Inégalité des revenus au Mali : « Il faut un Malien de type nouveau »

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Le Cercle de Réflexion pour le Mali (CERM), en partenariat avec l’Agence française de Développement (AFD) et plusieurs experts, a organisé un colloque de deux jours sur l’inégalité et redistribution des revenus au Mali. C’était la semaine dernière à Bamako. Ils étaient entre autres, Moussa Mara du parti Yelema, Modibo Mao Macalou, Nana Coulibaly de la Cafo, des experts du CERM, des banquiers et acteurs de la société civile à se pencher pendant deux jours sur la thématique : « l’inégalité et la redistribution des revenus au Mali ».

 Comment réduire les inégalités des revenus au Mali ? Etait la principale problématique du colloque animé par des travaux de groupes, de discussions et des partages d’expérience à Bamako sous la direction du CERM. Les inégalités basées sur la géographie, le genre et aussi l’âge. Pour les responsables du CERM, le Mali est l’un des pays les plus riches en Afrique de l’Ouest mais les inégalités de revenus pénalisent la répartition des richesses dans les secteurs porteurs de l’économie.

Après les deux jours de travaux, l’équipe a proposé des pistes de résolutions, à savoir, la réduction des inégalités par l’instauration d’un bon système d’éducation dès le bas âge et plus d’adéquation entre les programmes proposés et le marché de l’emploi. Pour cela, il faut selon les experts, une bonne orientation des élèves vers les filières porteuses de l’économie malienne et cela dès le primaire. En plus de l’éducation, sur le plan politique, le colloque a réclamé la mise en application et le suivi des textes qui existent déjà et une bonne politique fiscale pour élargir l’assiette fiscale.

Le colloque a estimé qu’il faut instaurer la bonne gouvernance pour lutter contre la corruption au niveau des institutions et rendre fluide l’information, notamment la traduction dans les langues locales afin que tout le monde puisse comprendre les problématiques. « Il faut instaurer le patriotisme, un Malien de type nouveau et revoir la Loi d’orientation agricole en respectant les quotas de 30 % des terres accordées aux femmes. Enfin résoudre le problème des financements pour les jeunes qui n’ont pas forcement accès aux financements, notamment dans les zones rurales. Aussi renforcer les stages de qualification pour aider les jeunes », a recommandé le colloque en conclusion.

« Il faut que les politiques s’assument en prenant de bonnes décisions qui reflètent nos valeurs socioculturelles et économiques », ont conclu les experts du CERM et collaborateurs au colloque. Aux dires d’Ismaïla Lah, responsable au CERM, ces recommandations seront documentées et envoyées à qui de droit. A savoir les départements ministériels concernés et les hautes autorités politiques du pays.

 

Koureichy Cissé

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