Situation sécuritaire au nord – Mali : Boubèye en quête de médiateur (s)

15 Mars 2012 - 00:15
Mis à jour: 15 ans
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Le chef de la diplomatie malienne, Soumeylou Boubèye Maïga, a reçu, selon plusieurs sources «Carte blanche» de la part d’ATT pour chercher  un ou plusieurs conciliateurs dans le cadre de la crise que vit le Mali dans sa partie septentrionale. [caption id="attachment_48000" align="alignleft" width="344" caption="Soumeylou Boubèye Maïga, ministre malien des Affaires étrangères."][/caption] C’est ainsi que, depuis la nuit du dimanche 11 mars, Soumeylou pour les uns et Boubèye pour les autres a pris son bâton de pèlerin pour atterrir à Alger, où il a des solides relations avec la nomenklatura. Discrètement, il a été reçu à la fois par son homologue algérien et par le Président Abdoul Aziz Boutéflika. Rien n’a filtré pour l’instant de ces entretiens. Et, depuis lundi, le même Boubèye se trouve à Paris. Là, il nous est revenu qu’il a discuté avec de hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay et attendrait impatiemment pour être reçu par Alain Juppé. Il ne rencontrera pas dans l’Hexagone, le Président sortant, Nicolas Sarkozy, qui a un calendrier hyper chargé en raison de la campagne électorale. Il est fort probable que Boubèye aille aussi en Mauritanie voisine également. Mais, cette dernière destination n’est pas confirmée, parce qu’il y a, semble t-il, actuellement un froid entre le président mauritanien et son homologue malien. Dans les deux premiers pays, Boubèye est allé demander  des soutiens, des conseils et, surtout, une intermédiation pour amener le Mouvement national de Libération de l’Azawad et le gouvernement du Mali autour d’une table de négociations. Déjà, l’ONU appelle à un cessez-le-feu. Ce qui ne peut pas se faire, concrètement, sans un ou plusieurs médiateurs attitrés. L’Union Africaine préconise également la même démarche et condamne l’utilisation des armes comme moyen de revendication. Notre commentaire: En clair, le gouvernement veut négocier, et rapidement, pour d’abord préserver des vies humaines, militaires comme civiles. Le gouvernement malien entend également négocier même si,  semble t-il, les villes sous contrôle du MNLA ne sont pas encore libérées. Le gouvernement veut aussi négocier parce que la real politik lui impose de faire taire les armes pour organiser des élections transparentes et apaisées sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement, il faut le dire,  tient à la négociation parce qu’ATT ne veut pas partir en laissant un Mali déchiré. Il entend donc en recoudre hâtivement les morceaux, avant de s’en aller. Le gouvernement veut, enfin, négocier parce qu’il  est favorable à la paix, sans laquelle aucun développement n’est possible.  A suivre. Chahana Takiou          Evolution de la situation au Nord : Après Tessalit, les rebelles projettent d’attaquer Kidal Dans une réunion tenue immédiatement après la prise du camp de Tessalit, le samedi 10 mars dernier, les rebelles ont mis en place un véritable plan de guerre pour attaquer leur prochaine cible, à savoir la ville de Kidal. Selon des sources militaires très confidentielles à Kidal, ils aurait l’intention de fixer l’armée vers le Nord et ensuite d’attaquer sur le front Est, pour passer par Ansongo, Labbezanga, Tassigua… Cette stratégie aurait comme conséquence la coupure de tout contact avec nos voisins du Niger et du Burkina Faso. De plus, les rebelles auraient aussi l’intention de soulever les populations touarègues des pays cités pour les attaquer ensuite. Kidal, le bunker A Kidal, actuellement, les manœuvres vont bon train pour contrer une éventuelle attaque rebelle. Une ceinture d’environ30 kms’est déjà formée autour de la ville dans les directions de Ménaka, Tessalit, Gao, Tinessako et Intadéni. En début de semaine, une colonne d’une trentaine de véhicules, bien armés, ainsi que de plusieurs blindés, a rejoint la capitale de l’Adrar des Ifoghas. A en croire des sources sur place, les militaires ont reçu de nouvelles armes et des camions civils ont même été mis à contribution pour transporter certains matériels. Paul Mben

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Commentaires (15)

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Edouc 15 ans
Si les rebelles attaquent Kidal, vous verez, l'armée fera un repli stratégique.
zerrox 15 ans
Très éminents compatriotes, salutations fraternelles. l'heure est grave mais je vais quand même vous proposer cette FICTION: nous sommes le 30/03/2012, l'armé vient d’opérer un repli stratégique de kidal en y laissant armes et munitions par ce que gao et tombouctou sont menacés. 1- est ce un scenario prévisible? 2- que ce passera t il alors?
Koula 15 ans
il n y a rien à négocier. les données sont simples: Des bandits ont attaqué notre pays, il faut les faire dégager à tout prix. Le temps que Boubèye perd à chercher un facipulateur (facilitateur-manipulateur) qu'il s'occupe à nous chercher des armes pour balayer notre maison :evil:
kabako11 15 ans
Quelque soit l'issu de la crise au nord, il sera utile de faire l’autopsie de l'armé nationale pour situé les responsabilités des recrutements et bâtir une armée digne de ce nom
Djenfa 15 ans
Cette bande de dirigeants n'ont rien compris jusqu'ici. On a toujours subsonne ATT de colision avec ses gens. Il a lui meme dit haut et fort sur RFI qu'"il est venu trouver cette rebellion, qu'il fera sont temps avec cette rebellion et que ses successeurs devront vivre avec cette rebellion": toute parole digne du chef d'AQMI. Ce qui est sure, ATT ne cherche qu'a gagne du temps, et c'est le Mali qui est foutu.
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