Doctrines : EGAUX DANS LE MERITE

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    La période ayant précédé la révélation de l”islam est définie par les oulémas comme "l”époque de l”ignorance".

    Certaines des pratiques singulières caractérisant ces temps-là, se traduisaient entre autres, par le peu de considération portée à la femme. Le Livre sacré de l”islam indexera diverses manifestations de cette attitude de la société pré-islamique en différents passages : "Lorsqu”on annonce à l”un d”eux la naissance d”une fille, son visage s”assombrit, il suffoque, il se tient à l”écart, loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il conserver cette enfant, malgré sa honte, ou bien l”enfouira-t-il dans la terre ? – Leur jugement n”est-il pas détestable ?" (16-58) est-il dit. En un autre chapitre, la stigmatisation sera parfaitement explicite : "Quand le soleil sera obscurci, … et qu”on demandera à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée, … chaque âme saura ce qu”elle a présenté". (81-8)

    Au cours de son apostolat, le Messager (PSL) invitera ses contemporains à abandonner leurs anciennes pratiques. Mais les polythéistes le combattront avec virulence, déterminés à maintenir leur ligne en la matière. A cette époque, des révélations coraniques et divers épisodes de la tradition prophétique mettront en exergue l”estime et l”honneur que l”Islam reconnaît à la femme : "En vérité, Je ne perds pas l”œuvre de celui qui fait le bien, qu”il soit homme ou femme (…)" est-il dit notamment. (3-195) Malgré les entraves et autres persécutions, le message de l”islam progressera inexorablement, recueillant l”adhésion de populations de divers horizons.

    Les théologiens rapportent à cet effet, qu”un premier traité (au lieu-dit Aqaba) sera conclu par le Messager avec les nouveaux convertis de la cité qui l”a accueilli au terme de l”émigration. L”une des clauses de ce traité stipulait que les musulmans ne doivent pas tuer leurs enfants. En vue de la conclusion, l”année suivante, du second traité, des femmes feront partie de la délégation qui prit l”engagement de défendre le Prophète et l”islam.
    Les exégètes rappellent à ce propos l”égalité de l”homme et de la femme devant le Créateur suprême pour leur mérite : "Ceux qui font de bonnes actions, qu”ils soient hommes ou femmes, à condition qu”ils soient croyants, entreront au paradis (…)" (4-124), relève-t-on. Il est par ailleurs spécifié : "… Je ne laisse pas perdre l”action de celui qui, parmi vous, homme ou femme, agit bien. Vous dépendez les uns des autres…" (3-195)

    Il est en outre, fait référence à différentes catégories d”hommes et de femmes agissant en bien, accomplissant des œuvres louables, à qui sont promis le pardon et une grande récompense : "Musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, hommes et femmes dévoués, sincères, endurants, hommes et femmes qui craignent Dieu, qui font l”aumône, qui jeûnent, qui sont chastes, qui prient souvent Dieu, Dieu leur a préparé un pardon et le salaire sans borne". (33-35)

    A. K. CISSÉ

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