Edito : Le produit, pas l’emballage
Le Comité Militaire de Suivi de la Réforme de l’Armée - pour faire court - est né. Exit le Cnrdre ? Sans doute. Mais l’objectif c’est rendre fluide le retour à la légalité puis de fédérer les expertises et les solidarités pour réussir une transition qui laisse filer le temps et les priorités. Il ne peut pas s’agir de proposer un nouvel emballage pour le même produit. Et il est temps pour le Capitaine Sanogo et ses camarades de ne plus être vus en obstacles mais en catalyseurs d’une meilleure démocratie servie par une armée républicaine. Ainsi donc l’accord-cadre est une fois de plus.
[caption id="attachment_49332" align="alignleft" width="150" caption="Adam Thiam (Le Républicain)"]
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C’est ce même accord qui permit la démission du président sortant, l’investiture du président intérimaire, la désignation d’un Premier ministre de pleins pouvoirs et l’amnistie des événements liés au putsch du 22 mars. Si tout avait marché comme prévu, le deal aurait été salué. Sans être orthodoxe puisqu’il légitimait une junte. Mais il y eut les événements du 30 avril et du 21 mai, et entre les deux les tergiversations de la Cedeao. Il y eut surtout l’application scandaleuse d’une disposition vitale de l’accord-cadre qui misait sur les indispensables leviers de la concertation et du consensus.
Car au nom d’une révolution portée par des légitimités contestables, d’un appel d’air sociologiquement compréhensible mais perverti et d’un agenda revanchard, un gouvernement du fait accompli est formé. Erreur révélatrice d’un criard déficit de sens politique ou plan machiavélique de confiscation de la démocratie pour laquelle le sang des Maliens a été versé il y a vingt et un ans, des acteurs utiles au retour effectif à la légalité constitutionnelle sont transformés en spectateurs.
Et mis en quarantaine parce que l’on a fait de la politique partisane une lèpre. Pourtant Att n’était d’aucun parti, or il est chargé de tous les maux aujourd’hui. Ensuite ce pays doit ses progrès majeurs à l’action politique. Peu importe d’où il vient et qui il est Cheick Modibo Diarra est aujourd’hui un politique.
Peu importe pourquoi et comment il a fait son putsch, le Capitaine Sanogo est un politique. Il n’est point de cité sans politique. Donc halte à la stigmatisation. La vénalité et l’exemplarité ne sont l’apanage d’aucune catégorie. Et chacun est nu sous ses habits. Qu’on ne vienne pas tromper le pays au nom d’une illusoire virginité morale. Les denrées essentielles à cette transition restent l’expérience et la sincérité démocratique des acteurs. De tous les acteurs.
Adam Thiam
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C’est ce même accord qui permit la démission du président sortant, l’investiture du président intérimaire, la désignation d’un Premier ministre de pleins pouvoirs et l’amnistie des événements liés au putsch du 22 mars. Si tout avait marché comme prévu, le deal aurait été salué. Sans être orthodoxe puisqu’il légitimait une junte. Mais il y eut les événements du 30 avril et du 21 mai, et entre les deux les tergiversations de la Cedeao. Il y eut surtout l’application scandaleuse d’une disposition vitale de l’accord-cadre qui misait sur les indispensables leviers de la concertation et du consensus.
Car au nom d’une révolution portée par des légitimités contestables, d’un appel d’air sociologiquement compréhensible mais perverti et d’un agenda revanchard, un gouvernement du fait accompli est formé. Erreur révélatrice d’un criard déficit de sens politique ou plan machiavélique de confiscation de la démocratie pour laquelle le sang des Maliens a été versé il y a vingt et un ans, des acteurs utiles au retour effectif à la légalité constitutionnelle sont transformés en spectateurs.
Et mis en quarantaine parce que l’on a fait de la politique partisane une lèpre. Pourtant Att n’était d’aucun parti, or il est chargé de tous les maux aujourd’hui. Ensuite ce pays doit ses progrès majeurs à l’action politique. Peu importe d’où il vient et qui il est Cheick Modibo Diarra est aujourd’hui un politique.
Peu importe pourquoi et comment il a fait son putsch, le Capitaine Sanogo est un politique. Il n’est point de cité sans politique. Donc halte à la stigmatisation. La vénalité et l’exemplarité ne sont l’apanage d’aucune catégorie. Et chacun est nu sous ses habits. Qu’on ne vienne pas tromper le pays au nom d’une illusoire virginité morale. Les denrées essentielles à cette transition restent l’expérience et la sincérité démocratique des acteurs. De tous les acteurs.
