Arnaques foncières : L’ACI-SA décline toute responsabilité

« Vérifier avant de payer, vérifier avant de partager et vérifier avant de croire ». C’est par cette formule que l’Agence de cessions immobilières (ACI-SA) a lancé, hier, un appel à la vigilance à l’endroit des populations. Confrontée depuis juin 2026 à des cas d’usurpation de son identité et d’arnaques immobilières, l’Agence a décidé de briser le silence.

16 Sep 2026 - 10:42
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Arnaques foncières : L’ACI-SA décline toute responsabilité
Les responsables de l’Agence lors de la rencontre

Au cours d’un point de presse tenu à son siège, la présidente directrice générale, Mme Bah Arabia Touré, a dénoncé des pratiques frauduleuses visant à tromper les citoyens à travers de fausses offres de vente de parcelles. 

Depuis plusieurs mois, des individus utilisent le nom, le logo, l’image et les supports de communication de l’ACI-SA pour proposer de prétendues opérations immobilières et réclamer des paiements. Ces manœuvres se multiplient notamment sur les réseaux sociaux et à travers de faux sites Internet. Certaines publications vont jusqu’à exploiter l’image ou les références du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population pour donner une apparence officielle à ces escroqueries. 

« Ces publications, ces offres et ces sollicitations frauduleuses n’émanent ni de l’ACI-SA, ni du MUHDATP. Elles n’ont été ni initiées, ni autorisées, ni validées par nos institutions », a déclaré Mme Bah Arabia Touré, rappelant que l’Agence est elle-même victime d’usurpation d’identité. 

La PDG a insisté sur la nécessité de ne pas se fier uniquement à l’apparence d’une annonce. « L’apparence officielle d’une publication ne garantit forcément pas son authenticité », a-t-elle souligné. 

Elle a également rappelé que l’ACI-SA ne demande jamais à ses clients d’effectuer des paiements par Orange Money, Mobile Money ou sur des numéros personnels. Toute demande de versement de frais de dossier, de réservation ou d’avance par ces moyens constitue, selon elle, un signal d’alerte. 

Les procédures d’acquisition des parcelles auprès de l’Agence restent encadrées par des mécanismes officiels, avec des programmes, des prix et des modalités de paiement clairement établis. 

Les victimes de ces pratiques sont invitées à conserver toutes les preuves utiles, notamment les captures d’écran, les numéros de paiement et les documents reçus, afin de faciliter l’identification des auteurs. L’ACI-SA a, d’ailleurs, saisi les autorités compétentes, notamment les services spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité. 

En appelant les médias et les citoyens à davantage de prudence, l’Agence rappelle une règle essentielle dans un contexte marqué par la circulation rapide des fausses informations : avant qu’une fausse parcelle ne devienne une vraie perte d’argent, un seul réflexe s’impose : vérifier.

Siguéta Salimata DEMBÉLÉ