Burkina Faso: Zida affirme vouloir «remettre le pouvoir aux civils»

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Burkina Faso: situation toujours confuse et intenses tractations
Le lieutenant-colonel Isaac Zida, lors d’une rencontre avec des représentants de l’opposition burkinabè, le 2 novembre 2014 à Ouagadougou.
REUTERS/Joe Penney

Au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Zida, homme fort de la transition qui s’est amorcée avec le départ du président Blaise Compaoré, a affirmé ce mardi 4 novembre au roi des Mossi, le plus influent chef traditionnel du pays, qu’il souhaitait « remettre le pouvoir aux civils ».

 

« Ils sont venus nous dire qu’ils vont remettre le pouvoir aux civils. Nous les avons encouragés à aller dans ce sens », a déclaré le Mogho Naba, chef très respecté de la plus importante communauté burkinabè, sur le perron de son palais après son entretien avec le lieutenant-colonel Zida et une délégation de militaires qui l’accompagnait.

L’homme fort de la transition n’a, lui, pas fait de commentaires à l’issue de l’entrevue. Il s’est engouffré dans un 4X4 noir avant de s’en aller, avec sa garde. Il devait recontrer ensuite le président du Conseil constitutionnel.

Depuis le début de la crise, le lieutenant-colonel Isaac Zida est avare en déclarations. Lundi, il avait simplement affirmé que le pouvoir exécutif serait « conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel » avec, à la tête de cette transition, « une personnalité consensuelle désignée par les acteurs de la vie nationale. »

Par RFI

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6 COMMENTAIRES

  1. IL N'Y A PAS EU DE COUP D'ETAT CHERS AMIS.
    L'INCESSANT SOULEVEMENT POPULAIRE A POUSSE' D'AUTRES PESIDENTS DES PAYS VOISINS A CONSEILLER BLAISE DE QUITTER AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD. CELUI QUI ETAIT PLUS VALUABLE ETAIT BIEN ZIDA…

  2. Blaise Compaoré est arrivé au pouvoir, le 15 octobre 1987, en renversant et en assassinat son prédécesseur, l’anti-impérialiste Thomas Sankara. Ce dernier était un des leaders du Mouvement des non-alignés, réputé pour son mode de vie frugal et sa défense des opprimés. Le coup d’État avait été préparé par la France, alors gouvernée en cohabitation par François Mitterrand et Jacques Chirac.

    Durant ses 27 années de pouvoir, Blaise Campaoré a soutenu les opérations néo-coloniales françaises et parfois états-uniennes en Angola, au Libéria, en Sierra Leone, au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire.

    Avec l’aide de la France, il a été exfiltré et s’est réfugié en Côte d’Ivoire dont il détient la nationalité par son mariage. Cependant, il a joué un rôle central dans la déstabilisation du président ivoirien Laurent Gbagbo (qui s’était retourné contre les États-Unis) et a légitimé son successeur Alessane Ouattara lorsqu’il fut imposé par les Forces françaises.

    À l’époque, l’ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Louise Arbour, déclarait : « M. Compaoré, qui a été militaire, meneur d’un coup d’État et parrain politique de Charles Taylor, n’est pas l’homme le plus fiable pour prêcher la démocratie et [favoriser] le pouvoir civil ».

    Après la démission du président Campaoré, le chef d’état-major des armées, le général Honoré Traoré, annonce, le 31 octobre, qu’il assumera la transition durant les douze mois à venir. Cependant, le lendemain, 1er novembre, il cède sa place au lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, sur pression des États-Unis.

    En 2012, le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida a suivi une formation contre-terroriste à la base aérienne de MacDill (Floride) et une formation de renseignement militaire dispensée par le Pentagone au Bostwana.

    C’est également en 2012 que les États-Unis organisaient un coup d’État au Mali, cinq semaines avant l’élection présidentielle et alors que le président ne se représentait pas. Le capitaine Amadou Sanogo, qui avait comme le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida suivi des formations militaires états-uniennes, cédait bientôt la place à un des candidats à l’élection présidentielle sans que celle-ci ait eu lieu. Le nouveau président Dioncounda Traore était légitimé par son collègue ivoirien, Alessane Ouattara, …puis il appelait à une intervention militaire française dans son pays.

    Alors que la loi états-unienne impose à l’exécutif de sanctionner tout gouvernement issu d’un coup d’État militaire, le département d’État US a salué l’arrivée au pouvoir du lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida et lui a demandé d’installer au plus tôt un gouvernement civil.

  3. Un homme avertit a vaut 2. C’est ce que l’on dit non!
    J’espere que ce lt.col a ete conseille sur ceux qui sont arrives a Dadis en Guinee et a Sanogo au Mali ressenment. Zida soit sage et ecoutez les paroles des sages du pays des hommes integres, sinon vous finirai mal et tres mal comme beaucoup d’autres.
    Les militaires sont intournables c’est bien vrai mais le pouvoir doit etre aux mains des civils, aps comme des pourris comme notre ladji bourama et sa racaille de bandits, voleurs pilleurs de tresor public a ciel ouvert, mais a des vrais hommes integres et souvieux de l’avancee de leur pays, du bien etre de leur peuple et l’assurance de la securite et la protection des citoyens sur toute l’etendue de leur territoire.

  4. POUR CEUX QUI N’ONT PAS ENCORE SAISI LES NOUVELLES FORMES DE L’IDIOTIE PATHÉTIQUE. L’IDIOT EN FAIT C’EST CELUI QUI INCONSCIEMMENT FAIT PREUVE DE PROPOS ET D’ACTES INCONSISTENTS,….

    DERNIERES NOUVELLES DU FASO:
    Les partis et formations politiques de la majorité de l’ancien régime de Blaise Compaoré se disent “disponibles” à travailler avec les nouvelles autorités de la transition pour aboutir à des élections libres et transparentes.
    Dans un communiqué rendu public mardi, le Secrétaire national exécutif du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, de l’ ancien régime renversé), Assimi Kouanda a indiqué que tous les partis politiques qui soutenaient le programme de Blaise Compaoré sont prêts à travailler avec les autorités de la transition pour la reconstruction du pays.

    Selon lui, les partis politiques de la majorité marquent leur totale disponibilité à travailler avec les autorités de la transition […] dans un Etat de droit, où seul le peuple souverain confère à chaque parti qui ambitionne gérer le pouvoir d’Etat, sa juste place, à travers des élections libres, ouvertes, démocratiques et transparentes.

    LES PRÉVILEGES LES ONT RENDUS IDIOTS, IDIOTS Á JAMAIS … .
    JUGEZ-EN !!

  5. Lui il veut simplement un status d’ancien président pour jouir ensuite des privilèges. C’est un con encore qui veut tenter quelque chose que beaucoup de cons comme lui ont failed.

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