DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE:La croissance à la quête d’un second souffle

Faire du Mali une destination attrayante pour les investisseurs privés, c’est ce à quoi veut aboutir le Projet d’appui aux sources de croissance (Pasc), qui sera lancé aujourd’hui à Koulouba...

13 Juillet 2006 - 02:39
13 Juillet 2006 - 02:39
 0
Faire du Mali une destination attrayante pour les investisseurs privés, c’est ce à quoi veut aboutir le Projet d’appui aux sources de croissance (Pasc), qui sera lancé aujourd’hui à Koulouba.
 
Le Pasc, qui sera lancé ce mardi à Koulouba, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Lettre de politique de développement du secteur privé. Il s’agit d’une part, de moderniser le cadre général de promotion des investissements et de développement du secteur privé au Mali et d’autre part, d’assister les secteurs d’activités identifiés comme porteurs (artisanat et tourisme, poste et télécommunications, promotion des investissements et développement des petites et moyennes entreprises).
L’objectif visé par la réalisation de ce projet est d’accroître de façon significative le volume des investissements privés, domestiques et étrangers : en faisant du Mali l’une des meilleures destinations pour les investisseurs privés dans la sous-région et de favoriser le développement des petites et moyennes entreprises.
Le Pasc résulte de la vision partagée de la Banque mondiale et gouvernement du Mali. Sa durée prévue est de 5 ans. Le gouvernement a élaboré sa Lettre de politique de développement du secteur privé dans laquelle quatre axes stratégiques ont été identifiés. Le premier axe stratégique vise à assurer un cadre cohérent d’impulsion d’une dynamique réelle de développement du secteur privé. Celui-ci passe par le renforcement du dialogue Etat/secteur privé et par la coordination des politiques sectorielles de l’Etat à travers le Programme décennal de développement du secteur privé.
Le deuxième axe stratégique consiste à moderniser le secteur des investissements ainsi que les cadres juridique et réglementaire, relatifs au privé. Cette modernisation concerne aussi bien le climat général des investissements que les politiques sectorielles des différents départements ministériels relatives au secteur privé.
S’agissant du troisième axe stratégique, il vise à pallier l’insuffisance des infrastructures physiques compétitives et attractives pour les investisseurs. Compte tenu du retard accumulé et de l’ampleur des moyens nécessaires, la Lettre a opté pour d’une part la réalisation dans chaque région de plate-forme minimale d’infrastructures physiques et logistiques rendant les opportunités économiques pour le secteur privé, et d’autre part, pour l’accélération de la modernisation des autres infrastructures indispensables à la performance des infrastructures (aéroport, routes de desserte des zones industrielles…)
La Lettre a retenu la zone de l’aéroport de Bamako-Sénou pour y réaliser un véritable pôle de développement économique. Il est envisagé la réalisation d’une zone industrielle, ainsi que la modernisation des infrastructures aéroportuaires.
Le dernier axe stratégique vise à accompagner et appuyer le développement des entreprises. Une attention particulière est portée aux PME/PMI de certains secteurs cibles à fort potentiel de croissance (textile, viande, cuir, mines artisanat, tourisme, etc).
Afin d’atteindre l’objectif du gouvernement, le Projet prévoit d’évaluer, de financer et de mettre en œuvre différentes actions qui visent à améliorer le cadre légal et réglementaire, et moderniser le climat des investissements de manière à accroître le taux et l’efficacité des investissements, renforcer les capacités institutionnelles des départements ministériels et des services de l’administration, développer des infrastructures, développer des services financiers susceptibles d’améliorer l’accès des entreprises au financement, et non financiers pour améliorer les performances des petites et moyennes et entreprises, par la création d’un fonds d’appui conseil aux entreprises, contribuer à la réalisation d’infrastructures spécifiques dans les secteurs de l’artisanat et du tourisme par la restauration et la valorisation de l’architecture traditionnelle des sites de Djenné, Mopti et pays Dogon, accroissement des structures d’accueil (campements villageois), aménagement des sites (palmeraies sur l’axe Douentza-Tombouctou-Arouane).
Dans le domaine de la communication et des nouvelles technologies, l’accent sera mis sur le développement de l’accès aux Tics en zone rurale, assistance au développement des infrastructures de la poste (installation de nouvelles cases postales). Les mines verront la promotion du développement des petites mines par la création d’unités pilotes de démonstration pour la production d’or et de pierres précieuses.
Mohamed Daou