Sangarébougou : incompréhension face à une libération partielle des servitudes du marigot
A Sangarébougou, dans le premier arrondissement du district de Bamako, l’opération de libération des lits et des servitudes des cours d’eau initiée ...
A Sangarébougou, dans le premier arrondissement du district de Bamako, l’opération de libération des lits et des servitudes des cours d’eau initiée par les autorités de la transition semble épargner certaines cibles. Ce qui suscite de l’incompréhension chez de nombreux citoyens.
A Sangarébougou, dans le premier arrondissement du district de Bamako, l’opération de libération des lits et des servitudes suscite de nombreuses polémiques. Selon la jeunesse et les autorités coutumières dudit quartier, l’opération ne semble pas toucher tous les bâtiments. Selon elles, des habitations sont épargnées et la règle des 10 mètres de large le long des berges n’est pas respectée le long du marigot qui traverse leur quartier. « J’ai été moi-même personnellement à la direction de l’urbanisme pour soulever le problème. Les services techniques m’ont fait savoir que leur travail s’arrêtait au niveau des délimitations et qu’ils n’étaient pas impliqués dans la démolition », affirme Souleymane Sangaré, le chef de quartier.
L’inquiétude de l’autorité coutumière est d’autant plus légitime que des maisons se trouvant dans la zone délimitée par les services de l’urbanisme sont encore debout après le passage des bulldozers. Parmi elles, le centre secondaire d’état civil de Sangarébougou. « Notre seule revendication est le respect des normes fixées par les autorités, à savoir dix mètres de chaque côté du marigot. Les maisons épargnées constituent toujours un danger pour les habitants », ajoute le chef de quartier, Souleymane Sangaré.
Selon Siaka Diarra, secrétaire général de l’association Wassa, à certains endroits, seulement un mètre cinquante ou deux mètres ont été libérés, laissant plusieurs habitations encore dans le lit du marigot. Il réaffirme le soutien de son organisation aux autorités dans leur politique de libération des emprises des marigots, tout en indiquant que les dispositions annoncées n'ont pas été pleinement appliquées sur le terrain. Car, à l’en croire, malgré les décisions des autorités, certaines maisons continuent d'être épargnées. C’est dans ce cadre qu’il interpelle les autorités afin qu'elles veillent à l'application rigoureuse de la loi.
À ce jour, les autorités de la Commune I ou 1ᵉʳ arrondissement n’ont toujours pas réagi à ce cri d’alerte de la population de Sangarébougou.
Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net