Université : Le SNESUP Suspend sa GRÈVE, mais fixe des délais précis pour la satisfaction de trois doléances.

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Le forcing du Premier ministre pourrait finalement payer. Même si les professeurs de l”enseignement supérieur dont il avait rencontré les responsables syndicaux la semaine dernière (voir l”Essor du 31 janvier) n”ont pas levé définitivement leur mot d”ordre de grève, à l”issue d”une réunion qu”ils ont tenue hier matin à l”École nationale des d”ingénieurs, ils ont cependant décidé de suspendre leur mouvement si certaines conditions étaient satisfaites.

Parmi celles-ci, trois au moins sont capitales aux yeux des grévistes. La première est la signature du décret allouant une indemnité de logement au personnel enseignant de l”enseignement supérieur et aux chercheurs relevant de l”éducation nationale. Pour cette doléance, les grévistes avaient demandé 100 000 Fcfa. Ils ont finalement accepté la contre proposition de 50 000 Fcfa faite par les autorités. Cette acceptation est toutefois assortie d”un délai d”exécution fixé au 28 février, donc à la fin de ce mois.

Les grévistes tiennent aussi à la satisfaction de tous les points d”accord consignés dans leur déclaration du 18 juillet dernier. Il s”agit de la prise en compte d”une multitude d”arrêtés et de décrets portant, entre autres, sur la transposition des professeurs nommés par décret n¡Æ06-036/P-RM du 31 janvier 2006, le règlement intérieur de la commission nationale d”établissement des listes d”aptitude (CNELA) etc.

Dans ce lot, certains points ont connu un règlement total. D”autres tels le décret additif de nomination aux fonctions de professeurs et celui réglementant les tâches liées aux examens restent à satisfaire. Les grévistes fixent au 10 février, donc à la fin de cette semaine, le délai de rigueur pour la satisfaction de cette doléance.

Le règlement de tous les organes statutaires d”administration de l”ex-FSJE, au plus tard le 31 mars prochain, constitue le 3è point à satisfaire. Il s”agit de l”élection des doyens pour la faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) et celle des sciences économiques et de gestion (FSEG), nées de la scission de la FSJE. Depuis les événements qui ont entraîné la révocation du doyen Antoine Camara et son adjoint Alpha Oury Pléa en novembre 2004, l”ex-FSJE est régie par une administration provisoire.

L”extinction définitive du mouvement de grève des professeurs du supérieur dépendra donc de la satisfaction -dans les délais fixés- de ces trois conditions. Pour l”heure le secrétaire général du Syndicat national de l”enseignement supérieur, Abdoul Mallé, rencontré hier à la Faculté des sciences et techniques (FAST), se refuse à tout commentaire. "Nous sommes toujours en négociation et nous ne saurons vous dire que tout est fini ou non. Tout dépendra du traitement que réserveront les autorités à nos exigences", a-t-il dit avant de préciser qu”il ne s”agissait que d”une suspension, le temps de voir si les délais seront respectés ou non.

Dans ces conditions, une ouverture des classes peut-elle être envisagée cette semaine ou la semaine prochaine ? Une question dont l”importance n”échappe à personne dans un contexte où le délai imparti pour sauver l”année scolaire, se réduit dangereusement et où chaque jour compte, désormais.

C. DIAWARA

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