Soutien aux nouvelles autorités du Niger : le Burkina Faso et le Mali lient l’acte à la parole

08 Août 2023 - 12:24
Mis à jour: 3 ans
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Soutien aux nouvelles autorités du Niger : le Burkina Faso et le Mali lient l’acte à la parole
Par l’envoi d’une mission conjointe auprès desnouvelles autorités de la Transition au Niger, les présidents Assimi Goita et Ibrahim Traoré donnent une belle leçon de solidarité face à la tyrannie de la Cédéao. Une organisation qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Cette importante mission est conduite par le ministre d’État malien, ministre del’Administration territoriale, Porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maiga. Il étaitaccompagné du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Cette visite de soutien qui vient à point nommé fait suite au retentissant communiqué conjoint du Burkina Faso et du Mali, en date du 31 juillet 2023 dans lequel les intentions des présidents Goita et Traoré ont été suffisamment exposées pour être comprises à bon escient. Pour rappel, ledit communiqué précisait que toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali et qu’en conséquence, toute agression sur le Niger entrainerait la participation effective du Burkina Faso et du Mali aux opérations de légitime défense. C’est la raison pour laquelle les deux pays, à l’instar des prétentieux chefs d’état-major de la comique Cédéao, le Burkina Faso et le Mali sont également à pied d’œuvre pour apporter la réponse nécessaire à cette agression pure et simple en préparation. Le Niger est tout d’abord aux Nigériens et nul ne saurait aimer ce pays plus que ses habitants. Pour être devenue une organisation de la cinquième colonne,opérant pour la défense de certains pays occidentaux aux velléités néocoloniales, la Cédéao est simplement devenue une déception pour les populations ouest-africaines. Quelle noble attitude de la part du Burkina Faso et duMali pour avoir refusé d’appliquer les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines décidées par la Cédéao contre le peuple et les autorités nigériennes. Voilà une belle parade à la cynique stratégie que la Cédéao des Occidentaux voudrait employer pour affamer le Niger. Fort heureusement, le Burkina Faso et le Mali sont désormais résolus à partager avec le Niger, le dernier bol de riz dont ils disposeraient. Il est important pour l’opinion de savoir que la légitime défense du Niger est une responsabilité de tous les hommes épris de paix et de justice. Les Africains en 1er lieu. Au-delà de la mobilisation des moyens militairespour défendre le Niger, la défense civile serait d’un apport inestimable face à l’arbitraire. C’est pourquoiles forces vives des trois pays, le Burkina Faso, le Mali et le Niger doivent plus que jamais se tenir prêts et mobilisés, en vue de prêter main forte au peuple nigérien en ces heures sombres du panafricanisme.Plutôt que d’honorer les grands panafricanistes dont la plupart ont payé de leur vie, leur engagement pour l’émancipation de l’Afrique, la Cédéao jette un discrédit incommensurable sur leurs idéaux. Où était la Cédéao quand l’OTAN bombardait injustement la Libye ? Dix ans après, ce beau pays d’antan peine toujours à se relever. Est-ce la même chose que la Cédéao désire pour le Niger ? Un peu de respect pour les souffrances et la vie des populations civiles innocentes. Ironie de la situation, c’est au moment où les États en proie à l’insécurité dans le Sahel se relèvent progressivement que la Cédéao décide de les mettre au pilori. À ce jour, aucune raison ne justifie une agression de la Cédéao contre le Niger. Les fameux ultimatums qu’elle ne cesse d’adresser aux États responsablesdevraient plutôt être adressés aux terroristes qui écument le Sahel au nez et à la barbe de certaines forces internationales inertes au mieux et complices au pire. La Cédéao doit impérativement cesser d’affamer nos peuples, à travers des sanctions qui font honte aux Africains. Pour toutes ces raisons évidentes, les présidents Goitaet Traoré doivent continuer ensemble NON, NON et NON. En combien d’années allons-nous gérer les conséquences d’une telle aventure : 20 ans, 30 ans… ? La vision des présidents Assimi Goita et Ibrahim Traoré est bien claire. Il s’agit de laisser aux générations futures des actifs et non des passifs pour le rayonnement du Sahel et de toute l’Afrique. Correspondance particulière

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Commentaires (21)

