Braquage à Baco-Djicoroni ACI : La victime succombe suite à ses blessures

    6

    Victime d’une attaque à main armée et dépossédé de sa moto Djakarta à Baco Djicoroni ACI, KT dont nous lui présentons par ses initiales  a succombé suite à ses blessures.

    «Il n’ya jamais de sécurité parfaite », dit-on. Les environs du centre de formation de l’ENA au quartier résidentiel Baco Djicoroni ACI sont devenus une zone dangereuse pour les paisibles citoyens.  Karim Traoré a fait les frais l’autre jour. Vers 20h, selon les témoins, il quitte sa famille pour récupérer ses habits chez son blanchisseur. A son retour, il a croisé deux jeunes garçons qui lui tendent  un guet- apens. Les deux malfrats arrivent à lui coincer sur sa moto Djakarta et lui forcent de s’arrêter. Ils lui demandent de descendre et les remettre les clés de sa moto et son téléphone portable. Il s’exécute rapidement. Voulant s’éloigner, lui arrachèrent ses habits blanchis et l’ont tiré à bout portant. Ce dernier reçoit des balles au niveau de sa cuise. Il s’écroula au sol à quelques mètres d’un éclairage public.

    Les passants lui secoururent et appelèrent à sa famille, avant de lui faire transporter par une ambulance de la protection civile à l’hôpital Gabriel Touré, puis à la clinique « Le serment » où il a subi l’intervention chirurgicale le mardi dernier qui lui coûtera le prix de trois motos Djakarta.

    Le lendemain mercredi dernier au même endroit, une autre scène s’est reproduite à deux rues d’intervalle où les populations déchainées sont sorties rapidement à la suite. Elles ont pu mettre la main sur un jeune en possession d’une arme. Elles l’ont tabassé à mort.

    Finalement, Karim Traoré a rendu l’âme suite à ses blessures. Son enterrement a eu lieu le dimanche 9 décembre dernier au cimetière de Niamakoro.

    Cette situation interpelle les autorités maliennes notamment celles en charge de la sécurité. Selon de nombreux observateurs, le manque de collaboration entre les familles et les forces de sécurité met à rude épreuve les efforts déployés sur le terrain pour circonscrire l’insécurité de plus ou moins grandissante dans la ville de Bamako. L’urgence d’une stratégie s’impose face au phénomène nuisible comparant à une maladie qui tue plus réellement que d’autres maladies. Mais les observateurs de cette malheureuse scène pointent du doigt sur la mauvaise gouvernance qui impacte et menace la libre circulation des  personnes au nez des autorités de la république.

    Salif Landouré

     

     

     

    Commentaires via Facebook :

    6 COMMENTAIRES

    1. Toutes ms condoléances. C’est vrai que le français n’est pas notre langue maternelle, n’empêche qu’un effort doit être fourni pour s’exprimer correctement.
      N’oubliez pas que des élèves et étudiants peuvent lire ce genre d’articles, et bonjour les dégâts!
      Soyons plus sérieux et plus rigoureux!

    2. Voici les vrais problèmes du Mali……. une éducation morte depuis 30 ans qui forme des journalistes stupides…… une insécurité grandissante et silencieuse face à laquelle le gouvernement dort!!!!!!!!

    3. Mes condoléances a la famille de Karim. Que son âme se reposes en paix éternelle. Bamako n’est plus loin de JOHANNESBURG et SOWETO. Les gens doivent se réveiller et prendre leur disposition d’auto-défense face a ces braqueurs et cambrioleurs qui les attaquent nuit comme jour! Nos stations de police sont remplies des déclarations sans- suites, pendant que les bandits criminels occupent le terrain a BAMAKO sans aucune inquiétude, car ils rencontrent zéro confrontation avec la police lors de leurs opérations. Le système de sécurité urbaine installé par le Gal Salif Traore ne fonctionne pas et les bandits armes de Bamako n’ont jamais été aussi a l’aise et riches….
      En plein état d’urgence les gros cambrioleurs (qui les connait exactement… si ce ne serait pas des éléments coquins de certains corps…?) sortent entre 3h et 4h du matin en 4×4 fumées SANS PLAQUES pour aller casser les domiciles des paisibles citoyens avec de machines scieuses lourdes portées par 2 personnes. La POULE-LISSE, pardon, POLICE de Gal Salif est nulles part a les confronter …nulle part! Tant que la police malienne restera sans épine face a ces bandits, tant que elle ne fera pas recours a l’abattage directe de ces bandits dans leurs 4×4 sans-plaques en violation d’état urgence(a l’instar d’une unité anti-criminalité de police ivoirienne de l’époque), tant que cette police moue habituée aux jeux faciles d’évitement et de cache cache ne confrontera pas ces bandits et l’emporter (comme le proverbe bambara dit: “deux hippopotames mâles ne coexistent pas dans une seule rivière” ), la situation va s’empirer et Bamako sera une zone de la terreur…et la population pourrait réagir de façon très brutale tôt ou tard…car il y en aura marre de cette police payée pour ne rien sécuriser. J’espère qu’ on a pas au moins oublié FANA comme modèle pilote de ce que peut faire une population harcelée par les criminels sous le nez d’une poule-lisse, pardon, police incapable et sans épine!

    4. Mon cher Toto totorino,
      On n’a besoin d’être pédant ou excellent en français, car c’est la langue du colon et non la langue maternelle.
      Je pense que ce qui compte plus ici, c’est l’acte causé par les bandits et non les fautes grammaticales.
      C’est ma façon de voir les choses qui me dire ça!
      Que la terre lui soit légère!
      Seule la PENDAISON peut mettre fin à des actes pareils que commettent les malfrats en longueur de journée au Mali.
      Bien à vous!

    5. “…arrivent à lui coincer…”, “Les passant lui secourirent et appelèrent à sa famille”, “…et les remettre les clés…”. Vraiment au Mali c’est l’insécurité totale: les bandits assassinent la population et nos journalistes massacrent le français.

    REPONDRE

    Please enter your comment!
    Please enter your name here