…il ne peut y avoir deux armées Maliennes à Kidal… » ou encore : « le Mali a recouvré son intégrité territoriale grâce à l’opération Serval ». Voilà des propos à dormir débout pour qui connaît la réalité du terrain à Kidal. Là où les ministres d’Etat ne sont pas libres de circuler, qui peut bluffer les citoyens maliens que l’intégrité territoriale est acquise ? Si les soi-disant djihadistes ont été chassés des lieux, cette fois-ci ce sont les vrais occupants qui ont pris le relai. Le MNLA est tout simplement une nébuleuse, un simple écran ne pouvant même pas formuler des revendications dignes de ce nom. Tout ce que savent ses responsables, c’est d’avoir de l’argent facile. Leur premier ennemi, c’est le travail. En clair, c’est avec la France, selon les propos du sieur Bourgeot, que les vraies négociations auront lieu. Car pour pouvoir contrôler Kidal, le gros du travail incombe aux politiques maliens. Autrement dit, il s’agit de récompenser l’effort de l’opération Serval par des contrats miniers en termes clairs. Dado Camara
Mots clés:
Articles Similaires
La convention de Genève foulée au pied
L'Aube 18 Mai 2026 - 02:11 1
Sécurité au Sahel : le ministre burkinabè Mahamadou Sana en mission de travail à Bamako
1 Juin 2026 - 10:18 5
Défense nationale : Assimi Goïta s'affirme chef de guerre !
Aujourd'hui-Mali 9 Mai 2026 - 07:51 13
Armée : le Général de Brigade Daouda Traoré prend la tête de la Garde nationale
22 Mai 2026 - 08:54 9
-
vermenotRESEAU DES PARTENAIRES DE LA REGION DE KIDAL Siège social : Maison des associations Paris XV Tel 0677153358 Hommage aux journalistes lâchement tués près de KIDAL Le Réseau des Partenaires de la Région de KIDAL condamne l’acte barbare, inqualifiable, abject dont ont été victimes deux journalistes de RFI. Nous adressons nos condoléances aux familles ainsi qu’à la rédaction de RFI, les collègues et amis de ces talentueux journalistes. La liberté de la presse oblige au respect des journalistes qui sur le terrain, au quotidien, informent des situations politiques, dramatiques, des enjeux territoriaux, de ce qui se joue dans notre monde. Nous, citoyens, nous ne céderons jamais sur ce terrain de la démocratie et du droit à l’information. Ce qui se passe au Mali, au Nord de ce pays et dans l’ensemble du Sahel impose un regard multicausal face à ce conflit dont seuls les maliens et les populations sahéliennes disposent du droit à construire leur avenir comme ils le souhaitent, dans le cadre républicain et démocratique. C’est par la négociation politique, en donnant la parole aux citoyens de tout ce pays, aux jeunes et aux femmes, aux hommes qui attendent une vie sereine, épanouissante que seront élaborées les solutions propices à un retour à la paix. Dialogue et réconciliation obligent à un effort considérable de toutes les parties. Les coopérations décentralisées, les interventions de solidarité internationales, la diversité culturelle posent les modalités d’un développement humain de non ingérence et de transparence avec l’ensemble des populations et ses représentants politiques. L’efficacité de ces dispositifs reposent, de notre point de vue, sur l’appropriation des outils, de l’aide publique au développement et des programmes de relance des activités sociales, économiques, culturelles et environnementales par les maliens eux-mêmes. Cette condition devra être recherchée pour faire vivre le concept « il n’y pas de développement sans paix, il n’y a pas de paix sans développement ». Nous qui connaissons, comme d’autres partenaires et intervenants cette zone désertique, rendant les conditions de vie terriblement complexes, assurons que la grande majorité des populations touaregs s’opposent à la violence et ne peuvent en rien être confondus avec celles et ceux qui pourfendent décisions internationales de paix. Cette paix, véritable enjeu d’avenir « du vivre ensemble », trouvera son avènement dans une éducation ouverte à toutes et tous, par une mobilisation conséquente en vue de comprendre, participer et ce dans une démarche de citoyenneté active au service de l’intérêt général, dans un cadre désintéressé. La cohésion de la nation malienne doit s’opposer à toutes les inégalités, les exclusions, la violence, le fondamentalisme et contribuer à une vie harmonieuse de toutes les communautés. Pour leur part, les partenaires maliens et touaregs ont à cœur de relever ces défis ! Nous, Réseau des Partenaires de la Région de KIDAL contribueront activement, avec l’école de la Paix de Grenoble et nos autres partenaires à cette noble cause universelle qu’est la PAIX. Nous poursuivrons nos efforts auprès des populations maliennes et en particulier auprès de celles de la région de KIDAL comme nous le faisons depuis plusieurs années. Paris le 4 novembre 2013 CONTACT : JD VERMENOT – G BAGAYOKO TEL 067715335813 ansRépondreLike (0) -
