Mgr Zerbo : « Au Mali, le danger fondamentaliste est toujours là »
16 Octobre 2013 - 16:40
16 Octobre 2013 - 17:56
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[caption id="attachment_66983" align="alignleft" width="200"]
Mgr Jean Zerbo[/caption]
Entretien avec l’archevêque de Bamako, la capitale du Mali, présent à Lourdes la semaine dernière avec les responsables des Caritas d’Afrique.
La situation au Mali est-elle stabilisée ?
Je n’ai pas été étonné des récents incidents dans le Nord. Cette instabilité ne disparaîtra pas comme par miracle. On a laissé s’établir une crise tellement profonde que cette fragilité perdurera encore deux à trois ans. Depuis les années 1960 existe, au Nord, la tentation séparatiste. Elle s’est renforcée en raison de l’ambition de groupes armés d’instaurer dans cette région, voire au-delà, un État islamique. L’intervention de la France, le 11 janvier dernier, a clairement permis d’éviter la réalisation de ce projet.
À Bamako, comment cohabitent musulmans et chrétiens ?
Il a toujours existé chez nous une « alliance des religieux », qui réunit les confessions chrétiennes et les divers courants musulmans. Dans ce cadre, nous avons toujours essayé de désarmer les crises. Même les wahhabites y concourent avec nous. Mais le danger fondamentaliste est toujours là. Pour autant, nous devons éviter de paniquer : tous les musulmans ne sont pas comme ça. La destruction par les fondamentalistes, dans le Nord, de bâtiments musulmans comme chrétiens a conduit certains musulmans à se désolidariser.
La guerre au Mali a-t-elle été civile ou religieuse ?
Les deux. Les indépendantistes, mélangés aux islamistes, ont voulu tirer profit du chaos politique et militaire. Il nous faut rester vigilants. Avec leurs adeptes au Nigeria et dans d’autres pays voisins, ils forment un réseau. Nous devons informer sérieusement les gens qui sont fragiles, favoriser les prises de conscience. Des Afghans et des Pakistanais sont présents au Mali. Quelles idéologies amènent-ils ? De nombreux jeunes, désœuvrés, peuvent s’y laisser prendre.
Les catholiques maliens ont-ils peur ?
Ils n’ont pas peur, mais ils sont méfiants. Même après les destructions des missions catholiques dans le Nord, nous n’avons cessé de diffuser la Prière pour la paix de saint François. Nous voulons la paix, mais seul Dieu peut nous la donner. Parce que la division est partout, chez les politiques, chez les jeunes, nous devons travailler à la conversion des cœurs.
Qu’attendez-vous des catholiques français ?
Ils doivent s’informer, continuer à nous manifester leur solidarité. Il ne faut pas nous laisser tomber, car la crise n’est pas finie. Il faut aider les « réfugiés de l’intérieur » à se réinstaller chez eux, au Mali. Et puis, il nous faut reconstruire : dans le Nord, tout ce qui manifestait l’Occident a été détruit : même le mobilier de nos écoles a été transformé en bois de chauffe.
Recueilli par FRÉDÉRIC MOUNIER (À Lourdes)
Source: la-croix.com
Mgr Jean Zerbo[/caption]
Entretien avec l’archevêque de Bamako, la capitale du Mali, présent à Lourdes la semaine dernière avec les responsables des Caritas d’Afrique.
La situation au Mali est-elle stabilisée ?
Je n’ai pas été étonné des récents incidents dans le Nord. Cette instabilité ne disparaîtra pas comme par miracle. On a laissé s’établir une crise tellement profonde que cette fragilité perdurera encore deux à trois ans. Depuis les années 1960 existe, au Nord, la tentation séparatiste. Elle s’est renforcée en raison de l’ambition de groupes armés d’instaurer dans cette région, voire au-delà, un État islamique. L’intervention de la France, le 11 janvier dernier, a clairement permis d’éviter la réalisation de ce projet.
À Bamako, comment cohabitent musulmans et chrétiens ?
