Mali : Ben le Cerveau écope de 5 ans de prison, dont un an avec sursis, à la chambre criminelle
La chambre la criminelle de la Cour d’Appel de Bamako a condamné, ce lundi, le leader du Mouvement Yéréwolo Debout sur les Remparts à une peine de 5 ans de prison dont un an avec sursis ...
La chambre la criminelle de la Cour d’Appel de Bamako a condamné, ce lundi, le leader du Mouvement Yéréwolo Debout sur les Remparts à une peine de 5 ans de prison dont un an avec sursis pour avoir « menacé et injurié les autorités » par le biais d’un système d’information.
L’ex- membre du Conseil National de Transition et activiste anti-impérialiste, Adama Diarra alias Ben le Cerveau a été reconnu coupable ce 3 août au terme d’un procès tenu à la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. La juridiction lui a infligé une peine sévère de 5 ans de prison, dont un an avec sursis. Il était poursuivi par la justice malienne pour avoir proféré des injures et des menaces contre les autorités de la transition par le biais d’un système d’information. La Chambre criminelle a condamné le leader du Mouvement Yéréwolo Debout sur les Remparts à la moitié de la peine que le parquet avait requis contre lui lors du procès.
Au cours de l'audience qui a permis d’établir la culpabilité de cet ex- membre du conseil national de transition, l’accusé avait reconnu lors de la diffusion de l'enregistrement audio au cœur des poursuites engagées. A la barre Adama Diarra a reconnu que l'une des voix entendues était la sienne, tout en contestant le reste du contenu. « Je reconnais que l'une des voix est la mienne. Mais le reste n'est pas ma voix. C'est une voix robotique », avait -t-il déclaré devant la Cour. L'ex-allié des autorités de la transition a notamment nié avoir tenu des propos faisant état d'un « pacte avec le diable » ou de la présence d’« éléments à Kidal ». Selon lui, ces déclarations lui auraient été attribuées au moyen d'une voix générée artificiellement.
Toujours au cours de ce procès très scruté par l’opinion malienne, Adama Diarra a également soutenu que la conversation en question relevait d'un échange privé avec un camarade de lutte. Dans son sillage, la défense avait contesté au cours de l’audience la force probante de l'enregistrement téléphonique produit au dossier. Les avocats ont notamment soulevé des interrogations sur les conditions dans lesquelles cet élément de preuve a été obtenu, ainsi que sur l'identité de son auteur, estimant que ces incertitudes ne permettent pas d'établir avec certitude les faits reprochés à leur client.
Pour rappel, cet ex- membre du conseil national de Transition non moins allié des militaires au pouvoir a été écroué pour « injures et menaces contre les autorités ». Cette nouvelle incarcération était intervenue à la suite d’une dénonciation des faits au pôle anti-cybercriminalité en rapport avec deux enregistrements audios, en date 2021 et 2022. Les deux enregistrements fuités incrimineraient le leader de Yéréwolo Debout sur les remparts qui a déjà passé près de trois dans une prison située à 40 Km du sud-est de Bamako.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net