François Hollande : Redresseur des torts de Sarkozy en Afrique ?

18 Jan 2013 - 09:21
Mis à jour: 14 ans
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L’ancien chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy avait rendu les relations quelque peu compliquées entre l’hexagone et le continent africain. Son successeur, François Hollande, par le sens visionnaire qu’il incarne, est en train de redresser les torts de son prédécesseur. [caption id="attachment_62111" align="aligncenter" width="610"] France - Hollande et Sarkozy[/caption] Le président français, François Hollande, a hérité d’une France malaimée de beaucoup d’Africains à cause des turpitudes de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Autant de torts de Sarko que son successeur se doit de redresser en vue d’une relation de confiance entre l’hexagone et le continent africain. Parmi les torts commis au vieux continent, il y a bien sûr le dossier malien dont le président Hollande a hérité de son prédécesseur et qu’il est même en train de gérer en ce moment. Tout commence en février 2010 quand M. Sarkozy, qui se prévalait d’une lutte contre le terrorisme, contraint le président malien en son temps, Amadou Toumani Touré, à libérer des terroristes d’Al-Qaïda faits prisonniers par Bamako en vue d’obtenir de la nébuleuse la libération de Pierre Camatte, ce membre de la DGSE qui était installé au Mali et connu par des Maliens comme un humanitaire. Après avoir cédé à la pression sarkozienne, l’acte de libération de ces terroristes avait valu au Mali une volée de bois verts de la part de ses voisins algérien et mauritanien, lesquels ont dû rappeler leurs ambassadeurs au Mali pour consultation en guise de protestation contre l’attitude de Bamako, considérée par eux comme le ventre mou de la lutte anti-terroriste. Sarkozy avait agi de la sorte pour sauver la vie d’un Français, Pierre Camatte. Aujourd’hui, François Hollande lui prouve le contraire. Malgré que 7 Français soient encore dans les mains de la même nébuleuse d’Al-Qaïda, M. Hollande n’a pas hésité à répondre à la demande du Mali en engageant les troupes françaises contre la coalition des jihadistes au nord de notre pays. Depuis le vendredi dernier, l’aviation française est en train de bombarder les positions de la coalition d’islamistes qui écument le Nord-Mali depuis 9 mois. Le président français dit le faire sans aucun autre intérêt que celui de permettre au Mali, un pays amis, de recouvrer son intégrité territoriale, sa souveraineté entière. De cette amitié avec le Mali, Sarkozy n’en avait pas besoin. Lui qui passait son temps à refouler dans des vols charters les Maliens partis chercher à vivre ensemble avec les Français en France. Depuis l’arrivée de M. Hollande, ces humiliations des Maliens appartiennent désormais à un passé aussi lointain qu’au moment où le même Sarkozy voulait contraindre les autorités maliennes à signer des accords sur l’immigration. Mais sur ce plan le président ATT n’a pas cédé. On dit que c’est ce qui lui a même valu le soutien de la France sarkozienne aux indépendantistes de MNLA lesquels ont été les porte-avions de la nébuleuse jihadistes qui sévit au Nord-Mali et qui est aujourd’hui combattue par M. Hollande. Sarkozy voulait diviser le Mali, Hollande tient à l’intégrité territoriale de notre pays comme à la prunelle de ses yeux. Le discours de Dakar Il y a aussi le discours de Dakar de son prédécesseur que François Hollande a tenu à rectifier le 12 octobre 2012 lorsqu’il était en partance pour le Sommet de la Francophonie, tenu en terre de la République démocratique du Congo. Les Africains ont encore en mémoire le scandaleux discours prononcé par un Nicolas Sarkozy, fraîchement élu président de la République française un certain 26 juillet 2007 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Un discours choquant et méprisant qui avait continué à indigner les intellectuels africains jusqu’en ce 12 octobre 2012, quand son successeur, François Hollande, fraichement élu, est venu exposer sa vision des relations avec l'Afrique dans un "discours de Dakar" beaucoup plus consensuel que celui de Sarko. Une comparaison bien analysée en son temps par nos confrères de l’express. Quand bien même François Hollande avait prévenu qu’il n’était pas question pour lui de faire un discours "pour effacer le précédent", celui de Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007, devant l'Université sénégalaise Cheikh Anta Diop. Pourtant la comparaison s'est imposée, tant les deux présidents ont pris des chemins opposés. Celui de François Hollande paraissant comme un rectificatif du précédent. Quand Nicolas Sarkozy, guidé par sa plume de l'époque, Henri Guaino, déclarait s'adresser "à tous les habitants de ce continent meurtri, à vous qui vous êtes tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs", François Hollande martelait le 12 octobre 2012 : "J'ai confiance, l'Afrique est en marche". Alors que l'ex-président estimait que "jamais l'homme africain ne s'élance vers l'avenir" ou que "jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin", François Hollande observe lui que "les Africains ont pris leur destin en main et que ce mouvement ne s'arrêtera pas". Résultat, une tonalité plus "optimiste" et surtout nettement plus consensuelle que le discours de 2007, critiqué pour son mépris des Africains.   