Il a toujours existé chez nous une « alliance des religieux », qui réunit les confessions chrétiennes et les divers courants musulmans. Dans ce cadre, nous avons toujours essayé de désarmer les crises. Même les wahhabites y concourent avec nous. Mais le danger fondamentaliste est toujours là. Pour autant, nous devons éviter de paniquer : tous les musulmans ne sont pas comme ça. La destruction par les fondamentalistes, dans le Nord, de bâtiments musulmans comme chrétiens a conduit certains musulmans à se désolidariser.
La guerre au Mali a-t-elle été civile ou religieuse ?
Les deux. Les indépendantistes, mélangés aux islamistes, ont voulu tirer profit du chaos politique et militaire. Il nous faut rester vigilants. Avec leurs adeptes au Nigeria et dans d’autres pays voisins, ils forment un réseau. Nous devons informer sérieusement les gens qui sont fragiles, favoriser les prises de conscience. Des Afghans et des Pakistanais sont présents au Mali. Quelles idéologies amènent-ils ? De nombreux jeunes, désœuvrés, peuvent s’y laisser prendre.
Les catholiques maliens ont-ils peur ?
Ils n’ont pas peur, mais ils sont méfiants. Même après les destructions des missions catholiques dans le Nord, nous n’avons cessé de diffuser la Prière pour la paix de saint François. Nous voulons la paix, mais seul Dieu peut nous la donner. Parce que la division est partout, chez les politiques, chez les jeunes, nous devons travailler à la conversion des cœurs.
Qu’attendez-vous des catholiques français ?
Ils doivent s’informer, continuer à nous manifester leur solidarité. Il ne faut pas nous laisser tomber, car la crise n’est pas finie. Il faut aider les « réfugiés de l’intérieur » à se réinstaller chez eux, au Mali. Et puis, il nous faut reconstruire : dans le Nord, tout ce qui manifestait l’Occident a été détruit : même le mobilier de nos écoles a été transformé en bois de chauffe.
Recueilli par FRÉDÉRIC MOUNIER (À Lourdes)
Source: la-croix.com
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noumoukelaisser Mgr zerbo en paix13 ansRépondreLike (0) -
TecoumL’objectif des groupes armes au Nord du Mali ,MUJAO,AQMI,ANSAR DINE,MNLA,HCUA, est de creer un Etat Islamique et Jihadiste au Sahara.Abdelmalek Droukdel adefini les etapes d’etablissement de cet EMIRAT SAHELIEN. Les roles des Groupements tels que le MNLA et Ansar Dine ont ete determines et ces groupes locaux poursuivent actuellement leur but d’etablir a une premiere phase un territoire autonome.13 ansRépondreLike (0) -
TecoumDans ce jeux de fourbes, la demarche des allies du MNLA a ete de mettre sur le meme pied d’egalite le MNLA et l’Etat Malien par l’ouverture de dialogues politiques.Et le nouveau gouvernement du Mali semble tombe dans ces pieges.Est-ce sur ces memes principes que l’Etat Francais ne se situe ni du cote du Mali ni du cote du MNLA ? Que les deux protagonistes ont ete armes ? Que donc le desarmement du MNLA n’est plus au programme ? Les Leaders Maliens doivent apprendre que dans un conflit qui est devenu international,les regles internationales doivent etre respectees par tout le monde. Ces regles internationales sont en faveur du Mali et il est de l’interet du Mali de les faire prevaloir.Les Nations Unies ne peuvent porter atteinte a l’integrite territoriale d’un Etat membre independant..L’Etat Malien est le seul habilite a defendre toutes les minorites du Nord et a leur garantir les libertes et leurs droits de citoyen .Toute tentative d’un groupe de s’emparer d’une partie du pouvoir se fera au detriment des libertes et droits de citoyen des autres minorites.13 ansRépondreLike (0) -
