Mali : La Cédéao exige le respect du calendrier électoral et la dissolution du CNSP

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Le 58ème Sommet ordinaire de la conférence des Chef d’Etats  et gouvernement de la Cédéao tenue, le 23 janvier dernier,  par visioconférence  a exigé aux autorités de la transition malienne  «le respect du calendrier électoral et la dissolution du comité national pour le salut du Peuple ».

-maliweb.net – Le médiateur désigné par les Chef d’Etats de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le nigérian Goodluck Jonathan, a  fait  le point de la mission effectuée  le 11 janvier dernier à Bamako  lors du 58ème Sommet virtuel de l’Organisation Ouest africaine. Ainsi, les dirigeants de la Cédéao ont pris des engagements fermes  par rapport à la gestion de transition au Mali après avoir écouté avec attention  le déroulé de la mise en place de la feuille du Président, Bah N’Daw.

Il nous revient qu’avec une seule  voix et un ton ferme, les chefs d’Etats de la Cédéao  ont rappelé  aux autorités maliennes le respect de leurs engagements. Lesquels,  faut-il  rappeler,  sont relatifs au respect scrupuleux de la feuille de route et du calendrier de la mise en place de tous les organes de la transition ainsi que  la dissolution du Comité national pour le salut Peuple.

Même si les dirigeants de la Cédéao ont salué la mise en place des trois organes de la transition, ils ont émis des réserves sur le respect du calendrier électoral lequel peine à voir le jour tant les contradictions sur la relecture des textes électoraux font rage entre la société civile, la classe politique et le Ministère en charge des élections. Le M5-RFP dénonce une tentative non inclusive de la relecture des textes électoraux devant organiser les élections prochaines.

Pour la Cédéao, les élections doivent  se tenir  sur l’ensemble du territoire malien  au terme de la transition, dont la durée est de 14 mois.  L’organisation ouest africaine  met en garde les autorités maliennes contre  toute  tentation d’empêcher ce processus.  C’est pourquoi elle  a  exigé « la dissolution immédiate CNSP ».  Il faut rappeler que la dissolution de  cette organisation militaire qui a renversé le 18 août 2020 le régime de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keïta  est inscrite dans la charte de transition  lequel stipule  que   « le CNSP est sera dissout après la mise en place des organes de transition ».

Plusieurs mois  après l’adoption  de la charte, suivie de la nomination du  président  de la transition,  la formation  gouvernement  et  du conseil national de la transition,  les autorités peinent à dissoudre le CNSP.  Jusqu’à ce jour aucun acte officiel  n’est pris  pour annoncer  sa dissolution. Les militaires  qui composent le CNSP sont  tous nommés  à  des postes de responsabilité dans les organes de transition et  leur ombre continue  à planer sur les grandes décisions prises   par l’exécutif Malien.

Ce qui attise la colère de la classe politique  et d’autres observateurs de la situation au Mali. Ils dénoncent  une militarisation à outrance de la transition, et beaucoup ont eu l’occasion d’exprimer ce problème en présence du médiateur de la Cédeao et récemment devant le secrétaire général adjoint de l’organisation des Nations Unies, Jean Pierre Lacroix.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. Que ces chefs de la CDEAO continuent à enfourcher leurs tiges de mil ! Que ces apatrides d’ acteurs politiques continuent de se plaindre ! ! Les chiens aboient la caravane passe !

  2. Le peuple souverain du malien qui décidera de l’agenda pour son avenir, et de la dissolution du coup pas la Cédéao, ni la minusma.

    Rien ne peut remplacé un peuple souverain😁😁😁 il y a un proverbe malien qui dit que la chèvre n’arrive pas à couvrir ces fesses avec sa queue, comment la partagé avec une autre, c’est le cas de cette institution.😜😜

    Aucune nation ne peut rester sous la domination des autres😎

    que cette institution arrive à s’auto financer d’abord, d’essayer d’ imposé la politique de ces bailleurs occidentaux au peuple malien. 🤡🤡

    C est le peuple souverain du malien qui décidera de l’agenda pour son avenir, et de la dissolution du coup pas la Cédéao, ni la minusma.

    Nous ne cédérons pas aux intimidations de ceux qui ont pris des armes pour venir tue nos population, violé notre souveraineté, et piller nos Richesses.

  3. La Cédéao, Ha Cédéao 😁😁😁 il y a un proverbe malien qui dit que la chèvre n’arrive pas à couvrir ces fesses avec sa queue, comment la partagé avec une autre, c’est le cas de cette institution.😜😜

    Aucune nation ne peut rester sous la domination des autres😎

    , que cette institution arrive à s’auto financer d’abord, elle ne peut pas imposé la politique de ces bailleurs occidentaux au peuple malien. 🤡🤡
    C est le peuple souverain qui décidera de l’agenda, et de la dissolution pas la Cédéao, ni la minusma

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