SICG Mali SARL : Qui vole un œuf, volera un veuf

L’appel interjeté, par la Société Ivoirienne de concept et de Gestion (SICG Mali SARL), après avoir été déboutée de sa requête du 5 mai 2006, citant l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) à mettre fin à la diffusion, par voie de presse, d’un communiqué visant à informer le...

21 Juillet 2006 - 12:07
21 Juillet 2006 - 12:07
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L’appel interjeté, par la Société Ivoirienne de concept et de Gestion (SICG Mali SARL), après avoir été déboutée de sa requête du 5 mai 2006, citant l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) à mettre fin à la diffusion, par voie de presse, d’un communiqué visant à informer le public d’une suspension des transactions autour des parcelles de Souleymanebougou, ne changera pas grand-chose : la SICG Mali a bu la honte de son histoire. Elle boira, car le Mali n’est pas une République bananière.
Le verdict est tombé comme un couperet, mettant fin à plusieurs jours de suspens. Mais aussi, à une campagne médiatique, ourdie contre le conseil de l’Agence de Cessions Immobilières. Par ce verdict, Me Kola Koïta vient de prouver qu’il n’est ni un « avocaillon », ni un bleu du prétoire. Mais comment en est –on arrivé là ?
Tout a débuté le 5 mai dernier. Par le biais de son avocat, Me Toureh, la SICG Mali SARL saisit le tribunal de Première Instance de la Commune IV du District. Motif : mettre fin à la diffusion d’un communiqué de l’ACI, visant à informer le public de la fin des transactions autour des parcelles de Souleymanebougou.
Parce que la SICG se dit liée à l’ACI par un contrat sujet de ces parcelles. Donc, « que suite au communiqué, de nombreux clients de SICG ont demandé à être remboursé ».
Or, l’ACI déclare, preuve à l’appui, avoir cassé le contrat au le liant à la SICG Mali SARL.
En effet, par une correspondance du 17 octobre 2005, la Direction générale de l’ACI saisit celle de la SICG, pour confirmer son intention de mettre fin à l’exécution des conventions qui les lient. Et cela, conformément à l’article 7 desdites conventions.
En revanche, l’ACI s’engage à rembourser toutes les dépenses consenties, sur ces lotissements, par la SICG Mali SARL.
Ainsi le Directeur Général de celle –ci a répondu en donnant son « plein et entier » accord pour la résiliation du contrat.
Dès lors, le tribunal, statuant en référés et en premier ressort, a déclaré la requête de la SICG Mali SARL, mal fondée. Avant de l’en débouter.
Non content de mordre la poussière, la Société Ivoirienne de concept et de Gestion s’est, aussitôt, fendue d’un appel. A en croire nos sources proches du dossier, la SICG Mali SARL perd son temps : elle a bu, elle boira –de nouveau –à la source de la défaite.
                                                                                              Le Mollah Omar