En un mot : Affaire Birama Touré : un mystère de la République

27 Jan 2017 - 06:20
Mis à jour: 10 ans
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En un mot : Affaire Birama Touré : un mystère de la République
Dramane Aliou KONE
Il y a un an, précisément le 29 janvier 2016, le peuple malien apprenait avec stupeur la disparition de Birama Touré, journaliste-reporter à l’hebdomadaire "Le Sphinx" au moment où le confrère s’apprêtait à convoler en justes noces. Un an après, aucune nouvelle de Birama Touré. L’enquête ordonnée est, semble-t-il, morte de sa belle mort et les supputations vont bon train sur cette affaire qui, à s’y méprendre, reste l’un des grands mystères de la République du Mali. Birama Touré a-t-il été tué ? A-t-il fugué délibérément ? Où est-il encore séquestré quelque part ? Mystère ! Et tous ceux qui suivent l’affaire de très près ne cessent de s’interroger. Une certitude cependant : malgré l’insécurité, malgré la faiblesse des moyens de l’Etat, il nous paraît inadmissible aujourd’hui, surtout avec l’éclosion des nouvelles technologies, qu’un citoyen disparaisse sans laisser le moindre indice et dans l’indifférence de l’Etat. C’est là que le bât blesse parce qu’il est du devoir de l’Etat d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Or, les services compétents maliens donnent l’impression de s’en laver les mains. La presse devra s’unir pour lever le mystère sur l’affaire Birama Touré. DAK

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Commentaires (10)

User
PRESIDENT
PRESIDENT 10 ans
C'est a vous les journalistes de mettre la pression sur l’état en mettant la photo de birama toure sur chaque revue tous les jours sinon l'affaire sera classé.
(V.)
(V.) 10 ans
Désormais, tout soi-disant journaliste doit avant tout apprendre à faire la différence entre journalisme (rapporter des faits réels du jour) et la diffamation (coller à autrui, notamment aux autorités, des avis personnels déplaisants, non vérifiables). Sinon c'est la mort et l'enfer. À bon entendeur ... (V.)
TOURE
TOURE 10 ans
Il ne s'agit ni de presse écrite, ni de radio ou télé. La presse dans son ensemble est une honte. Depuis la disparition de ce monsieur, la presse Malienne est comme frappé d'interdiction de parler, comme si elle était muselée sur le sujet. Ce ne sont pas avec des petits billets récurrents de ce genre qu'on rappelle au bon souvenir de l'affaire. Des marches doivent être entreprises, pousser l'état jusque dans ses derniers retranchements pour le contraindre à engager les actions nécessaires pour retrouver l'homme en question, mort ou vif. Il y'a beaucoup de façons de faire que de d'écrire de temps en temps de courts messages de rappel de ce genre. Y'a les sit-in, les marches, les grèves et autres choses. C'est ainsi avec les grandes gueules qui ne sont forts que dans la médisance. Ce n'est certainement pas de cette manière que l'état va bouger les fesses pour retrouver ce journaliste. Mais, que chacun attende son tour, et ce jour là, ne venez pas demander où est passée la solidarité journalistique.
Sonjata
Sonjata 10 ans
La preuve que les journalistes maliens ne savent que produire des articles sur les séminaires, les atéliers, etc. C'est les organisateurs eux-mêms qui leur donne un support écrit qu'ils publient ensuite intégralement. Ils ne peuvent faire la moindre enquête. Pourquoi? Parce que leur vocabulaire est si pauvre qu'il fait moins de 5 000 mots. Ce sont des perroquets!!!!!!!!!!!!!
Deleuze
Deleuze 10 ans
Merci pour ce billet. En tant que simple humain, j'ai du mal à concevoir qu'un journaliste disparaisse comme ça dans des conditions troubles et que ça n'emeuve personne. Arretons l'hypocrisie. Ce Monsieur a tout simplement été liquidé et ce crime ne doit pas rester impuni. A cause du pouvoir on va jusqu'à eliminer des personnes... Allah Akbar! Maliens ayé wili, l'heure est grave!
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