Présidentielles de juillet 2013 : Report imminent

23 Avr 2013 - 08:21
Mis à jour: 13 ans
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Ce ne sont pas les seules déclarations d’intention du président intérimaire qui permettront d’organiser les élections présidentielles  en juillet 2013. Et pour cause.   Diango_DioncoundaxxAu delà des déclarations de foi, rien ne permet, à l’heure actuelle  de confirmer  la tenue effective des élections présidentielles maliennes en juillet 2013. A l’origine de ce constat, le marché relatif à la carte du numéro d’identification national communément appelée NINA. C’est seulement en fin de semaine dernière que le dossier d’attribution dudit marché a été ficelé. Reste à être exécuté par l’opérateur choisi  sur appel d’offre à concurrence.   Bien entendu, ce n’est pas à Bamako que l’opération sera menée, mais bien ailleurs, où existe l’expertise en la matière. En clair, le facteur temps sera déterminant dans la suite des opérations. Ajouter à cela, l’impérieuse nécessité des corrections à effectuer sur le fichier avant l’attribution des cartes aux titulaires.   Outre les contraintes  techniques liées à cette opération (seulement un peu plus de trois mois nous séparent de la date butoir de juillet 2013), le processus de distribution des cartes en question risque, à son tour, d’accentuer le retard.   Pour des raisons de transparence, le gouvernement a décidé procéder  à la distribution des cartes (NINA) à titre individuel et non par personnes interposée, par village, fraction, quartier, ambassade ou consulat. En clair, la présence physique du citoyen est exigée pour l’accès au document.   Pour la petite histoire, à la date du 15 février 2013, ce sont 6,8 millions de personnes qui avaient leurs photos dans la base de données du RAVEC sur la base duquel, la carte NINA sera conçue. Et il restait celles de 350.000 autres personnes. Bref, ce sont presque 7 millions de maliens auxquels, l’ont doit individuellement remettre les cartes dans un délai minimum de 3 mois. Et ne parlons pas les éventuelles corrections  consécutives aux réclamations  et omissions. Et dire que les fameuses cartes ne sont même pas encore confectionnées.   Aussi, ces cartes  dites biométriques donc fiables, laissent cependant apparaître des failles: le bureau de vote du détenteur n’y est pas identifié;  le support juridique, qui est un élément indispensable est faible (nationalité, identification et l’adresse des parents)… Toutes choses susceptibles de constituer des marges d’erreurs à corriger éventuellement.   Nul n’ignorant la situation actuelle dans le sahel, l’on se demande alors comment le gouvernement parviendra, dans un délai aussi court, à concevoir, corriger et remettre  individuellement lesdites cartes à leurs titulaires. Les distribuer par personnes interposées (chefs de famille, de quartiers, de fraction, etc.) ne sera pas sans risque de détournement, de trafic et à l’origine d’éventuelles fraudes lors des scrutins. Et Signalons à propos, que plus 800.000 maliens sont aujourd’hui réfugiés dans les pays voisins  (Burkina, Niger, Mauritanie, Algérie…). Il est question de les retrouver et leur remettre physiquement leur document à titre individuel.   A la lumière de toutes carences, nombreux sont parmi les acteurs et partenaires qui émettent désormais des réserves sur le respect des délais du juillet 2013.   A la faveur de la réunion du Groupe de contact et de suivi en fin de semaine dernière à Bamako, le ministre des Affaires étrangères du Niger,  M. Mohamed Bazoum,  après l’annonce de la date de juillet 2013, par le président intérimaire  du Mali, a tout simplement laissé paraître un certain doute : « Aujourd’hui, il y a eu une certaine substance dans l’information, relativement aux élections, qui nous a été donnée, pas plus. Mais évidemment, entre les exposés que l’on peut faire et la situation réelle, il se peut qu’il y ait un décalage. »   Pour sa part,  le premier ministre Django Cissoko, a, dans son discours du 25 Mars 2013, à l’occasion de la première réunion du comité de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route pour la transition, indiqué que « le Gouvernement est déterminé à organiser ces élections à la période (juillet 2013)… Toutefois, je crois ne contrarier personne ici en disant que la libération totale des zones occupées et leur sécurisation, dans un délai très court, ainsi que la mobilisation à temps des ressources financières nécessaires à la tenue de ces élections restent des défis majeurs à relever… ». La subtilité est, ici, de mise.   Et quant au président par intérim  de l’Assemblée Nationale, le prof. Younous Touré, dans son discours d’ouverture de la session parlementaire de ce mois d’avril, il dira : «Pour nous, l’organisation des prochaines élections ne peut être un facteur de paix et de stabilité que si celles-ci concernent l’ensemble du territoire national et qu’il n’y ait pas un seul pan de notre territoire aux mains des assaillants».   Il nous revient que la CENI non plus, n’est pas optimiste quant au respect de la date de juillet 2013. En définitive, tout porte à croire que la date indiquée sera revue.   B.S. Diarra

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Commentaires (12)

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Nassigue
Nassigue 13 ans
Loin de vouloir les elections présidentielles bacclées comme certains veulent nous faire croire. Mais aucun Malien n'a intérêt au report.Ils faut que les maliens apprennent à déjouer les tapages médiatiques et intoxicantes de certains politicards.Il faut qu'on s'habitue à y aller avec les difficultés tout en se perfectionnant en cours de route.Il faut qu'on accepte que même en temps normal ces nordistes ne votent pas comme les gens le pensent.Il faut qu'on accepte que même en temps normal les regions de Sikasso, Segou et Koulikoro peuvent faire gagner un candidat contre toutes les régions du nord en terme de nombre de votants et de densité. Les statistiques sont très simples pour ceux qui veulent comprendre. D'ailleurs les déplacés sont localisés et peuvent voter dans leur lieu de résidence. D'aucuns utilisent la crise pour polluer l'atmosphère sociale et politique.Il est bon qu'on avance que de rester sur place et faire des tapages sans issues.ça ne peut que favoriser une eventuelle .
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Il faut une organisation reflechie et bien organisee. C'est faisable mais il daut s' y mettre a fond sinon pour quoi pas en Septembre juste pour petit pour nos deplaces et leur reinstallation. On ne pense a trop a eux. C'est ce qui me desole.
TOTO
TOTO 13 ans
Les elections de 91 ont été un plus grand defi que cette année. Le nom des electeurs a meme été ecrit à la main sur des cahiers de première année en 91. Il n'y a pas de porte à porte prevu pour livrer les carte d'electeur. Le citoyen trouvera sa carte à son bureau de vote. Comme il a l'habitude de trouver son nom la bas. Si la carte electreur n'est pas prete, il faut simplement avoir une piece d'identité. Le seul defi reste la volonté de faire les elections. Même dans un siecle le fichier electoral ne pourra être parfait. Qu'on te le dise ou pas, le fichier electoral est constamment en traitement. À chaque fois que tu passe à la mairie, pour un mariage, un decès, une naissance etc.
Niyefôkoyesegou
Niyefôkoyesegou 13 ans
Deux cancres, deux irresponsables, deux nécessités, deux faibles ....pauvre de nous!!!!
andre samake
andre samake 13 ans
Avec ou sans Kidal il faudra aller aux élections pour mettre fin aux incertitudes d'une longue transition car cette paix et cette sécurité deviennent un rêve et ne sont imminentes.
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