Protection et promotion des droits de l’Homme : La Minusma forme les Commissaires de la CNDH sur les techniques de rédaction de rapports alternatifs et parallèles

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La Division des Droits de l’Homme de la Minusma, dans le cadre de son partenariat avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme, a formé, cette semaine, une trentaine de Commissaires de la CNDH sur la «rédaction et la soumission des rapports parallèles et alternatifs aux organes de traités des droits de l’homme».  C’était du 2 au 4 novembre 2021, au Grand Hôtel de Bamako.

La rencontre était coprésidée par le Directeur de la Division des Droits de l’Homme, M Guillaume N’Gueffa et Me Aguibou Boiré, président de la Commission Nationale des droits de l’Homme du Mali.

Après une introduction consacrée aux systèmes et mécanismes régionaux et internationaux de promotion et de protection des droits de l’homme, les experts de la Minusma ont abordé plusieurs thématiques parmi lesquelles les techniques de rédaction d’un rapport alternatif, les informations à y introduire, la structuration du document, les parties qui interviennent dans sa rédaction, la prise en compte des groupes vulnérables…

Le besoin d’assurer un respect effectif des droits de l’Homme dans le monde est à la base de l’institution, par les acteurs internationaux, d’un certain nombre de mécanismes de protection des droits de l’Homme. Dans ce cadre, les Etats fournissent très généralement des rapports pour faire à ces mécanismes l’état des lieux de la protection des droits de l’homme sur leur territoire. Les rapports des Etats ne traduisant pas toujours la réalité des droits de l’homme, la nécessité s’est imposé de chercher à compléter les insuffisances des rapports des Etats par l’élaboration et la publication de rapports alternatifs et/ou parallèles émanant, généralement, des organisations de la société civile et des ONGs. L’atelier national organisé à Bamako vise (donc) à donner aux commissaires de la CNDH les clés de la rédaction de tels types de rapports. «Ces rapports ne sont pas des rapports de défiance, mais des rapports qui complètent ceux de l’Etat», a tenu à préciser Guillaume N’Gueffa. Qui fera ensuite savoir que l’importance de ces  différents mécanismes réside surtout dans le caractère fondamental du contrôle à assurer pour la concrétisation des droits de l’Homme, en tant que responsabilité incombant en premier lieu aux Etats membres. «Il revient de la responsabilité des institutions nationales des droits de l’Homme et des organisations de la société civile, pour des questions d’objectivité, de produire des rapports permettant de surmonter le doute sur la fiabilité de ceux produits par les Etats», a-t-il justifié. Pour le Directeur de la Division des Droits de l’Homme de la Minusma, le Mali, Etat partie à plusieurs instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, est tenu de respecter ses obligations à l’égard des mécanismes de traités. «La nécessité de renforcer les capacités des institutions nationales des Droits de l’Homme émane de leur rôle primordial dans la promotion et la protection des droits de l’homme qui se traduit, de plus en plus, par l’appui sur les travaux de mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme pour susciter l’effective prise en compte des droits de l’Homme au niveau national », a fait savoir M N’Gueffa.

Dans son mot de clôture, Aguibou Boiré, le président de la CNDH a réitéré ses remerciements à la Division des Droits de l’Homme pour cette “session capitale” de renforcement des capacités des Commissaires de la CNDH et de son personnel. «La Division des Droits de l’Homme est là pour la protection des droits de l’Homme de toute personne qui réside au Mali, à commencer par les citoyens», a laissé entendre Aguibou  Boiré. Qui a ensuite invité les participants à faire meilleur usage des connaissances acquises au cours de cette session.

Papa Sow/maliweb.net

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