Seconde édition de Fila Ni Kele : Les marchés de Bamako vont une nouvelle fois accueillir les danseurs contemporains d’horizons divers

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Après le franc succès que la première édition du festival de danse contemporaine dans les marchés de Bamako a connu, festival «Fila Ni Kele» (Un et Deux), l’Association «Don Sen Folo» a déjà programmé la seconde édition. La  révélation a été faite lundi dernier (3 octobre 2022) lors d’un point de presse animé en présence des artistes venus de par le monde.

Donner la place aux jeunes danseurs contemporains la place qu’il mérite et faire valoir leur rôle et leur importance dans la société ! Tel est l’objectif visé par l’Association Don Sen Folo à travers le festival Fila Ni Kele Il s’agit également de rendre accessible la danse contemporaine aux citoyens lambda qui n’ont ni le temps ni le moyen financier pour assister à un spectacle dans une salle du pays.

Cette seconde édition va offrir aux danseurs contemporains en herbe des espaces de collaboration avec des artistes venus de différents pays afin de mettre en place une idée commune dans un espace qui est un point de rencontre par excellence.  Ensemble, ils vont créer  des spectacles pour attirer le regard de ceux qui fréquentent les marchés (marchands, clients, simples passants…).

En perspective, il s’agit d’offrir des outils et des moyens aux artistes africains pour imaginer des créations dans lesquelles l’accès à la culture pour tous est une évidence et dans lesquelles la production artistique questionne et est questionnée au quotidien par un dialogue entre l’artiste et la population, l’œuvre et la société.

Pour l’initiateur du projet, Lassina Koné (danseur chorégraphe, Directeur artistique de l’association Don Sen Folo), «l’idée est avant tout de se poser la question de savoir comment forger l’artiste citoyen, un artiste qui rend compte de son environnement, de son territoire…». C’est une opportunité de travailler le cœur de sa société et de créer avec sa communauté des occasions de communion culturelle, artistique, spirituelle…

«Fila Ni Kele est une autre manière de venir à la rencontre de la population, des citoyens lambdas qui, dans notre pays, ne  savent pas ce que sait que la danse contemporaine. C’est donc une occasion pour les artistes danseurs contemporains, qui mènent des carrières artistiques en dehors du pays, de découvrir cet environnement bamakois, de s’y familiariser et de communiquer sans pour autant faire usage de parole». C’est naturellement «un défi de taille» pour la plupart de ces artistes qui n’ont toujours donné des spectacles que dans des salles.

Ils seront donc obligés de se conformer à un tel espace que sont nos marchés. Pour cette deuxième édition les danseurs contemporains sont du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Ouganda, du Rwanda et du Togo.

Le projet Fila Ni Kele est soutenu par la fondation DOEN, l’ambassade de Luxembourg, le Réseau KYA, le festival sur le Niger à travers son programme AWA, l’Auberge Djamila et l’association Founou Founou, une fédération d’associations artistiques composée de: Don Sen Folo, Awn Jigi Art, Yamarou photo et Arts des marionnettes, musique clown et danse dans nos rue (AMMCDR).

Sory Diakité

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