La sécurité après le vendredi 20 novembre 2015.

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À l’annonce de l’Etat d’urgence décrété par le chef de l’Etat, les forces de l’ordre à Bamako étaient visibles un peu partout. La ville semblait bouclée par les militaires, les gendarmes et les policiers. Il y’a des raisons  de satisfaction : d’abord la présence  à presque tous  les  niveaux et veillant soigneusement aux comportements  des uns  et des autres. Par exemple qui étaient postés au niveau du marché de Kalanban-coura accomplissaient un travail remarquable. Ils évitaient les regroupements d’individus au bord  du goudron, et veillaient  à ce qu’aucun ne  puisse être garé sans que  le  propriétaire n’y  veille. Ensuite l’engagement aux  trousses des terroristes en fuite est  une évidence de la détermination  des  forces de l’ordre. En réalité ces hommes  ont une  âme bien bâtie et un courage inouï même si  certains diplomates de la  place voudraient voir en l’action de nos  forces  armées  comme  étant le  résultat  de la  formation donnée par l’EUTM.

En dépit de l’engagement de nos forces de l’ordre pour  assurer la  sécurité des personnes et de leurs biens, il convient de signaler  certains faits qui devront être améliorés. Par exemple le manque  de  vigilance  de  certains surtout des femmes  policières militaires qui  à certains endroit étaient préoccupés  à arranger leur béret sur leurs tresses. D’ailleurs, c’est un fait qui mérite notre  questionnement : pourquoi ces  femmes  en tenues  tiennent tant à leur parure qu’à se  focaliser sur leur mission ? Une fois  en famille, elles ont tout  le temps  de faire leur parure, mais de grâce si elles acceptent de porter la tenue militaire ou policière, qu’elles restent dans cet  esprit. Un aspect du premier jour de l’Etat d’urgence, c’est la faim pour certains. Le ministère de la sécurité devrait veiller à ce que la ration alimentaire pour chacun de ces hommes soit assurée qualitativement et quantitativement.

Nous pouvons nous rassurer à ces  derniers temps. Mais cette assurance durera  jusqu’à quand ? Le dispositif actuel ne s’usera-t-il pas avec le temps ?  D’ailleurs lorsque le  Ministère de l’intérieur commencera à éprouver  des difficultés pour supporter le budget pour maintenir ce niveau de  sécurité, qu’adviendra-t-il ? Quel  est le schéma pour maintenir la  barre plus haute afin de dissuader les terroristes et leurs complices ? Il ne serait peut-être pas trop de demander à  l’Etat de décréter la question sécuritaire comme une question d’urgence et ainsi mettre à la disposition de la population des numéros verts. Mais apparemment une attitude  correcte serait pour chacun et chacune de veiller sur soi en veillant sur ce qui  se passe dans son environnement immédiat.  Le ministère de la communication devrait veiller sur les messages véhiculés sur les radios privées d’obédience confessionnelle. Les autorités de l’Etat devront aussi contrôler leur langage et éviter de semer la confusion lorsqu’ils disent souvent « le Mali est un pays musulman ». Il est vrai qu’il y’a une forte communauté musulmane au Mali. Mais aussi il y’a aussi d’autres communautés religieuses. Le Mali n’est pas encore une République Islamique pour qu’on continue de dire « le Mali est un pays musulman ». Cette forme de discours conforte les positions des défenseurs du radicalisme religieux.

DJIRE.

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