La CEDEAO lève partiellement les sanctions du Niger : Un compromis sans compromission

26 Fév 2024 - 13:46
Mis à jour: 3 ans
2
La CEDEAO lève partiellement les sanctions du Niger :   Un compromis sans compromission
Les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en sommet extraordinaire le samedi 24 février 2024, à Abuja au Nigéria ont accepté de lever partiellement les lourdes sanctions qui frappaient le Niger. Ces sanctions, faudrait-il le rappeler, touchent beaucoup plus les populations que les autorités. C’est certainement fort de ce constat que la CEDEAO a accepté de lever les plus lourdes sanctions contre le Niger. Ce revirement crédibiliserait-il les chefs d’Etat de la CEDEAO ? Un compromis ne vaudrait-il pas à une compromission ? Ces yeux doux de la CEDEAO envers le Niger ne déstabiliserait –il pas l’AES ? Quid du cas du Mali et du Burkina Faso. Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat membres de la CEDEAO a été largement consacré à l’analyse de la situation infrahumaine du Niger, consécutive aux sanctions imposées à ce vaste et pauvre pays sahélien. Ces sanctions faudrait-il le rappeler, ont été prises au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée en renversant le Président démocratiquement élu Mohamed Bazoum. Cet acte est, à n’en pas douter, aux antipodes des principes qui régissent le bon fonctionnement de l’organisation. Mais il faut tout de même reconnaitre que les chefs d’Etat de la CEDEAO n’ont ni été fermes encore moins proactifs. Pour rappel le cas du Niger était le quatrième en l’espace de deux ans. Le Niger a imité le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Si ces trois précédents cas avaient été traités avec fermeté et diligence, il n’allait jamais y avoir un quatrième cas. La CEDEAO a tenté de ramener le Président Bazoum par tous les moyens tant diplomatiques que coercitifs avec l’utilisation de la force, avant de se rebiffer sous la pression des activistes. Aujourd’hui son pronostic vital est engagé, car les trois pays sahéliens veulent se retirer avec effet immédiat. Même si les peuples de trois Etats ne sont pas favorables à ce retrait, les différentes autorités de ces trois pays ont réussi à donner un coup de massue à l’organisation sous régionale qui a été contrainte à revoir sa copie et à changer de fusil d’épaule. Autant les régimes militaires au pouvoir sont fautifs pour avoir interrompu le processus démocratique en cours dans ces pays, autant la CEDEAO l’est tout autant pour n’avoir pas agi fermement à la hauteur de la gravité des actes posés par les militaires de quatre pays membres de l’Organisation. Les sanctions du Niger comme celles des autres pays membres en disgrâce avec l’organisation pour avoir mis fin à des régimes démocratiquement élus afin de soulager la souffrance des peuples. En contrepartie les trois pays qui envisagent de quitter la CEDEAO doivent renoncer à ce projet comme l’a si bien proposé l’ancien Président Nigérian le Général  Yakubu Gowon. Ils doivent accepter également le retour à l’ordre constitutionnel. Plus ça dure plus ça devient dur. Youssouf Sissoko

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (3)