Tecoum. L’Etat Malien est en droit de reduire par la force une rebellion armee ,seule ou avec l’aide d’un allie.Un membre de l’ONU ne peut soutenir un mouvement qui s’est rebelle contre un Etat membre sur la base des motifs purement racistes ou raciaux. En ettet, cet’Etat Islamique projete veut detruire les valeurs Negro-Africaines : humanisme,tolerance,entr’aide entre citoyens,et instaurer la haine,l’intolerance ,le barbarisme sanguinaire,etc. La presence des jihadistes au Nord a prouve tout cela :destruction des mausolees, des manuscrits ,application de leur charia qui n’etait en fait qu’une manifestation de la haine.L’Etat Malien doit donner la priorite a la consolidation de l’Armee,changer le mandat de la MINUSMA et en faire une arme de pacification ;desarmement ou destruction des armees rebelles et mise en place d’une organisation de securite de la region Sahelienne avec la participation de tous les Etats en bordure du SAHARA.13 ansRépondreLike (0) -
nonalinertieC’est vraiment paradoxal: IBK le ferme s’avère plus mou que Dioncounda le faible. Verbiage et ton guerrier ne sont guère synonymes d’actes conséquents. Il faut mettre en regard dans le préaccord de Ouaga (qui n’est qu’un préaccord) : - l’article 6 précise que ‘’le désarmement est accepté par tous et que la première étape est le cantonnement des élements des groupes armés’’ : LES GROUPES ARMES SONT-ILS CANTONNES SOUS LA SUPERVISION DE LA MINUSMA? A L’EVIDENCE NON. NE PARLONS MEME PAS DE DESARMEMENT. - l’article 11 annonce que ‘’les groupes armés s’engagent sans délai au cantonnement de leurs élements sous la supervision de la MISMA/MINUSMA et précise le déploiement progressif des forces de défense et de sécurité dans la Région de Kidal’’ : L’ARMEE MALIENNE EST-ELLE DEPLOYEE A KIDAL ? IL FAUT SE RENDRE A L’EVIDENCE : CEST L’ARMEE MALIENNE QUI EST CANTONNEE AU CAMP DE KIDAL. - l’article 12 déclare que ‘’les Parties s‘engagent à faciliter le déploiement de l’administration générale et des services sociaux de base dans le Nord du Mali’’. C’EST L’ADMINISTRATION MALIENNE QUI EST CANTONNEE A LA MAIRIE TANDIS QUE LE SIEGE DU PREMIER ADMINISTRATEUR EST SOUS L’EMPRISE DE BANDES ARMEES SOUS LE REGARD GOGUENARD DE LA MINUSMA. IMAGINEZ LE GOUVERNEUR DE LA CORSE OBLIGE DE SE TAPIR A LA MAIRIE ALORS QUE LES TRUANDS CORSES OCCUPENT LE GOUVERNORAT SOUS LE REGARD IMPUISSANT DE SOLDATS FRANÇAIS CANTONNES DANS UN COIN DE LA VILLE. - l’article 18 proclame que ‘’les Parties s’engagent à mettre en place une commission internationale sur les crimes de génocide, de violence sexuelle, le trafic de drogue… et à libérer les personnes détenues du fait du conflit armé’’ : MNLA/HCUA/MINUSMA et apparemment même le Gouvernement d’IBK ne retiennent de cet article que la dernière phrase. Bien que conscient des règles du secret de l’enquête, on comprend dificilement que personne ne soit clairement encore inculpée ou jugée et qu’un procès équitable libère les innocents. Au contraire, le Gouvernement d’IBK amnistie, libère les têtes pensantes de révoltes contre la patrie, de pillages, de vols, de viols, de pillages pour qu’ils facilitent les négociations. ET ON REPREND EXACTEMENT CE QUE QU’ON A REPROCHE A ATT : Violence/impunité/récompense /violence/impunité/récompense. Comme au Congo. Comme en Centrafrique. AU RISQUE DE LAISSER LES POPULATIONS CIVILES SE RENDRE JUSTICE. Quelle leçon tirer de tout cela ? - IL EST INTRINSEQUEMENT MALHONNETE DE DISTINGUER LE MNLA/HCUA DES GROUPES TERRORISTES : tout le monde les a vus se coaliser pour attaquer le Mali et commettre les pires exactions contre les militaires d’Aguelhoc et les populations civiles, pour divorcer ensuite. Les documents de Doukdel ne font que confirmer les témoignages de l’ensemble des maliens et de la communauté internationale. Aussitôt que le MNLA/HCUA se sont rétirés du Comité de suivi des réformes, il y eut les attaques de Tombouctou, Gao et de Kidal par des ‘’terroristes’’. - LES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS DU MALI SONT IMPUISSANTS FACE A LEURS AMIS FRANÇAIS QUI UTILISENT LE MNLA