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Haya 2Dans une crise, tout le monde est indispensable et ne discretite pas les gens. les grands intellectuels (grande universités) ont mis le pays a terre, laisser les moins instruits tenter leur chance...14 ansRépondreLike (0) -
Ben MohamedPour parler franchement, il faut reconnaître que le CNRDRE ne peut ténir aucun rôle technique dans le cadre d'un projet de reforme de l'Armée. Ne demandez pas au maitre du premier cycle de travailler dans (encore moins de piloter) un comité chargé de réfléchir sur la reforme de l'enseignement supérieur. l'homme qu'il faut à la place qu'il faut!14 ansRépondreLike (0) -
IDJOYOROFAOui, le Gouvernement CMD a rompu avec les pratiques politiciennes de nomination des ministres. Après 20 ans de cette pratique qui a enfoncé le Mali, je pense sincèrement que la majorité des Maliens ont apprécié ce choix. Jugeons maintenant ce Gouvernement à l'oeuvre. Celà dit, on ne peut pas dire qu'il n'ya pas de compétences dans les partis politiques. Les partis politiques ont été victimes en fait de la mentalité de prébendiers: nommer des pourris, souvent incompétents pourvu qu'ils volent les biens publics au profit du clan. Pendant cette période de disette, il est demandé aux politiciens de prendre leur mal en patience et d'accompagner la sortie de crise du Mali. Il leur est demandé également de faire amende honorable pour bénéficier d'une sorte de rédemption avant les futures joutes électorales. Quant au Gouvernement CMD, il faut qu'il s'investisse dans la concertation la plus large possible et qu'il tire le meilleur parti de toutes les ressources humaines compétentes et intègres. Qu'il veille également à limiter les mauvais signaux de revanchard que certains semblent déceler dans ses choix des cadres. Enfin, l'absorption/dissolution du CNRDRE parait une bien grosse ficelle. Attendons les réactions de nos partenaires...14 ansRépondreLike (0) -
kabako11A thiam Il n’ya pas d’intéressant à tirer dans cet article, quand l’auteur manifeste une incapacité notoire à faire une analyse responsable et digne d’un journaliste de la taille de celui qui intervient souvent sur RFI. C’est donc dire que le journaliste est l’image de ceux là qu’il critique dans son article. A mon avis ce sont les faits qui témoignent contre Att et Cie, ce ne sont pas les réalisations qui feront réanimer les morts de Aguel hoc et autres. Ces gens que tu considères comme acteurs utiles en spectateurs ont bénéficié du temps et du soutien pour faire ce que le pays est aujourd’hui. Sil est vrai que le pays va mal donc il faut trouver les remèdes en essayant avec d'autres. Cet ordre constitutionnel qui a amené le Mali a cédé la gestion sécuritaire sinon administrative des 2/3 de son territoire aux mains des terroristes, à travers l’accord d’Alger de 2006, n’honore nullement les martyrs de la démocratie, c’est déplorable que tu ne puisses pas voir cela. Enfin je ne suis ni pour ni contre X ou Y mais je suis pour ou contre le système et tant que les Maliens ne parviendront pas à faire la distinction entre homme système ne pays restera toujours en retard. Il faut juger les gens sur ce qu’ils font et sur qui ils sont.14 ansRépondreLike (0)-
kabako11A thiam Il n’ya pas d’intéressant à tirer dans cet article, quand l’auteur manifeste une incapacité notoire à faire une analyse responsable et digne d’un journaliste de la taille de celui qui intervient souvent sur RFI. C’est donc dire que le journaliste est l’image de ceux là qu’il critique dans son article. A mon avis ce sont les faits qui témoignent contre Att et Cie, ce ne sont pas les réalisations qui feront réanimer les morts de Aguel hoc et autres. Ces gens que tu considères comme acteurs utiles en spectateurs ont bénéficié du temps et du soutien pour faire ce que le pays est aujourd’hui. Sil est vrai que le pays va mal donc il faut trouver les remèdes en essayant avec d’autres. Cet ordre constitutionnel qui a amené le Mali a cédé la gestion sécuritaire sinon administrative des 2/3 de son territoire aux mains des terroristes, à travers l’accord d’Alger de 2006, n’honore nullement les martyrs de la démocratie, c’est déplorable que tu ne puisses pas voir cela. Enfin je ne suis ni pour ni contre X ou Y mais je suis pour ou contre le système et tant que les Maliens ne parviendront pas à faire la distinction entre homme et système le pays restera toujours en retard. Il faut juger les gens sur ce qu’ils font et non sur qui ils sont.14 ansLike (0)
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koussataRien ne peut fonctione tent que ses la junte qui est a la tete .CMD fait attention tu devien complies de rebelle CNDRE pourqoi vouloir creé une nouvelle comite .la democracie. Na pas ete invente par les maliens il ya pas de democracies a la maliens des comite qui nexite pas dans aucun nation du monde.la cominaute international demmend la dissolution de ceut groupe bandi tu, en creé un autre tu est suspect fait attention sinon tu payeras le prix.ne prenet pas le monde pour des dormeurs.14 ansRépondreLike (0) -
Sankaratom"Car au nom d’une révolution portée par des légitimités contestables, d’un appel d’air sociologiquement compréhensible mais perverti et d’un agenda revanchard, un gouvernement du fait accompli est formé. Erreur révélatrice d’un criard déficit de sens politique ou plan machiavélique de confiscation de la démocratie pour laquelle le sang des Maliens a été versé il y a vingt et un ans, des acteurs utiles au retour effectif à la légalité constitutionnelle sont transformés en spectateurs." Wao!!! Combien seront ceux qui liront ces lignes et les comprendront?14 ansRépondreLike (0)