Question de droit : circulation routière, a quand la fin de la pratique échevelée des ralentisseurs «gendarmes couchés» ?

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Agencement chaotique des ralentisseurs : à qui la faute ?

La construction anarchique des ralentisseurs est de plus en plus à l’origine de nombreux accidents à Bamako, selon certains observateurs. Selon eux, cette situation s’explique par le manque de contrôle des autorités maliennes sur l’installation de ces ralentisseurs. Quelle est l’importance des ralentisseurs ? Quelles sont les conditions de mise en place des ralentisseurs ? Quelles sont les responsabilités dans l’installation de ceux-ci? Pour répondre à ces questions, la prévention et sécurité routière explique,

Le mot «RALENTISSEUR» ou «DOS D’ÂNE» n’est pas encore bien ancré dans le vocabulaire des Bamakois mais tous connaissent le «GENDARME COUCHÉ». Et pour cause , ils sont nombreux à se muer en architecte de circonstance ou en spécialiste des «TRAVAUX PUBLICS» (TP) pour dresser des obstacles dans les rues.  La sécurité routière est un objectif de base d’un pays, d’un gouvernement et d’une collectivité, et représente une attente forte de nombreux observateurs, par rapport au sujet. M. KEÏTA agent de la Mairie , nous donne la position de la Mairie en général et de sa commune en particulier , les ralentisseurs ne relèvent pas  de la compétence des Mairies ; malgré cela, M.KEÏTA a tenu à nous donner sa vision. Le ralentisseur ou dos d’âne de par sa définition est un moyen mis en place pour réduire la vitesse des automobilistes, selon notre interlocuteur, installer un ralentisseur n’est pas un mal en soi ; mais faire de façon anarchique et sans respecter la loi et les règlements est un problème. Aujourd’hui nous assistons à la poussée des « gendarmes couchés » comme des champignons, selon une étude, il y a  plusieurs types de ralentisseurs dont  principalement les dos-d’âne et de type trapézoïdal.

L’objectif est d’assurer le ralentissement des automobiles et de rendre bien lisible la circulation, les panneaux de signalisations,  réduire la vitesse excessive des automobilistes et améliorer la sécurité des usagers, particulièrement celle de nos enfants.

  1. KEÏTA dira, que les mairies ne donnent pas l’autorisation d’installation des ralentisseurs ; mais elle est le passage de la procédure de demande , c’est-à-dire ceux qui souhaitent installer un ralentisseur en font une demande, déposer à la mairie de leur commune  respective afin de suivre son cheminement du gouvernorat à l’Agence chargée de la gestion des routes ,selon lui, la prolifération des ralentisseurs est un problème fondamental, qui  nous interpelle  tous, le gouvernement, les élus, nationaux, locaux, et  la société  civile.

Les collectivités locales (société civile) ne respectent pas la réglementation qui régit l’installation des ralentisseurs et dos d’ânes sur la voie publique, ces monticules abrupts et escarpés n’obéissent à aucune norme, hormis celle de l’improvisation et du manque de  savoir-faire. Il dira que le constat est amer, il y en a de toutes les formes, de toutes les tailles et dans les moindres tronçons de routes, y compris dans les endroits où il n’y a ni habitat ni écoles et souvent sur les autoroutes, les routes nationales, les rues (carrés) et les voies express. Il soulignera qu’il est difficile  de  fournir une statistique fiable sur le nombre de dos-d’âne ou autres  dans la capitale, les automobilistes ont l’impression d’en rencontrer partout

par ailleurs il dira que l’installation d’un ralentisseur réglementé ou non est fait pour amoindrir le taux d’accident qui ne fait  qu’augmenter de jours en jours , pour lui les conducteurs des engins ne respectent plus le code de la route , le respect des biens publics est bafoué. Selon lui, les parents ont démissionnés de l’éducation de leurs enfants. On constate aujourd’hui que les parents achètent les véhicules à leurs enfants sans se soucier de l’utilisation faites en son égard. En un mot l’incivisme grandissant règne partout aujourd’hui dans la circulation et  en ville. Un automobiliste nous confie que : « les ralentisseurs foisonnent dans toutes les routes. Nos voitures sont mises à rude épreuve, tant elles franchissent quotidiennement des dizaines de dos- d’âne. Un autre du nom de Awa BALLO dira que, nos autorités doivent ouvrir  leurs  yeux par rapport à la prolifération de ces ralentisseurs, de doter nos routes de moyens techniques tels que les feux de signalisation. Il n’est pas nécessaire de matérialiser les arrêts ou le ralentisseur de voitures par obstacles matériels, pour lui il faut revenir à une gestion plus censée de la circulation routière.

Par rapport au contrôle de la mairie sur les ralentisseurs dans les rues (carrés). M. KEÏTA dira que : la mairie à travers sa personne à  détruit certains ralentisseurs dans les quartiers et  sanctionné les installateurs. M.KEÏTA dira, qu’il regrette du sous-effectif et du manque de moyens de nos forces de sécurité ; qui ne ménagent aucun n’effort pour la circulation  des personnes  et des biens de la  population. M.KEÏTA demande aux  propriétaires  des établissements privés et public de revoir leurs choix qui n’est autre  qu’au bord des goudrons. Les établissements et immeubles proches des goudrons exposent  les élèves et les clients aux dangers de la circulation , pour terminer il demande aux gouvernements  de renforcer la capacité technique, matérielle de nos forces de sécurité et recruter de nouveaux agents ; d’être rigoureux dans la  mise en application du code de la route ; sensibiliser, informer la population sur le respect du code de la route particulièrement les piétons sur leurs passages ; créé une unité de police mobile chargée de la circulation afin de châtier les délinquants de la circulation.

La mauvaise installation des ralentisseurs ou « gendarmes couchés » dégrade nos routes et occasionne des pertes en vies humaines et joue sur les finances de l’Etat. Ces derniers répondent à l’excès de vitesse des usagers qui agressent leur sérénité quand ils n’arrachent pas tout simplement des vies avec leurs engins à deux, trois ou quatre roues.  Les «gendarmes couchés» sont des «ralentisseurs». Ce sont ces monticules de terre ou de bitume qui traversent les routes de part en part. Leur hauteur est fonction du degré de colère et de ras-le-bol au moment de leur érection par leurs concepteurs. Les ralentisseurs pullulent anarchiquement dans les «carrés» (rues) de Bamako. Ils sont généralement dressés lorsque les riverains d’un «carré» commencent à suffoquer sous les nappes de poussière ou lorsque   ces «Gendarmes couchés» sont réalisés dans la plus grande anarchie et nos autorités municipales se montrent totalement impuissantes.

                                                                                                             Mohamed SOGODOGO

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