L'histoire commune L'évocation de l'histoire commune de la France et de l'Afrique fait figure de passage obligé dans les deux discours. "Notre amitié est fondée sur notre histoire", a déclaré François Hollande en guise d'introduction. Comme Nicolas Sarkozy, il a salué la mémoire des soldats africains morts pour la France: "Par deux fois au cours du siècle dernier, le sang africain a été versé pour la liberté du monde, je ne l'oublierai jamais". Il s’est démarque toutefois de l'ex-président en rendant un hommage appuyé à la contribution du Sénégal à la vie politique française, par le député sénégalais de la IIIe République Blaise Diagne, puis l'ancien ministre et président, Léopold Sédar Senghor, que Nicolas Sarkozy avait honoré comme poète en 2007. Dans leur évocation du passé colonial, François Hollande s’est distingué de Nicolas Sarkozy surtout sur la question de la "repentance" pour les crimes commis par les pays occidentaux. "Je ne suis pas venu vous parler de repentance", car "nul ne peut demander aux générations d'aujourd'hui d'expier ce crime perpétré par les générations passées", avait insisté Sarkozy. Rien de tel chez son successeur qui, en s'attardant beaucoup moins longtemps sur la question, s’est contenté de rappeler que "la France se grandit quand elle porte un regard lucide sur son passé". "L'histoire de l'esclavage, nous devons la connaître, l'enseigner et en tirer toutes les leçons", a-t-il résumé devant l'Assemblée sénégalaise, quelques heures avant une visite sur l'île de Gorée, lieu symbolique de la mémoire de l'esclavage. Autre axe fort de son discours, beaucoup plus secondaire chez son prédécesseur, l'avenir économique de l'Afrique. "Elle est aussi une terre d'avenir pour l'économie mondiale", a-t-il assuré, rappelant que "sa croissance, ces dix dernières années, a été supérieure à celle de beaucoup d'autres régions émergentes". Parmi ses atouts, "son agriculture, ses ressources" naturelles et minières, ainsi que "ses paysans, ses artisans, ses étudiants, ses entrepreneurs, ses savants". Mais viennent ensuite des mises en garde contre les "prédateurs" : au sein des pays africains - "ceux qui pourraient se croire autorisés à voler les deniers de leurs propres pays" - ou de la part des investisseurs étrangers. "Nous voulons permettre aux Etats africains de négocier de meilleurs contrats avec les multinationales étrangères, par exemple dans le secteur minier", conclut-il. Tout en reconnaissant que la jeunesse africaine devait "pouvoir acquérir, hors d'Afrique la compétence et le savoir qu'elle ne trouverait pas chez elle", Nicolas Sarkozy avait insisté en 2007 sur le fait qu'elle "doit aussi à la terre africaine de mettre à son service les talents qu'elle aura développés", dénonçant le pillage des "élites africaines dont l'Afrique a besoin". François Hollande aborde aussi ce sujet, tout en donnant des gages aux Africains, notamment après les polémiques sur la circulaire Guéant qui avait heurté les jeunes Africains candidats à des études en France : "Je souhaite que les procédures administratives soient simplifiées pour les étudiants, dès lors qu'ils sont motivés, talentueux, capables de subvenir à leurs besoins, mais aussi pour les artistes et les créateurs". Un discours d’Hollande qui a vraiment balayé des mémoires africaines le sentiment de révolte créé par un passage de l’allocution sarkozienne du genre : "Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire". Abdoulaye Diakité

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Commentaires (32)

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le scientifique
le scientifique 14 ans
REGARDEZ , écoutez , reflechissez , ANALISEZ et faites vos conclusions http://www.youtube.com/watch?v=zg2PWfGaerk
Lassana Keita de Loulo
Lassana Keita de Loulo 14 ans
La France de François Hollande vient enfin de répondre positivement à l’appel à l’aide, lancé par le gouvernement malien pour chasser du Nord Mali, le conglomérat de rebelles composé du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) proche d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique), et d’Ançar Dine, des rebelles qui, après avoir aidé Sarkozy à tuer Kadhafi, avaient bénéficié, en retour et en son temps, de l’appui de celui-ci pour opérer une scission du Mali. Pourquoi donc cette réaction soudaine et tardive du successeur au criminel Sarkozy? Le bourreau des africains, Sarkozy, en chassant ATT et en implantant le MNLA au Mali, croyait trouver là le moyen de mettre fin au règne de l’ancien Président malien et aux enlèvements de citoyens français par les rebelles d’AQMI. Le pauvre ATT a essuyé la colère de Sarkozy, accusé qu’il était, d’aider financièrement Gbagbo et d’être complaisant avec les rebelles qui détenaient les otages français. Les démentis d’ATT qui prônait pourtant une solution politique pour régler le problème de l’Azawad n’empêcheront pas Sarkozy, qui se croyait tout permis en Afrique, d’exécuter, avec une barbarie inouïe, son plan sordide d’un Mali saucissonné. C’était aussi sans compter sur les extrémistes