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Dr Moussa Dasse Mariko
Dr Moussa Dasse Mariko 3 ans
Bazoum se devrait de bien se tenir et respecter la souveraineté des pays et des citoyens. Il est allé au delà de tout ça en vilipendant les pays qui l’ont toujours respecté malgré sa complicité avec nos ennemis qui se seraient établis en pleine avenue au Niger et qui voulait par tous les moyens détruire le Mali et le Burkina dans la plus grande férocité et pour l’avoir mis à feu et à sang. Et ils étaient presque arrivés à leurs fins sinon accompli le dessin macabre sans pitié et avec la complicité d’un soi disant frère qui aurait pactisé avec le démon de l’antéchrist et qui suivait les plans machiavéliques établis par ces fameux analystes occidentaux adeptes de l’ordre par le désordre. Le geste du Mali et du Burkina constitue un réflexe de survie pour nous ôter de ce spectre sinistre d’émiettements de nos états avec son lot d’apatridie et de réfugiés en errance à la recherche d’une terre promise hostile et inhospitalière… À nos politiques, ne pensez vous pas que nos deux états agissent en légitime défense se traduisant par une action préventive d’un autre cas où la communauté internationale aurait fait abus d’un chapitre de l’ONU en outrepassant la décision prise par le conseil de sécurité pour liquider froidement Khadafi tout en exposant sa pudeur… et encore avec la complicité de certains chefs d’état africains dont certains auraient servi de guide…malgré la générosité dont le Guide aurait fait montre. Ce problème du Niger relève uniquement de la sécurité nationale et dépasse l’avis citoyen et laissons nos autorités régler en toute responsabilité ce problème qui dépasserait l’éthique, au risque de nous voir un jour sur les chemins de l’exil parce que en face la pitié n’existe pas… et nous on ne devrait pas faire les frais d’une certaine innocence… Ce problème sort du cadre classique Djoliba-Stade. Apprécions avec Gravité et Lucidité et observons la meilleure des positions pour le meilleur de nos peuples. Nous vivons un monde de prédation. Les chèvres se feront toujours dévorer par les loups…
Alioune Diop Dakar
Alioune Diop Dakar 3 ans
C’est ce qu’affirment 92 sénateurs français dans une lettre ouverte adressée au président Emmanuel Macron. Leur tribune a été publiée par Le Figaro. "Aujourd'hui le Niger, hier le Mali, la Centrafrique, le Burkina Faso ont rejeté la France, les forces françaises, les entreprises françaises. À nos dépens, après l'échec de l'opération Barkhane, voilà les milices Wagner, parfaitement disponibles pour tous les dirigeants se maintenant au pouvoir en coalisant leurs populations contre l'ancienne "puissance coloniale". Ce mouvement en Afrique subsaharienne se propage avec des manifestations et des actes anti-français jusque dans les pays réputés proches de nous, comme la Côte d'Ivoire ou le Sénégal", ont constaté 92 sénateurs et notamment Roger Karoutchi, premier vice-président du Sénat chargé des relations Internationales, Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat. Selon les sénateurs, ces dernières années, le gouvernement français a dissimulé "échecs et reculades" en accusant tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec sa ligné d’être nostalgiques de "Franceafrique". "Aujourd'hui, la Françafrique d'hier est remplacée par la Russafrique militaire, par la Chinafrique économique ou l'Américafrique diplomatique. Et que dire, malheureusement, de la régression de la Francophonie par rapport à la langue anglaise?", ont indiqué les sénateurs. "L'Afrique continent ami, ne semble plus comprendre la France, et conteste de plus en plus son rôle et sa présence", ont constaté les sénateurs en appelant le président de prendre une position ferme sur ce sujet. Emmanuel Macron n’a pas encore répondu à la lettre contrairement au ministre des Armées Sébastien Lecornu qui a réagi sur Twitter. "Je ne peux pas laisser dire que l'opération Barkhane a été un échec", a-t-il écrit. "Notre armée n'a eu de cesse de faire reculer les groupes terroristes au Sahel, sauvant des milliers de vies sur place et protégeant celles des Français des menaces d'attentats sur notre sol", a-t-il appuyé. "Barkhane n'a pas été un échec : c'est une faute de dire cela", a martelé Sébastien Lecornu, tout en soulignant qu'il y a "bien entendu des leçons à en tirer, comme pour toutes les crises et pour toutes les opérations militaires".
Dniepr.garonne
Dniepr.garonne 3 ans
Le rouble s'effondre, le compte en banque de Goita et Camara coule avec.
kan
kan 3 ans
Très belle photo du DIRPA avec des vrais rambos courageux comme des vrais guerriers A faire peur à toutes les armées du monde qui en tremblent de terreur .... pfffff
Kinguiranke
Kinguiranke 3 ans
La jalousie est une malediction qui tue!
Kan
Kan 3 ans
Jalousie de qui ? De quoi ? Vraiment tu es un vrai fou furieux .....
Lucidité
Lucidité 3 ans
"les présidents Assimi Goita et Ibrahim Traoré donnent une belle leçon de solidarité face à la tyrannie de la Cédéao." Quel HÉROÏSME !!! Quel COURAGE !!! Se rendre comme ça à Niamey... QUASIMENT AU PERIL DE LEUR VIE !!!??? Mais pour des CHEFS DE GUERRE? aussi farouches et aussi redoutables?dommage qu’ils préféré aller à Niamey faire "courageusement" front...aux flashes des journalistes , plutôt qu’aller à Bodio FAIRE FACE AU FEUX DES TERRORISTES QUI ASSASSINENT TRANQUILLEMENT NOS PAUVRES VILLAGEOIS INNOCENTS !!
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