Opération Barkhane: Actualités des opérations

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SITUATION MILITAIRE DU THÉÂTRE

En coopération avec les différentes armées partenaires, les Forces Armées Sahéliennes poursuivent leurs efforts dans la région dite des « trois frontières » en menant des opérations de harcèlement dans le Gourma et le Liptako.

ACTIVITÉ DE LA FORCE

Cette semaine a été marquée par la fin d’une opération d’ampleur de la Force Barkhane visant à approfondir la connaissance du terrain et des populations par les Groupements tactique désert (GTD) récemment arrivés sur le théâtre. Le Commandant la Force Barkhane (COMANFOR) est allé sur le terrain pour échanger avec les militaires déployés. Les coups portés depuis plusieurs semaines et la densité des forces déployées, notamment en coopération avec le bataillon tchadien qui a dernièrement neutralisé plusieurs Groupes armés terroristes (GAT) au sud-ouest de Douentza, contribuent à la déstabilisation continuelle de l’ennemi.

 Les FAMA avec le GTD Douamont dans le secteur d’Hombori

Une section de l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) de Gossi avec la 1re compagnie FAMA de Bourem et le GTD Douaumont dit GTD Intervention et partenariat de combat (IPC), a entamé des actions de partenariat de combat. Plusieurs opérations conjointes ont été menées dans le Gourma, aux alentours d’Hombori, où la population est livrée à elle-même. L’objectif était principalement d’effectuer des missions de reconnaissance, de renforcer les savoir-faire et de s’approprier l’environnement humain de la zone. Cette opération est une étape incontournable pour acquérir la confiance des populations.

 Le GTD Bison opère aux abords de la Route nationale 16

Du 22 mars au 7 avril, le Groupement tactique désert (GTD) Bison s’est massivement déployé dans le Gourma. Mobilisant près de 500 militaires français, cette opération avait pour but de sécuriser la route nationale 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Sevaré, en entravant la libre circulation des GAT présents dans la région. Simultanément et sur des fuseaux distincts, deux sous groupements de ce GTD (SGTD) ont conduit des opérations de reconnaissance aux abords de la route nationale 16 et dans la profondeur, en direction des villes de Marmar, Bambara Maoundé et In Adiataféné. Il s’agissait d’acquérir du renseignement et de conduire des actions de jour comme de nuit afin de désorganiser les GAT, entraver leur liberté de manœuvre, voire les neutraliser. Concomitamment, des soldats des Forces armées maliennes (FAMA) et un autre SGTD sont partis de Tombouctou pour réassurer le camp militaire malien de Bambara Maoundé.

Pour le GTD Bison, cette opération aura notamment été marquée par la libération, le 28 mars 2021, d’un otage, responsable malien, enlevé et séquestré depuis le début du mois de février. Elle aura permis de saisir ou détruire 6 armes légères d’infanterie, 2 éléments principaux constitutifs d’Engins explosifs improvisés (EEI), 20 motos et 8 équipements de télécommunications.

 Les livraisons par air, un défi logistique permanent pour assurer les missions dans la durée

Lors que les GTD sont déployés sur le terrain, loin des points d’appui de la force, ils sont ravitaillés en vivres et en matériel par des livraisons par air (LPA). Cette manœuvre logistique complexe permet de maintenir au plus haut le rythme des opérations menées contre les GAT. Depuis le début de l’année 2021, l’A400M et le C130 J ont, depuis la base aérienne projetée de Niamey, N’Djamena ou de la plateforme opérationnelle désert de Gao, effectué vingt-cinq LPA et livré ainsi presque 300 tonnes de fret aux troupes déployées au sol.

 Sorties air hebdomadaires (bilan du 07 au 13 avril inclus)
Les avions de la Force Barkhane ont réalisé 103 sorties, parmi lesquelles 15 sorties

chasse, 34 sorties ISR et 54 missions de transport ou de ravitaillement.

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4 COMMENTAIRES

  1. Toutes ces images et vidéos ne sont que de la propagande militaire à la française. Elles n’impressionneraient certainement pas un habitué des films d’actions et de guerres de Hollywood.
    Tout ce que les Maliens veulent savoir, est-ce que la sécurité revient enfin dans nos régions du Nord et du Centre? Si la réponse était OUI, même nos animaux l’auraient déjà senti…
    Avec les français nous tournons en rond comme depuis 2012, les choses semblent plutôt s’empirer au lieu de s’améliorer…
    Après ce que nous avons vu à Bounti, tout le monde comprend maintenant pourquoi le nombre de djihadistes ne diminue jamais depuis 8 ans. Les frappes aériennes françaises ne ciblent pas toujours des vrais terroristes, mais très généralement des paisibles populations civiles sans défense. Ce qui radicalise les victimes et leurs parents à joindre les rangs les djihadistes.

  2. Nous voudrions savoir combien d’ennemis combattants captures et combien tues et de materiels detruits aucours de ces sorties!

    • Soit, tu pinailles en bonne connaissance de choses, soit tu es un “nul en savoir militaire en opérations commandos”; tout au moins tu es un “emm. de première” sur maliweb, en posant cette question de détails qui, protection des secrets d’infos militaires en temps de guerre oblige, on ne communique pas par les militaires qui ont réalisé l’action, mais par les journalistes d’investigation, analystes de ces questions qui paraissent dans les journaux en lignes, au plus 24H après l’événement factuel.

      Sincèrement

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