musulmans d’AQMI, qui, très vite, ont pris le dessus sur le MNLA, d’ailleurs favorable maintenant à soutenir les forces françaises pour combattre les autres rebelles. C’est pourquoi, pour justifier leur intervention aujourd’hui, les officiels et les médias de l’hexagone parlent à l’unisson de terroristes et non de rebelles, comme si ces criminels étaient différents de ces rebelles ivoiriens qui, une nuit de septembre 2002 ont attaqué le régime légal ivoirien. Ce sont ces mêmes médias qui traitaient, de façon mensongère, Gbagbo de dictateur pour le discréditer vis-à-vis de l’opinion nationale et internationale. A la vérité, la France, toujours avide de pétrole et d’autres richesses minières, se donne là les moyens de s’octroyer exclusivement les richesses découvertes récemment dans ce vaste désert malien. Que la France donc ne se trompe pas d’époque en se faisant passer pour le bon samaritain des états africains avec l’appui grotesque et mensonger de ses médias. Les africains aujourd’hui ont l’intelligence pour comprendre que cette intervention de la France ne vise qu’à préserver ses intérêts. Il faut comprendre Hollande qui refuse d’aider «l’indocile Centrafrique» et court au «secours» du Mali car «la France n’est pas là pour aider un Président mais pour protéger et défendre ses intérêts». C’est d’ailleurs pourquoi la France de Chirac a refusé d’appliquer les accords de défense entre la France et la Côte d’Ivoire de Gbagbo, le légaliste. C’est de façon lâche et assassine qu’une horde de criminels rebelles à la solde de Compaoré du Burkina Faso et surtout de la France a attaqué ce pays d’Eburnie. L’ex-pays colonisateur pouvait-il se faire hara-kiri? Assurément non ! Chirac s’est donc empressé, en son temps, de clamer haut et fort qu’il s’agissait d’une affaire ivoiro-ivoirienne. En quoi cette affaire-ci de ces rebelles maliens est-elle différente de celle de Côte d’Ivoire? Et pourtant, ces rebelles ivoiriens constitués de nombreux mercenaires de la sous-région n’ont pas manqué de tuer froidement des militaires et gendarmes désarmés, de nombreux civils, des personnalités et des danseuses traditionnelles d’Adjanou. En quoi étaient-ils différents des actuels rebelles maliens? Les actes macabres des rebelles ivoiriens, auteurs de plusieurs massacres et charniers sur tout le territoire ivoirien et particulièrement à l’Ouest, ne justifiaient-ils pas une intervention de l’armée française, pour mettre fin à cette rébellion de Soro Guillaume et consorts ? Les maliens doivent comprendre que l’intervention française dans leur pays pour chasser ces rebelles et criminels n’est faite aucunement pour l’intérêt du Mali. Le battage médiatique qui accompagne ces actions françaises et cette guerre ont pour objet de gagner la sympathie des citoyens de ce pays afin de permettre à la France d’avoir plus aisément la mainmise sur les nombreuses richesses de leur sous-sol. C’est toujours à cet effet que Hollande, pour peaufiner son opération de charme et se présenter comme le sauveur du Mali initie des rencontres avec la diaspora malienne alors que c’est la France, précédemment pyromane qui se fait passer maintenant pour pompier. Quoi qu’il en soit, la France demeure la source principale de tous les maux des états africains. C’est elle qui installe partout les rebellions, et qui, logiquement, dispose donc des moyens et du pouvoir d’y mettre fin. Cette intervention militaire de la France au Mali laisse apparaitre clairement que pour deux cas identiques de rébellion, la France a eu deux réactions diamétralement opposées. N’est-ce pas là un cas de deux poids deux mesures? Quelle injustice criarde faite à GBAGBO
Ben77 14 ans
Oui, on peut bien affirmer que Hollande est entrain de redresser les dérives de Sarkozy. C'est bien Sarkozy qui a aidé et financé le MNLA sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme et les islamistes. Après les assassinats de Agelhoc, Sarkozy et la presse française ont parlé de victoire décisive du MNLA.
Griff
Griff 14 ans
Il faut que l'auteur de cet article sache qu'en matière de politique étrangère, gauche et droite françaises marchent main dans la main. Souvent la gauche est plus diabolique de la droite. Mais pire que sarko ou hollande, il y a le mali et ses hommes. Je suis africain et j'ai honte de voire le mali se faire humilier devant la planete entière. Vous n'etes que des victimes du nouvel ordre mondial. 3000 gangsters financés par le qatar virent les soldats vite fait bien fait. Les soldats s'octroient pour se féliciter une prime de guerre (LOOOOOOLL) le qatar et la france via total signe des accords pour la prospection de matière 1ére au sahel. La france vient en bon papa liberer sa colonie. Cherchez l'erreur. Si la honte tuait, au mali il ne resterait que trop peut d'homme. votre capitale c'est paris, votre président hollande votre hymne la marseillaise et vous ne valez RIEN
doucara 14 ans
<b> Sarko a allumé un feu et Hollande a ajouté de l essence qui est mieux plus que l autre :?: et pourquoi :? :-D :-D :-D :
ady
ady 14 ans
Si une nation ne peut pas se liberez d'elle meme du joug des "Bandits" alors cette nation ne doit pas exister.
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