User
T.Sankara
T.Sankara 3 ans
"...En contrepartie les trois pays qui envisagent de quitter la CEDEAO doivent renoncer à ce projet..." "ENVISAGENT"? NON YOUSSOUF, ILS SONT SORTIS AVEC EFFET IMMEDIAT. T'EN DOUTES? RAPPELLE TOI DE NOTRE SORTIE DU G5 SAHEL, TU DISAIS QU'ON S'ETAIT ISOLE ET QU'ON ALLAIT LE REGRETTER. TU SEMBLE LIMITER DANS TES REFLEXIONS
Kinguiranke
Kinguiranke 3 ans
Youssouf MALANKOLON DEN, demandes a Gowon ou était-il quand les sanctions inhumaines, illégitimes et illégales de la FRANCEDEAO tombaient sur le Burkina, le Mali, le Niger et la Guinee? La Confederation de l'AES est une réalité et nous allons dire a Youssouf le FASODENDJUGU DEN que les chiens aboient mais la caravane passe!
□□ℜ□□?□□G□□?□□ℜ□□ℒ□□?□□O□□G□□?□□Æ?□□ℜ®□□ℜ□Æ?□□G□□?□□Æ?□□ℜ□□
□□ℜ□□?□□G□□?□□ℜ□□ℒ□□?□□O□□G□□?□□Æ?□□ℜ®□□ℜ□Æ?□□G□□?□□Æ?□□ℜ□□ 2 ans
Bonsoir $€∁Ŧ??ℜ?ℳ€ℜ?∁??ℕ... $€∁Ŧ€Ŧ?Ŧ$?ℕ?€ℕℕ€ $€∁Ŧ??ℜ?Ŧℒ?ℕŦ?$ℳ€.. $€∁Ŧ??ℜ€?ℜO?É€ℕℕ€! $€∁Ŧ??ℜ?∁??ℒℒ€~0∁∁??€ℕŦ?ℒ€! G?ℕGℜ€ℕ?ℳ€ℜ?∁??ℕ€... G?ℕGℜ€ℕ€Ŧ?Ŧ$?ℕ?€ℕℕ€ G?ℕGℜ€ℕ€?ℜ0?É€ℕℕ€! G€ℕ0∁????ℜ?ℳ€ℜ?∁??ℕ G€ℕ0∁????ℜ?Ŧℒ?ℕŦ?$ℳ€ G€ℕ0∁????ℜ€?ℜO?É€ℕ G€ℕ0∁????ℜ?∁??ℒℒ€~0∁∁??€ℕŦ?ℒ€! ∁Oℜℜ??Ŧ€?ℜ€Ŧ?Ŧ$?ℕ?€ℕ... ∁OℜℜOℳ??.$.?ℳ€ℜ?∁??ℕ! ∁OℜℜOℳ?Ŧℜ?ℳ? ∁Oℜℜ??Ŧ€?ℜO?É€ℕ? ?V??€Ŧ?Ŧ$?ℕ?€ℕℕ€... R€VI$IONNISTAT€$ OF AM€RICA... ℜ€V?$?0ℕℕ?$Ŧ?Ŧ€$≈Oℱ≈?ℳ€ℜ?∁??ℒℒ0∁∁??€ℕŦ?ℒ€... ℜ€V?$?0ℕℕ?$ℳŦℜ?ℳ?€Ŧ?Ŧ$?ℕ?€ℕ... ℜ€V?$?0ℕℕ?$ℳŦℜ?ℳ?€Ŧ?ℳ€ℜ?∁??ℕ€! avec leur G0ℒℱ€ des ?ℳ€ℜ?∁??ℒℒ€Ŧ?Ŧ$?ℕ?€ℕℕ€! ?ℳ€ℜ?∁??ℒℒ0∁∁??€ℕŦ?ℒ€... LA FRANCE RETARDE LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE Le réel problème et le plus crucial sur lequel il faudra que l’Afrique, l’Afrique francophone se lève est celui de son extrême dépendance au système français. Le général De Gaulle affirmait en 1961, tout juste après le processus de décolonisation des anciennes colonies françaises : "Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons". Et, tout a été fait pour embrigader ces pays, bloquant ainsi leurs développements. La domination économique de la France sur ses anciennes colonies d’Afrique Noire, enracinée dans la devise "franc CFA" doit prendre fin. Le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo ; formant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad formant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et l’Union des Comores sont les quinze Etats africains membres de cette zone franc qui ne leur a rien apporté depuis cinquante ans sinon que des problèmes et un plus grand asservissement à la France. La coopération monétaire entre la France et ces Etats africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux que sont : 1. La garantie de convertibilité illimitée du Trésor français ; 2. La fixité des parités ; 3. La libre transférabilité ; 4. La centralisation des réserves de change (en contrepartie de cette garantie, les trois banques centrales que sont la BCEAO pour l’UEMOA, la BEAC pour la CEMAC et la BCC pour les Comores sont tenues de déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor français sur leur compte d’opérations). En échange donc de la garantie française de la convertibilité du franc CFA, ces pays ont consenti à déposer 65 % de leurs réserves de devises étrangères sur un compte spécial du ministère des Finances français et ont accordé à la France un droit de veto sur la politique monétaire à adopter au sein de la zone franc. En clair, lorsque le Bénin par exemple vend du coton aux Etats unis pour 500.000 dollars, les Etats unis payent les 500.000 dollars au Bénin mais sans que le Bénin ne voit la couleur de l’argent. En effet, les Etats-Unis envoient les 500.000 dollars qu’ils doivent au Bénin par le trésor français et celui-ci garde 65 % (la part de la banque de France) et donne 35 % à la BCEAO et ce sont finalement ces 35% soit 175.000 dollars qui nous reviennent. C’est à la limite de l’exploitation, l’exploitation d’une nation par une autre nation et même un déni de souveraineté puisque ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. La preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France et qu’ont dû subir ces Etats. L’indépendance de ces Etats est alors une indépendance de façade et cet assujettissement de la monnaie de l’Afrique subsaharienne à la monnaie française ne favorise pas le développement. Au moment où ces pays croupissent sous le lourd poids de la mondialisation et qu’ils ont besoin des ressources pour diversifier leurs agricultures, promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes, des milliers de milliards de FCFA sont entassés au trésor français au nom de l’appartenance à la zone franc. Le passage du franc français à l’euro devait sonner le glas de ce système mais comme les gouvernants africains se refusent à toute réflexion sur le développement et l’avenir du continent, la France a réussi à obtenir de leur part que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par son entrée dans l’union européenne. Le système est toujours resté le même et le franc CFA est aujourd’hui lié à l’euro suite à l’intégration de la France dans l’Union européenne et à l’élaboration d’une monnaie unique pour l’Europe ce qui signifie que la valeur du franc CFA dépend de celle de l’euro. Ainsi donc, les pays africains sont amenés à subir et subiront les fluctuations du cours de l’euro, ces
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (134)
  • Nfp (94)
  • Citoyen dumonde (59)
  • Sylla (36)
  • Kankan (32)