BIDC et GIABA : la CEDEAO maintient l’AES dans ses institutions clés
Réunis à Abuja, ce dimanche 14 décembre, les chefs d’État de la CEDEAO ont, pour ainsi dire, enterré la hache de guerre avec l’Alliance des États du Sahel (AES).
Au moins quatre points du communiqué final de la conférence portent sur les relations entre la CEDEAO et l’AES. Fait notable, le communiqué mentionne explicitement l’« AES », une première dans une conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.
La 68ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO a ainsi décidé de maintenir les liens avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger au sein de deux institutions spécialisées : la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), opérationnelle depuis 2004 et basée à Lomé, et le GIABA (Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest), basé à Dakar et fort de 25 ans d’expérience.
« La Conférence approuve la résolution du Conseil des gouverneurs de la BIDC relative à la poursuite de la participation des pays de l’AES à la Banque en tant que membres non régionaux », peut-on lire dans le communiqué final. Elle a également approuvé la proposition visant à maintenir, au sein de la BIDC, le personnel ressortissant des pays de l’AES.
Selon la CEDEAO, les pays de l’AES ont sollicité leur adhésion au GIABA. Une demande acceptée avec l’octroi du « statut de membres non-CEDEAO du GIABA ». En contrepartie, l’organisation sous régionale exige un « fort engagement politique à mettre en œuvre l’ensemble des obligations requises des membres du GIABA ». Cet engagement inclut notamment « la correction des lacunes identifiées dans leurs cadres de lutte contre le blanchiment de capitaux ».
8 milliards de FCFA contre le terrorisme
Dans le cadre d’une « collaboration efficace et renforcée » dans la lutte contre le terrorisme, la CEDEAO exhorte ses États membres à maintenir le dialogue avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger. À cet effet, la Conférence a instruit le président de la Commission de mettre d’urgence à la disposition de cinq États membres — le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Togo — la somme de 2,85 millions de dollars, soit une enveloppe globale d’environ 8 milliards de FCFA, provenant du Fonds régional de sécurité. Ce financement sera accordé sous réserve de l’examen des plans d’action soumis.
Autre mesure antiterroriste : la Conférence a également instruit la Commission de prendre des mesures urgentes afin de rendre opérationnelle la Brigade régionale de lutte contre le terrorisme. Elle souhaite par ailleurs la convocation, en urgence, d’une réunion du Comité des chefs des services de renseignement, y compris ceux des États voisins, en vue d’accélérer la mise en place effective de ladite Brigade.
Mamadou TOGOLA/maliweb.net
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KinguirankeFanga tu as raison car le verite tres amère est que la CEDEAO des peuples de Yakubu Gowon, Moussa Traore, Gnassingbe Eyadema, Mathieu Kerekou, etc. est devenue la FRANCEDEAO des princes du jour ou les sous-préfets de Paris et l'Union Africaine qui ne peut meme pas financer son budget annuel (dixit Paul Kagame) est devenue une coquille tres vide dirigée aujourd'hui par un tres sale nègre de salon pour la Metropole!6 moisRépondreLike (0) -
NfpSi personne aujourd'hui ne prend l’AES au sérieux sur la scène internationale (y comprissur le continent), ce n’est certainement pas un hasard : Cette entité fantoche ne pèse ABSOLUMENT RIEN, ni politiquement, ni diplomatiquement, ni économiquement ! Autant dire en résumé qu’elle N’EXISTE PAS, à part peut-être dans le cerveau atrophié des derniers quelques pro-putshistes, de plus en plus rares Dieu merci6 moisRépondreLike (1)-
KinguirankeLes chiens aboient mais la caravane passe!6 moisLike (0)
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KinguirankeLa CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest) a été créée par un traité signé par les chefs d'État de 15 pays ouest-africains le 28 mai 1975 à Lagos, au Nigéria, et non par référendum populaire ; c'est une organisation intergouvernementale où les décisions sont prises par ses dirigeants. Création : Les 15 chefs d'État fondateurs ont signé le Traité de Lagos pour former cette communauté économique et politique.6 moisRépondreLike (0) -
KinguirankeFanga, tu sais que la CEDEAO n'a ete créée par les généraux Yakubu Gowon, Moussa Traore, Eyadema, Kerekou, Kountche, etc. par un referendum, alors sortir de la CEDEAO ne demande pas un referendum! De meme que l'Union Africaine, toutes les structures ont ete créées par des chefs d’état et pas par referendum! Je sais que nous avons des sales nègres de service pour la Metropole parmi nous qui n'ont aucune confiance en eux-memes et se plaisent tres bien en esclaves de leurs maîtres Blancs mais c'est aux peuples Saheliens de resister et de ne pas donner la main a leurs bourreaux ecerveles au service de la tres maudite France!6 moisRépondreLike (0)-
