Le chef d’état-major discute des “évolutions” de l’engagement français au Sahel

3

Le chef d’état-major français s’est entretenu vendredi avec les nouveaux responsables militaires et politiques malien, poursuivant le bilan de l’action de son pays au Sahel et abondant la réflexion sur les “évolutions ultérieures” de cet engagement. Le général François Lecointre a dit à la presse avoir eu “des échanges particulièrement francs, particulièrement clairs” avec les chefs de l’état-major malien et avec les président, vice-président et ministre de la Défense installés au pouvoir après le coup d’Etat militaire du 18 août.

La visite du général Lecointre suit de près celle des ministres des Affaires étrangères et des Armées Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, à un moment où Paris réfléchit aux termes de son implication au Sahel, en proie à la propagation jihadiste.Le général Lecointre s’est rendu jeudi à Gao (nord-est) pour inspecter les éléments de la force antijihadiste française Barkhane, évaluer leur coopération avec l’armée malienne et observer la “montée en puissance” de Takuba.

Ce groupement de forces spéciales européennes censées accompagner les Maliens au combat est mis en avant par la France pour évoquer la nécessité d’un plus grand partage des tâches avec ses partenaires.Vendredi, il a rencontré les autorités maliennes pour dresser un bilan presqu’un an après le sommet de Pau (sud-ouest de la France), et “essayer de tracer entre nous ce que pourraient être les évolutions ultérieures de l’engagement français et de l’engagement international”, a-t-il dit.

Le sommet de Pau, organisé en janvier 2020 après une série de revers face aux jihadistes et des remises en question de l’intervention française, avait servi à resserrer les rangs entre la France et les pays sahéliens. La décision avait été prise de concentrer l’action sur la région dite des trois frontières (Mali, Burkina, Niger) et contre l’Etat islamique au grand Sahara.

La France a ensuite engagé 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à environ 5.100. Elle examinerait à présent un retour aux effectifs antérieurs. Le président français Emmanuel Macron a indiqué fin novembre qu’il aurait, “dans les prochains mois, des décisions à prendre pour faire évoluer Barkhane”.

Source: AFP

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. ACCUEIL – maliweb.net maliweb.net
    Comme l a si bien dit un intervenant français

    La France doit réduire fortement la force barkhane qui a échoué
    Les ressources financières économisés devront être redirigé vers le e financement des infrastructures militaires et l acquisition de matériels roulants et d aéronef au profit de l armé e Malienne

    Il faut absolument autonimiser les FAMAS qui sont a l heure actuelle a. 50 % du cursus de leur formation. en intensifiant le rythme de la formation de l Eutm afin que ce soit fini d ici 3 ans

    Ensuite il faudra former les instructeurs et les pilotes et techniciens avant de laisser la main aux centres de formations Maliens que l on aura renforce afin que le Mali ait une armée autonome digne de ce nom

    :

  2. C’est un langage diplomatique que le ched d’etat-major utilise ici.
    Le Mali ne trouvera aucun benefice en restant dans le dialogue avec les terroristes! Il doit mettre fin au dialogue et s’eloigner des terroristes et les partenaires/amis a’ Bamako!!!!! tous les dirigeants maliens qui insistent sur ce dialogue qui ne peut que tuer notre fasso, doivent etre demis de leurs fonctions respectives!!!

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here