BHM – RAPECO: Et si Boubacar Boubou Dicko passait aux aveux !

Si l’affaire de la transaction financière Bhm /Rapeco est un crash pour le Mali, cela veut dire que ce pays est à plaindre, parce que ce sont nos plus...

14 Août 2006 - 16:20
14 Août 2006 - 16:20
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Si l’affaire de la transaction financière Bhm /Rapeco est un crash pour le Mali, cela veut dire que ce pays est à plaindre, parce que ce sont nos plus hautes autorités qui ont accordé leur confiance à Baba Sylla en le nommant au poste de Pdg d’une banque en décomposition avancée. Sans doute pour ses qualités de grand commis.
L’homme qui l’a conduit à Rome chez Modibo Kane Kida est connu dans le milieu financier et bancaire, même si la bonne moralité est la dernière de ses vertus. Qui doit payer dans toute affaire si ce n’est ce dernier ?
Tout finit toujours par se savoir. Proche de la famille de Modibo Kane Kida de par un solide lien, Boubacar Boubou Dicko est l’instigateur principal du rapprochement entre la Bhm et la Rapeco, une société nationale de droit italien.        C’est lui qui, fort de ses entrées à la Bhm en difficulté, a convaincu le Pdg à se rendre à Rome pour rencontrer les responsables de la Rapeco. Et, vice versa, il persuada ces derniers à écouter les responsables de la banque malienne désireux de renflouer les caisses de leur institution.
C’est après des semaines, voire des mois de tractations et de conciliabules que les responsables de la société financière accepteront de recevoir Baba Sylla et certains de ses collègues à Rome. De bonne source, c’est Modibo Kane Kida en personne qui fit affréter son jet privé pour conduire dans la capitale italienne les banquiers maliens en attente à Paris.
Le premier responsable de Rapeco jusqu’à ce jour ne savait absolument rien de la situation réelle de la Bhm qu’il n’a connue qu’à travers son retentissant fiasco, dont les échos ont parcouru toute l’Europe voire les amériques.
Parce qu’à ce jour encore, personne ne sait comment cette banque, qui avait suscité des espoirs certains à ses débuts, s’est retrouvée à carreau en moins de dix ans. C’est une autre histoire.
Seulement, il est utile de rappeler que la transaction, quoique unilatéralement dénoncée par la partie malienne, semblait être une bonne issue pour la Bhm et c’est sans doute cette conviction qui a poussé Baba Sylla, un grand professionnel, à prendre des risques. Raison pour laquelle du reste, le CA qui s’est saisi du dossier, lui a adressé des félicitations des semaines plus tard.
Le président ATT et Modibo Kane Kida se sont rencontrés à Paris, à l’Unesco, à l’occasion de la remise du prix Houphouët Boigny au président Wade.
Les deux se rappellent certainement ce qu’ils se sont dits au cours de leur entretien. Alors que s’est-il passé entre temps ?
Boubacar Boubou Dicko s’est il fait rattraper par son passé tumultueux lui qui, il n’y a guère longtemps, disait dans les colonnes d’un confrère que seul le modèle Kida à travers le CIC, une association dont Kida était le président, était en mesure de sauver les finances du pays ?
En tout cas, la balle est bel et bien dans le camp du gouvernement qui doit faire arrêter Boubacar Boubou Dicko pour comprendre réellement ce qui s’est passé. Le gouvernement est-il à l’abri d’une action judiciaire pour rupture abusive de contrat ?
A suivre
Sory HAIDARA