A LEUR PROPRE FIN : la gestion en gré à gré des marchés des 3,2 milliards € promis par les partenaires ? l’emprise sur le Nord Mali afin de sécuriser leurs intérêts dans les mines et autres industries dans la sous-région? la vente de leurs armes ? Etc. Si cela est gérable à court terme, cette position est intenable à moyen terme : soutenir deux armées ennemies dans le même pays, aider le voleur et le propriétaire, ménager le chou et la chèvre, s’entendre avec l’indicateur et le trafiquant. Mais apparemment ces français sont incorrigibles : ils ont toujours divisé pour régner (il y aura toujours des apatrides pour trahir leur pays), même si cela finit toujours par exploser dans leurs mains. -Après les déclarations de la MINUSMA aux Nations Unies sur l’insuffisance de leurs moyens, ces soldats étrangers sont et ont toujours été en tourisme militaire et à la quête de leurs primes et perdiems. IL N’Y AURA AUCUNE SOLUTION DURABLE EN DEHORS DE L’ARMEE MALIENNE. Les autres ne viendront pas continuellement défendre notre pays à notre place, au prix du sang, tandis que certains de nos soldats ne s’intéressent qu’à leurs propres galons de salons. Etant donné que des militaires maliens sont prêts à se battre, il faut les équiper pour patrouiller, les doter de petits avions de combats pour poursuivre les bandits qui ne savent qu’attaquer et fuir, former des brigades d’autodéfense encadrées par l’armée malienne (seuls ces bénévoles peuvent compenser l’insuffisance de combattants), mettre en place un système de renseignement efficace dans le désert, se serrer la ceinture pour financer la guerre qui est inévitable par quelque bout que vous le prenez : l’autonomie/indépendance (le MNLA est minoritaire même à Kidal et n’y règne que par la terreur et la manipulation), la fiscalité (les recettes fiscales de Kidal ne peuvent même pas prendre en charge l’hôpital de Kidal), le développement (les cadres du MNLA/HCUA ont13 ansRépondreLike (0) -
nonalinertieMgr se trompe sur deux points: la tentation séparatiste, les guerres religieuses ou civiles. Incontestablement, c'est le langage qui est véhiculé par les protagonistes. Mais il suffit de regarder la réalité en face: enlèvements, pillages, vols, viols, trafics en tout genre. Quelle religion prône cela? Et depuis quand le MNLA/HCUA/ANECARDINE/MUJAO/AQMI représente les touaregs, les nomades, à fortiori une frange essentielle de la population malienne? L’erreur est de situer à 2013 ou à 1963 la ‘’rébellion’’ malienne. En vérité, ET CELA TOUT ENFANT SEDENTAIRE DU NORD MALI LE SAIT, ce n’est que du banditisme historique du Sahara qui date de milliers d’années. A chaque fois que l’Etat central faiblit, les bandits du désert attaquent les communautés sédentaires (pillage et esclavage). Avec les temps modernes, ils ont évolué en indépendantistes, autonomistes, djihadistes, tout terme qui ne sert qu’à masquer un banditisme politique (postes juteux), juridique (échapper à la justice après avoir commis leurs forfaits) ou primaire (rançons contre enlèvement, trafics d’armes ou de cigarettes). Et des Etats les utilisent de temps en temps bien que cela finit toujours par exploser entre leurs mains. La solution ? - SECURITAIRE D’ABORD (petits avions de combat pré positionnés tout le long de la ligne de front pour traquer des bandits qui ne savent qu’attaquer et fuir, patrouilles permanentes de l’armée dans le désert, système de renseignement efficace avec les nomades abandonnés dans le désert au chantage des bandits armés, mise en place d’un contingent important de policiers ‘’Ninjas’’ chargés de mater les civils instrumentalisés à Kidal, recrutement de jeunes brigadiers bénévoles encadrés par l’armée ), - Et DE DEVELOPPEMENT ENSUITE (donner du travail aux jeunes du Nord pour qu’ils n’empruntent pas ces chemins de travers).13 ansRépondreLike (0)