Rencontre CMC- Port de Dakar : Bara Sadi rassure ses partenaires maliens

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Le Directeur général du Port autonome de Dakar, Bara Sadi, à la tête d’une importante délégation, a rencontré  les membres du Conseil Malien des Chargeurs (CMC). L’objectif était de rassurer ceux-ci avec des solutions à leurs doléances. Cette importante rencontre s’est tenue le jeudi 6 octobre à l’Hôtel Laïco de l’Amitié.

La rencontre, dans notre capitale, entre une forte délégation des autorités portuaires de Dakar, avec à sa tête le DG Bara Sadi,  et les membres du Conseil Malien des Chargeurs, fait suite à une première rencontre qui s’est tenue il y a à peine une semaine à Dakar. Au cours de celle-ci, la délégation malienne, sous la conduite du Président du CMC, Ousmane Babalaye Daou, avait présenté un certain nombre de doléances aux autorités portuaires sénégalaises. Il s’agissait très exactement des difficultés constatées dans le traitement et l’acheminement des marchandises à destination du Mali. Le Directeur Général du Port autonome de Dakar avait alors promis de venir lui apporter les réponses à ces doléances ici, au Mali.

Effectivement, Bara Sadi, qu’accompagnaient le Directeur de la douane du Sénégal, le Colonel Jean-Baptiste Diouf, et les responsables de toutes les structures intervenant dans la gestion de ce port, n’est pas venu les mains vides. Aussi a-t-il déploré d’entrée de jeu, le fait que, dans le cadre de sa modernisation, la Douane du port de Dakar ait installé un système informatique dont l’entrée en fonction a entraîné des dysfonctionnements. Conséquence, les opérateurs, aussi bien Maliens que Sénégalais, ont été victimes de frais indûment perçus. Lesquelles sommes, a-t-il assuré, seront entièrement remboursées.

Le Colonel Jean-Baptiste Diouf, emboîtant le pas à Bara Sadi, a lui aussi reconnu qu’à un certain moment il y avait eu dysfonctionnement. Il a donc tenu à rassurer les opérateurs économiques maliens: le système est entièrement fonctionnel depuis le 1er août 2011. Avant de soutenir «ce système, entièrement informatisé, offre d’énormes avantages pour faciliter les opérations d’importation. Il permet de cartographier les navires dès le port d’embarquement, de bien gérer les manifestes et, surtout, de pouvoir faire les déclarations avant que le bateau n’arrive même au port de Dakar». Ce qui, selon lui, permet de gagner beaucoup de temps par rapport au dédouanement.

Concernant la période de dysfonctionnement, il dira: «les autorités du Port ont décidé d’une régularisation, en demandant aux importateurs d’apporter la preuve que leurs marchandises ont transité par lui pendant la période incriminée». Les Maliens ont exigé que cette décision soit soutenue par une note écrite. Une demande que le DG du port de Dakar a acceptée, avec la promesse de rédiger une note qui prendra effet à partir du 12 octobre. Entre autres décisions prises sur demande de la partie malienne, lors de la rencontre: prolonger le délai de la franchise, qui passe de 23 à 30 jours et prendre des dispositions pour revoir le sens de chargement des containers.

Le Directeur général du Port de Dakar a reconnu que les frais d’escorte sont élevés par rapport à d’autres corridors, mais que leur diminution requiert des procédures. Donc, malgré une forte insistance du CMC, les Sénégalais n’ont pas accepté pour le moment de réduire ces frais, qui vont de 50 000 à plus de 100 000 FCFA. Bara Sadi a, une fois de plus, rassuré ses partenaires maliens,  avant d’exprimer son optimisme à trouver des solutions à chaque fois que cela sera nécessaire, à travers un dialogue franc et constructif.
Pierre Fo’o Medjo

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