Rencontre CNPM-BCEAO : Pour mieux connaître l’état de l’économie nationale

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Le Conseil national du patronat du Mali (Cnpm) et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) se donnent la main pour booster notre économie nationale à travers la promotion du secteur privé. Ces deux institutions viennent d’instaurer une rencontre semestrielle.

 

Cette deuxième rencontre co-présidée par le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, et le Directeur national de la Bcéao, Konzo Traoré, a eu lieu le jeudi 3 décembre 2015 au siège du Cnpm. Elle  intervient après celle tenue le 9 juillet 2015. C’est suite à une visite que le Directeur national de la Bcéao a indiqué au président du Cnpm que ce cadre de concertation a été mis en place entre ces deux structures dans l’intérêt de la Banque elle-même et du secteur privé malien. Ce cadre donne l’occasion d’aborder les contraintes enregistrées de part et d’autre sur les questions concernant le secteur financier et l’activité économique, de façon générale.

 

Au cours de cette rencontre, il a été question du financement des petites et moyennes entreprises et industrielles ; du bureau d’information sur le crédit ; des pistes de réflexion sur les orientations du dispositif d’appui envisagé par la Bcéao et de l’analyse de la conjoncture économique au Mali.

 

Pour le Directeur national de la Bcéao, Konzo Traoré, ces rencontres périodiques permettent non seulement  de mieux connaître l’état de l’économie nationale, mais également de faire connaître aux entreprises ce que la Banque centrale mène comme politique de soutien à l’activité économique et de recenser, le cas échéant, leurs préoccupations. Selon lui, il n’est pas dit que des solutions satisfaisantes et immédiates seront apportées à toutes les préoccupations soulevées. Mais dès lors qu’elles sont jugées pertinentes, elles sont prises en compte dans les analyses et peuvent déboucher sur des mesures ou des propositions de mesures à soumettre aux entités compétentes.

 

«Nous profitons aussi de ces rencontres pour sensibiliser par rapport à nos enquêtes dont les questionnaires vous sont adressés dans le cadre notamment de l’établissement de la balance des paiements et de l’analyse de la conjoncture. Les échanges portent aussi sur l’application de la réglementation des échanges, particulièrement sur le volet rapatriement des recettes d’exportation», a déclaré le Directeur national de la Bcéao.

 

Il a par ailleurs retracé les principales missions de la Bcéao qui sont, entre autres, de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire ; de veiller à la stabilité du système bancaire et financier de l’Uemoa ; de promouvoir le bon fonctionnement ; d’assurer la supervision et la sécurité des systèmes de paiement et de gérer les réserves de change officielles des Etats membres.

 

En outre, Konzo Traoré a rappelé que l’objectif de la politique monétaire menée aux termes des statuts de la Banque centrale est d’assurer la stabilité des prix. Il dira que sans préjudice de cet objectif, la Banque centrale apporte son concours aux politiques économiques visant une croissance saine et durable.

 

Aux dires toujours du Directeur national de la Bcéao, les taux directeurs fixés dans le cadre de la mise en œuvre de la politique monétaire servent d’index pour les Banques commerciales dans la détermination des taux de sortie des prêts au secteur privé. C’est pourquoi, dit-il, toutes les autres missions de la Banque centrale contribuent à réunir les conditions appropriées pour le déroulement de l’activité économique.

 

Le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, a rappelé que cette initiative de la Banque centrale montre qu’elle a parfaitement intégré dans sa vision le rôle prépondérant que joue le secteur privé en tant qu’acteur économique incontournable. «Je salue cet ancrage direct que vous établissez entre la Banque centrale et le secteur privé», a-t-il déclaré. Avant de déplorer l’intrusion et même l’ingérence du politique dans les relations entre le secteur privé et les structures techniques de l’Etat avec lesquelles il est censé collaborer. Cet état de fait, ajoute-t-il, est absolument contreproductif et relègue le secteur privé à un simple rôle de faire-valoir.

 

Diango COULIBALY

 

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