Vérité crueJ'ai beaucoup d'estime pour Bourgeot, mais mon avis il n'a rien dit de nouveau! Aminata Dramane Traoré a dit cela au moment de l'intervention des troupes françaises conséquences on refuse de lui donner le visa de l'espace schègenne!13 ansRépondreLike (0) -
NFPAttention à la supercherie! Ce dado Camara sans scrupules et sans dignité de journaliste EST EN TRAIN DE NOUS MANIPULER! Allez lire la retranscription (la vraie!) de l'interview sur malijournal.com, et vous verrez que Camara A TOTALEMENT MOFIFIE LES PROPOS! Ce journaliste devrait être radié de la presse! Il nous "promène" complètement! Il a totalement transformé les propos "à sa propre sauce"!13 ansRépondreLike (0)-
NFPPS: Même si je n'ai aucune sympathie pour Bourgeot et pour ses théories toutes faites bien souvent!13 ansLike (0)
-
-
SuperdupontA mon sens le journaliste a interprété librement la pensée de Monsieur Bourgeot. http://www.lemonde.fr/afrique/chat/2013/01/15/pourquoi-la-france-intervient-elle-au-mali_1817236_3212.html En janvier il déclarait : "matL : Quels sont les enjeux stratégiques majeurs que présente le Mali, non seulement pour la France mais pour la région entière ? Les enjeux sur les ressources extractives, à savoir notamment le pétrole et le gaz sur le site de Taoudenni qui se trouve à cheval sur trois pays, Mauritanie, Mali et Algérie. Ensuite, l'uranium puisqu'il en a été découvert dans l'Adar des Iforas. Mais ces trois ressources extractives ne sont pas encore en état d'exploitation. En revanche, le Mali est le troisième producteur d'or sur le continent africain. Ce sont là les enjeux géostragégiques." Bref un journaliste qui mélange le vrai et le faux :( , il est connu que certaine ressources minières malienne sont difficile d'exploitation. Malgré tout il désapprouve la place occupée par le MNLA.13 ansRépondreLike (0) -
soloCe qui arrive aujourd'hui est la conséquence du comportement des politiques maliens On ne confie pas la gestion des biens de famille à ses fils indignes ! les maliens auront que leurs yeux pour pleurer13 ansRépondreLike (0)-
Yadupour"Fils indignes" !...?? Le Malien éduque-t-il son enfant? Les enfants sont élevés comme des animaux ( manger, boire, jouer et dormir,..) sans se soucier de son éducation. Envoyer son enfant a l'école n'est pas éduquer son enfant. L'Education incombe à la famille toute entière (grands parents, parents, oncles et tantes) ! L'éducation de l'enfant à laisser place à la recherche de l'argent, l'argent , l'argent!!! L' Éducation consiste à inculquer à son enfant des valeurs morales, religieuses, sociétales. Il ne faut pas toujours rejeter la faute à autrui ! Rebelles, criminels, voyous, contrebandiers, trafiquants sont tous nos enfants !! Il faut faire son propre examen de conscience et reconnaître sa part de responsabilité. Je me répète : j'avais prévenu en 2004, que le Mali sera pire que la crise qu'a connu l'Algerie dans les années 1994... Réponses reçues : "cela n'arrivera jamais au Mali". "Ce qui arrive en Côté d'Ivoire n'arrivera jamais au Mali ..! Il n'est jamais trop tard d'agir.13 ansLike (0) -
blanche merderemarque juste...13 ansLike (0)
-
-
skTout cela est vrai: "Il n'existe pas d'état humanitaire, chaque pays agit selon ses intérêts"; "L'opération SERVAL a coûté très cher aux contribuables français"; "Le Nord du Mali recèle d'importants ressources minières, comme le pétrole, les phosphates et le manganaise"; "La France doit être privillégiée dans l'exploitation des ressources du Nord Mali". Toutefois, c'est un fait, un pays n'a pas le droit de brader ses ressources, d'autant plus que sa population croupît massivement dans la misère. Il faut donc agir au mieux dans l'intérêt du Mali et de la France, comme cela a toujours été le cas.13 ansRépondreLike (0)