Caritas Suisse : le projet Muso Djigui pour soutenir l’autonomisation des femmes et des filles à San
Lancé cette semaine à Bamako, le projet Muso Djigui (« Espoir des femmes ») est une initiative de l’ONG Caritas Suisse, en collaboration avec l’ONG Femme et Développement (FEDE), qui œuvre pour la protection, la dignité et l’autonomisation des femmes et des filles dans la région de San.
Entièrement financé par la Chaîne du Bonheur, le projet Muso Djigui bénéficiera aux femmes et aux filles ayant survécu à des violences basées sur le genre ou exposées à ce type de violence. Mis en œuvre par l’ONG Femme et Développement (FEDE) dans trois communes de la région de San, le projet s’articule autour de trois axes d’intervention : le renforcement de l’environnement protecteur et l’accès à la justice, l’amélioration des services de santé intégrés et du soutien psychosocial, ainsi que l’autonomisation économique et la réinsertion durable.
Au total, 3 763 personnes seront touchées dans les communes concernées. Selon la coordinatrice de l’ONG Femme et Développement, Coulibaly Assétou Fély, la mise en œuvre du projet « Espoir des femmes » dans la région de San n’est pas seulement une initiative technique ou un programme humanitaire : « il s’agit d’une promesse faite aux femmes et aux filles de cette région, que leur dignité, leur sécurité et leur avenir ne seront plus relégués au second plan ».
Elle a indiqué que la région de San est aujourd’hui confrontée à une crise complexe marquée par l’insécurité, les déplacements de populations, les pressions économiques et les chocs climatiques. « Les femmes et les filles paient le prix le plus lourd. Trop souvent, elles sont réduites au silence, privées de justice, de soins et d’opportunités. Muso Djigui vient briser ce cercle de vulnérabilité et ouvrir un chemin vers la résilience », a-t-elle ajouté.
Dans ce sillage, le directeur exécutif de Caritas Suisse pour le Mali et le Burkina Faso, Herman Zoukarana, a souligné que ce projet contribuera à une meilleure prise en compte des difficultés des femmes affectées par la crise. Les institutions étatiques, les partenaires humanitaires, les bailleurs et surtout les communautés seront mobilisées pour reconstruire un filet de sécurité et déconstruire les normes sociales néfastes, afin de redonner aux femmes et aux filles la place qui leur revient.
Siaka DIAMOUTENE / Maliweb.net