Coopération éducative : Bamako célèbre la langue chinoise à travers le concours « Pont vers le chinois »

La capitale malienne a accueilli, le vendredi 22 mai 2026, la finale du concours international de langue chinoise « Pont vers le chinois »...

25 Mai 2026 - 01:39
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Coopération éducative : Bamako célèbre la langue chinoise à travers le concours « Pont vers le chinois »

La capitale malienne a accueilli, le vendredi 22 mai 2026, la finale du concours international de langue chinoise « Pont vers le chinois », un événement placé sous le signe du dialogue interculturel et du renforcement des relations sino-maliennes.

 La cérémonie a réuni plusieurs personnalités du monde diplomatique et éducatif, notamment l’ambassadeur de Chine au Mali, LI Xiang, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Savané Sy, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye et le corps professoral Le Lycée Askia Mohamed et de l’Institut Confucius.

Les rideaux sont tombés sur la 25e édition du concours international de langue chinoise destiné aux étudiants de l’Institut Confucius de l’Université Yambo Ouologuem, ainsi que sur la 19e édition du concours réservé aux élèves du secondaire. Au terme d’une compétition particulièrement disputée, la lauréate Mariam Dembélé représentera prochainement le Mali à cette grande rencontre internationale qui réunit chaque année les meilleurs étudiants du monde dans la maîtrise de la langue et de la civilisation chinoises. Au niveau supérieur, le concours a mis aux prises sept étudiants de l’Institut Confucius. Chaque candidat devait convaincre le jury, composé d’enseignants maliens et chinois, à travers des prestations artistiques, des présentations orales et des discours en langue chinoise.

S’agissant du secondaire, cinq élèves étaient en compétition. Ils ont également été évalués sur leurs prestations artistiques et leur capacité à s’exprimer en chinois. À l’issue des épreuves, l’élève Awa Diarra a remporté le premier prix.

Dans son discours, LI Xiang a mis en avant l’importance mondiale de la langue chinoise, qu’il a qualifiée de « porte d’entrée vers une civilisation millénaire ». Selon lui, apprendre le chinois ne permet pas seulement de découvrir l’histoire et la culture de la Chine, mais ouvre également des perspectives économiques et académiques considérables. Le diplomate a rappelé qu’à la fin de l’année 2025, l’enseignement du chinois couvrait déjà 212 pays et régions à travers le monde, avec plus de 200 millions d’apprenants et d’utilisateurs. Il a également souligné que cette année marque le 80e anniversaire de l’adoption du chinois comme langue officielle des Nations Unies, symbole de l’influence croissante de cette langue sur la scène internationale. Pour l’ambassadeur chinois, ce concours constitue bien plus qu’une simple compétition linguistique. Il représente une plateforme de rapprochement entre les peuples malien et chinois. Il a exhorté les jeunes participants à devenir des héritiers de l’amitié sino-malienne et des acteurs du partenariat stratégique entre les deux pays.

Prenant la parole à son tour, Dr Savané Sy a insisté sur la portée symbolique du concours. Le Lycée Askia Mohamed devient ainsi, selon lui, un véritable « pont » entre le Mali et la Chine. Il a rappelé que les relations entre les deux nations remontent aux années 1960 et qu’elles se sont renforcées au fil des décennies dans les domaines économiques, culturels et universitaires.

De son côté, Pr Boureima Kansaye a salué l’engagement constant de la Chine aux côtés du Mali, notamment dans le secteur universitaire. Il a particulièrement évoqué la construction de l’Université de Kabala, qu’il considère comme l’une des meilleures cités universitaires d’Afrique de l’Ouest. Le ministre a également mis en avant la capacité des élèves maliens à apprendre rapidement une langue étrangère comme le chinois. Pour lui, cette expérience doit inspirer le Mali dans la promotion des langues nationales au sein du système éducatif. Il a plaidé pour la mise en place de classes pilotes d’enseignement en langues nationales dans les établissements scolaires et universitaires.

Dans le même registre, le proviseur du Lycée Askia Mohamed, Aboubacar Issa Sanogo, le recteur de l’Université Yambo Ouologuem , Pr Belco Ouloguem ainsi que l’inspecteur de l’éducation et spécialiste de la langue et de la civilisation chinoises, Fayéra Sissoko, ont tour à tour évoqué l’importance de l’apprentissage du chinois. Ils ont souligné que ce concours vise à évaluer les compétences linguistiques des élèves et étudiants maliens tout en favorisant l’ouverture culturelle. « Je demande aux lauréats d’aller honorer dignement le Mali sur la scène internationale », a insisté Fayéra Sissoko.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance conviviale, marquée par des prestations culturelles et des démonstrations linguistiques des candidats, illustrant la vitalité des échanges culturels entre le Mali et la Chine.

 Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net