FangaD'accord. La CEDEAO et l'Union africaine n'ont pas été approuvées par référendum par les peuples africains. Elles ne sont pas appropriées par les peuples africains, mais par les étrangers occidentaux qui sont les seuls à les connaître et influer sur leurs fonctionnements. C'est pourquoi ces deux organisations ne valent aujourd'hui rien pour la libération et le développement de l'Afrique. / Le sens de mon intervention est justement de prendre conscience du fait que l'AES doit absolument éviter cette faute. Les textes fondateurs de l'AES doivent être validés par les peuples par référendum pour contribuer à rendre solide et irréversible cette nouvelle construction politique véritablement africaine. / Par ailleurs, gardons toujours à l'esprit que l'OUA devenue l'UA et la CEDEAO étaient lors de leurs créations des organisations présentées comme panafricanistes et anti-impérialistes. Les Occidentaux ont été patients et ont finalement réussi en quelques décennies à détourner ces deux organisations africaines de leurs objectifs initiaux pour les transformer en des machines de guerre occidentales contre les peuples africains. L'exemple récent du Bénin dans lequel la France a en quelques heures pris le contrôle de la CEDEAO pour attaquer une partie de l'armée nationale béninoise est riche d'enseignement. Les Occidentaux seront patients et travailleront sur le cas de l'AES. Il faut, de notre côté, dès maintenant trouver les moyens juridiques et institutionnels pour faire en sorte que l'AES ne puisse jamais être affaiblie ou détournée de ses objectifs pour servir des intérêts étrangers.6 moisLike (0)
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KinguirankeFanga je conprend ta crainte mais c" est aux peuples Saheliens de l'AES de rester debout et vigilant. Car si après tant de souffrance, d' embragos illegaux, inhumains et illegitimes avec fermetures des frontières et coupure d" electrite aux hopitaux et aux maternites nous allons tout oublier et nous remettre entre les mains de la FRANCEDEAO alors nous sommes des peuples maudits a jamais. Notre AES est une AES des peuples Saheliens. Nous allons bientot vers la Federation de l'AES!6 moisRépondreLike (0)-
FangaKinguiranke, le chemin des trois pays de l'AES concernant la CEDEAO est mauvais. On risque donc de tomber un jour dans l'abîme. / Les pays de la CEDEAO et les pays occidentaux impérialistes vont continuer de brutaliser et de torturer les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger sur les plans économique et sécuritaire en activant le terrorisme, surtout avec la perte de la guerre sur leur front européen et le recyclage en Afrique des soldats mercenaires ukrainiens. / Des nouveaux régimes pourraient dans quelques petites années surgir dans le Sahel sur fond de difficultés. Des nouveaux peuples sahéliens, plus dociles et favorables aux Occidentaux, pourraient être mis en avant par les nouveaux régimes. Ça a toujours été ainsi dans l'histoire. / C'est pourquoi je crois qu'il essentiel de bien faire les choses dans l'AES. Il faut poser des fondations solides. Il faut se retirer totalement de la CEDEAO et couper les ponts pour laisser mourir cette organisation devenue indigne. / Il faut ensuite dans l'AES organiser rapidement un référendum simultanément sur le territoire du BF, du ML et du NE pour faire approuver par le peuple par référendum les nouveaux textes de la construction politique commune à nos trois pays. Ça sera un pas important dans l'irréversibilité de l'AES. / Les choses évoluent très rapidement en Afrique, souvent dans le mauvais sens. Un nouveau régime ne doit pas pouvoir venir défaire facilement ce qui a été fait difficilement par nos trois peuples. Le référendum contribue à la solidité de l'édifice AES et à la dépersonnalisation de l'AES trop présentée comme une confédération de militaires putschistes soutenues par la Russie. D'ailleurs, je ne sais pas s'il aurait été possible au Burkina Faso, au Mali et au Niger de se retirer formellement de la CEDEAO par des simples déclarations si le traité de cette organisation avait été approuvé par nos peuples par référendum.6 moisLike (0)
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FangaMoi, j'ai toujours dit concernant la CEDEAO que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont commis une faute grave qui pourrait leur être fatal un jour. / La stratégie des trois pays consistant à faire négocier l'AES et la CEDEAO comme blocs est mauvaise. Elle échouera à mon avis et conduirait alors à la réintégration dans la CEDEAO des trois pays. / L'AES est trop fragile politiquement et économiquement. Un simple coup d'Etat impérialiste, dans quelques mois ou années, entraînera immédiatement une demande de réintégration du pays concerné dans la CEDEAO et la dévitalisation de l'AES. Ce sont les trois pays de l'AES, eux-mêmes, qui promeuvent ce scenario en refusant de couper complètement les ponts avec la CEDEAO. Par exemple, dans son dernier communiqué final d'hier, la CEDEAO, organisation de mendiants des Occidentaux, "a également approuvé le maintien des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) au sein de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO en tant que membres non régionaux". / Encore une fois, pour la CEDEAO, le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont toujours membres. Ils n'attendent que leur(s) coup(s) d'Etat dans l'AES pour changer un ou plusieurs régimes. Paradoxalement, ce sont les pays de l'AES qui contribuent à maintenir en vie la CEDEAO par cette politique de négociation de bloc à bloc qui à long terme ne pourra pas être favorables au BF, au ML et au NE. / Je crois que la bonne politique pour l'AES est de se retirer totalement de toutes les structures de la CEDEAO, de couper complètement les ponts avec cette organisation, puis de négocier bilatéralement avec les États de la CEDEAO qui ne sont pas membres de l'UEMOA. C'est en divisant la CEDEAO jusqu'à la faire disparaître que l'AES pourra être une construction viable à long terme, et non en renforçant la CEDEAO comme bloc avec lequel conclure des accords.6 moisRépondreLike (0)