Fait divers : LE CONTRAT

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    Lasses de la violence du fiston maudit, la mère et les deux soeurs engagent des loubards pour le mettre hors d”état de nuire.
     
    Les jeunes marginaux des villes sont très souvent tentés par la consommation de produits dangereux pour "planer" et fuir la dure réalité du désoeuvrement. Sous l”emprise de ces substances hallucinogènes, ils sont capables de commettre les crimes les plus abominables. Au nombre de ces produits euphorisants on peut citer la colle à sniffer, le cannabis ou chanvre indien, ou encore haschich, une plante plus connue sous d”autres latitudes sous le nom de marijuana, d’herbe ou de chira. L”héroïne, la morphine et le crack se cherchent encore un chemin ici.

    Notre histoire du jour met en scène un jeune homme nommé Sériba. Il est l”exemple de l”indécrottable jeune drogué qui hante les rues de Bamako. Sériba vit avec sa mère Penda Sidibé. Il a deux grandes sœurs, Farima et Djénébou Sidibé. Son père n’étant plus de ce monde, le jeune homme joue au "seul coq de la basse-cour".

    Comme, dans nombre de familles où le père est absent l’éducation des enfants de Penda Sidibé laisse à désirer. Cette maman se bat pour sa famille mais plongée dans la recherche du "quotidien", elle n’a toujours pas le temps de veiller correctement sur sa progéniture. Les deux sœurs de Sériba ne sont pas encore mariées. Mais ces dernier temps, la chance semble sourire à Farima, qui fréquente un jeune homme moins âgé qu”elle. Comblée de bonheur par cette nouvelle rencontre, Farima, tient à ne pas décevoir ce beau parti qu’elle a tant attendu.

    Quand l’élu du cœur de la jeune femme arrive dans la famille Sidibé, Farima se met sur son "31", pour l’accueillir. Elle use de toutes les astuces de femme pour retenir son homme chez elle. Le programme propose du thé, de la viande. D”intenses coups d”éventail éloignent les moustiques du jeune homme. Souvent, des petits plats délicieux sont spécialement mijotés. Farima étale un petit matelas dans la cour pour permettre à son amant de digérer à son aise. Le jeune homme s’installe confortablement et Fatima pose souvent la tête sur ses genoux. Parfois les deux amoureux viennent s”asseoir à la porte dans un coin obscur. Et ils font comme tous les tourtereaux dans des circonstances aussi propices. Ils roucoulent.

    La maman Penda Sidibé voit d”un bon oeil cette relation. Elle aide même sa fille à consolider sa position. Mais paradoxalement l”amant de Farima ne plaît pas à "l”Homme de la maison". Le jeune Sériba juge, en effet, que le comportement de sa sœur et de son amant dans la cour de son père sont honteuses, outrageantes, voire déshonorantes pour leur foyer. Le toxicomane rumine son ressentiment et mûrit un coup pour manifester spectaculairement son mécontentement et dire ses quatre vérités au couple.

    Au jour choisi, le jeune homme s”est gavé d’alcool et de stupéfiants. Ainsi remonté à bloc il fait pleuvoir les injures les plus crues sur les autres membres de sa famille. Personne n’a été épargné. Quand la mère Penda a fait mine d”intervenir, Sériba a déversé sur elle les pires grossièretés qu”elle ait jamais entendues de sa vie. Depuis ce jour la rupture est consommée entre Sériba, l”enfant maudit, et ses parents.

    Au fur et à mesure que la relation se consolidait entre Farima et son amoureux, le jeune Sériba, lui, s”éloignait de sa famille. La mère et ses deux sœurs ne pouvaient lui pardonner ses esclandres. N’étant pas assez fortes pour attaquer de front ce potentiel fou furieux, les trois femmes de la maison embauchèrent des gros bras pour lui flanquer une bonne correction. Elles louèrent ainsi les services de deux jeunes loubards costauds à 15 000 Fcfa avec la mission suivante : "Prenez-le ! Battez-le ! Qu’importe s’il meurt par la suite".

    Malheureusement pour les commanditaires, les deux exécuteurs ont eu peur des conséquences du contrat proposé. Ils sont allés au 4è arrondissement de police pour dénoncer l”agression que Penda et ses filles projetaient contre le marginal Sériba. Aussitôt, le commissaire Moumine Sery a chargé son chef de brigade de recherche, l”inspecteur "Dracula", de faire la lumière sur cette affaire. "Dracula" et ses hommes se sont rendus dans la famille Sidibé. Interrogées, le trio de femmes a reconnu avoir loué les services des deux "loubards" pour corriger leur fils et leur frère. Mais elles ont nié avoir donné l”ordre de le tuer.

    Les investigations des policiers ont établi que le jeune Sériba est un délinquant dangereux. Il est connu dans le quartier de Daoudabougou comme un alcoolique invétéré. Pour le moment les trois femmes ont été mises à la disposition de la justice de la Commune V pour préméditation et tentative d”assassinat.

    Daouda J. DIAWARA
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    T-SHIRT "MENAÇANT"

    Un passager, exclu d’un vol pour avoir arboré un t-shirt assimilant le président américain George W. Bush à un terroriste, menace de porter plainte contre Qantas, la compagnie aérienne australienne. Allen Jasson, un expert en informatique australien de 55 ans qui réside en Grande-Bretagne, a été empêché d’embarquer dans un vol au départ de Melbourne à destination de Londres vendredi dernier en raison du t-shirt considéré comme offensant par Qantas.
    Le personnel de la compagnie a estimé que la mention "Premier terroriste mondial" figurant sous une image de George Bush était susceptible de choquer d’autres passagers et a demandé à Allen Jasson de changer de t-shirt. Ce dernier, qui avait déjà porté ce vêtement sur des vols domestiques de Qantas, a estimé que sa liberté de parole avait été violée par la compagnie. "Je ne voyagerai pas sans ce t-shirt. Je suis prêt à perdre le prix de mon billet, mais je suis décidé à défendre le principe de la liberté de parole", a-t-il déclaré. Qantas, de son côté, soutient dans un communiqué que des commentaires, oraux ou imprimés sur un t-shirt pouvaient potentiellement heurter la sensibilité d’autrui ou menacer la sécurité de l’avion. Et par conséquent, ils "ne seraient pas tolérés".

    (source Reuters)

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