Relance économique : Des efforts certains, des attentes aussi !

Si la crise sécuritaire a plombé la santé économique et financière du pays, les autorités de la Transition ne cessent de déployer des efforts colossaux la relance…

22 Juin 2026 - 10:32
22 Juin 2026 - 09:43
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Relance économique : Des efforts certains, des attentes aussi !

Lors d’une récente rencontre des comptables et financiers du pays, les hauts responsables n’ont pas manqué de souligner les efforts en cours. Ceux-ci passent par des réformes courageuses, dont les effets sont réels, en dépit des nombreuses attentes des populations.

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances, Alousseini Sanou, d’importants acquis sont enregistrés, suite à ces réformes de relance des finances publiques du pays. Ces réformes, dira-t-il, sont mises en œuvre par le Gouvernement afin de préserver la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Mali et de renforcer la stabilité budgétaire ainsi que la soutenabilité de la dette publique. « Ces performances sont corroborées par les résultats enregistrés au titre de l’année 2025, marquée par le respect des trois critères de premier rang du Pacte de convergence de l’UEMOA, à savoir :

Un déficit budgétaire global de -1,6 % du PIB, largement inférieur à la norme communautaire fixée à -3 % ;

un taux d’inflation de 2,3 %, inférieur au plafond communautaire de 3 %; un encours de dette publique représentant 41,8 % du PIB, nettement en dessous du seuil communautaire de 70 %. », a-t-il souligné.

Pour l’argentier de l’Etat, dans un contexte caractérisé par la raréfaction des appuis budgétaires extérieurs et des exigences croissantes en matière de financement des politiques publiques, la mobilisation optimale des ressources intérieures s’impose plus que jamais comme un enjeu majeur de la gestion de la trésorerie de l’État. Avant de préciser que l’efficacité de cette gestion repose sur l’existence d’un dispositif institutionnel et organisationnel robuste, capable de garantir une planification rigoureuse, une allocation efficiente des ressources et une maîtrise permanente des équilibres financiers.

Pour sa part, le Directeur Général du Trésor et de la comptabilité publique, Siaka Samaké, mettra l’accent sur « la mobilisation accrue des ressources intérieures ».  Celle-ci revêt, a-t-il indiqué, une importance capitale pour la gestion de la trésorerie publique.  « A ce titre, je voudrais souligner que les importantes réformes engagées … ont permis une augmentation substantielle des ressources en 2025, favorisant ainsi une gestion optimale de la trésorerie de l’Etat » Et de préciser qu’au titre de l’exercice 2025, les efforts de paiement de la dette intérieure se sont chiffrés à 1 587,1 milliards de FCFA.

« Grâce à ces efforts, le stock des instances de paiement au Trésor s’est établi, à fin décembre 2025, à 308,9 milliards de FCFA, contre 503,4 milliards de FCFA à fin décembre 2024.

La poursuite de ces efforts de paiement courant le premier semestre 2026 a permis de ramener le stock des instances de paiement au Trésor, à date, à 231,5 milliards de FCFA, contre 475,6 milliards de FCFA à la même période en 2025. Dans ce stock, le montant des mandats au titre de 2025 s’élève à 34,9 milliards de FCFA, dont 14,3 milliards de FCFA pour les opérateurs économiques », a-t-il détaillé.

Avant de rassurer que, les dispositions sont prises, afin de « réduire progressivement les délais de paiement au Trésor. »

Pour le Directeur Général du Trésor, pour maintenir cette dynamique, il faut poursuivre les efforts de mobilisation accrue des ressources intérieures. A cet effet, une importance capitale est accordée à la digitalisation des services publics, notamment ceux chargés de l’assiette et du recouvrement. Avant de rassurer sur l’engagement solennel des comptables publics, à se « conformer aux lois et règlements qui ont pour objet d’assurer l’inviolabilité des règles et le bon emploi des fonds publics ».

Mais, il faut signaler qu’en dépit de ces efforts des autorités de la Transition, les populations ploient sous d’énormes difficultés existentielles. Il s’agit entre autres de la vie chère, de la crise énergétique, sans oublier le chômage dopé par les nombreux licenciements économiques dus aux grosses difficultés du secteur privé. Il urge que l’Etat envisage des actions d’envergure, notamment pour juguler les crises d’électricité et de carburant, mais aussi un allègement des charges fiscales, en vue de promouvoir le relèvement des entreprises. Sans cela, les réformes opérées pour la relance économique du pays risquent d’être faiblement ressentis par les ménages, les entreprises, donc par le peuple. Celui-ci a encore de fortes attentes sociales  sur lesquelles les plus hautes autorités doivent se pencher avec urgence.

 

Boubou SIDIBE/maliweb.net