COOPERATION MALI MAURITANIE: Le point des relations bilatérales!

Désireux de renforcer leur coopération bilatérale, de consolider et d’amplifier leurs convergences de vue pour le grand bien de leurs peuples, le Mali et la Mauritanie ont...

26 Juillet 2006 - 09:14
26 Juillet 2006 - 09:14
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Désireux de renforcer leur coopération bilatérale, de consolider et d’amplifier leurs convergences de vue pour le grand bien de leurs peuples, le Mali et la Mauritanie ont, depuis 1977, institué un cadre de concertation en vue d’évaluer le chemin parcouru et poser les jalons de nouveaux domaines de coopération. C’est dans ce cadre que se tient dans notre capitale, la 11ème Session de la grande commission mixte entre les deux pays.
 
La 11ème Session de la Grande commission mixte Mali-Mauritanie se tient, depuis hier, au Centre international de conférences de Bamako. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Moctar OUANE. C’était en présence de son homologue mauritanien, Hamed Ould Sid’ Ahmed, des Ambassadeurs, ainsi que des experts de deux pays.
Instituée en 1977 entre les deux pays, la Grande commission mixte de coopération intergouvernementale est un cadre d’échange et d’évaluation permettant aux experts maliens et mauritaniens de jeter un regard rétrospectif sur l’état de leur coopération mais aussi de jeter les jalons de nouveaux domaines de coopération. C’est dans ce cadre que se situe cette 11ème session. Aussi, ne manquera-t-elle pas de tirer le meilleur parti des recommandations pertinentes du comité de suivi de la session précédente, tenue dans notre pays en juin 2005.
Il faut rappeler que le Mali et la Mauritanie, liés par l’histoire, la géographie et la culture, entretiennent, depuis leur accession à la souveraineté nationale, d’excellentes relations de coopération qui s’étendent à tous les secteurs de développement : commerce, transport routier et aérien, développement rural et environnement, sécurité, coopération administrative et militaire. Aussi la justice, la décentralisation et la promotion de la femme ne sont-elles pas en marge de cette belle et fructueuse coopération.
Ainsi, pour développer davantage les échanges commerciaux dont le niveau est encore faible, les deux pays ont mis en place un comité ad hoc composé des représentants des administrations concernées et des opérateurs économiques et qui est chargé d’actualiser ces accords. De même, la commercialisation du bétail et de la viande a fait l’objet d’une parfaite convergence de vue de nos deux pays et des actions concrètes sont attendues. Par ailleurs, si le transport est un facteur déterminant dans la promotion des échanges entre nos deux peuples, son développement constitue un axe important de coopération. C’est dans ce cadre que la mise en place des entrepôts maliens est effective au niveau du Port d’Amitié de Nouakchott depuis 1995. La coopération entre le Mali et la Mauritanie, dans le domaine du transport routier, s’est manifestée par la construction de l’axe Aioun El Atrous-Nioro du Sahel dont le financement a été acquis auprès de la BID pour 14 millions de dollars, ainsi que par la recherche de financement de la route Nema-Nara.
Quant aux domaines de la sécurité et de la coopération militaire, ils sont caractérisés par l’organisation des patrouilles simultanées par les forces des deux pays ainsi que des échanges d’expériences en matière de formation et de liaisons radio. Malgré ces résultats appréciables, beaucoup de chemin reste à parcourir, selon le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération internationale qui insiste sur le respect scrupuleux des recommandations du comité de suivi mais aussi sur la nécessité de défricher de nouveaux domaines de coopération pour le bien-être de nos peuples.
Quant au chef de la diplomatie malienne, il a indiqué que si le Mali et la Mauritanie se sont engagé dans la construction de relations bilatérales fortes et faites de confiance mutuelle, ils oeuvrent aussi fermement et de concert à l’avènement, au plan régional, de pôles de développement et de stabilité comme dans le cadre de l’OMVS, et, au plan international, d’un monde plus juste et solidaire.
Par Mohamed D. DIAWARA