Burkina: interrogations autour du massacre des femmes d’Arbinda

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L’attaque terroriste qui a visé l’armée burkinabè et les populations à Arbinda dans le nord du pays ne laisse pas d’interroger. Qu’est-ce qui a poussé les jihadistes à s’en prendre aux femmes ?

Le porte-parole du gouvernement burkinabè donne une première information : c’est dans leur fuite que les jihadistes ont tué les populations civiles. Selon les témoignages, la majorité des femmes étaient chez elles. D’autres victimes étaient allées s’approvisionner en eau potable. Quant aux hommes, souligne notre source, ils avaient trouvé refuge au niveau de certaines collines : « Certains hommes laissent les femmes, car les jihadistes ne s’en prennent pas généralement à elles. »

Tentative d’enlèvement ou représailles ?

Mais pour le chercheur Mahamoudou Sawadogo, spécialiste des questions de sécurité au Burkina, l’une des hypothèses serait l’échec d’un enlèvement. « Depuis longtemps, les populations d’Arbinda résistent aux attaques. Donc pour les faire fléchir, les terroristes pourraient décider de faire des otages », explique le chercheur.

L’autre hypothèse soulevée par l’analyste Siaka Coulibaly, c’est la punition : « Cela ressemble plus à des représailles. » Selon le chercheur, pendant longtemps, certains groupes terroristes ont soupçonné les populations, notamment les femmes, de collaborer avec les forces de sécurité en leur fournissant des renseignements. « Face à la riposte des soldats burkinabè, les jihadistes pourraient s’en prendre aux femmes dans leur repli », souligne-t-il.

C’est la première fois qu’un nombre si important de femmes (31) trouve la mort au cours d’une attaque terroriste au Burkina Faso.

Par RFI Publié le 25-12-2019

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5 COMMENTAIRES

  1. Le Burkina Faso est le pays des hommes intègres . Ce peuple fait ce qu’il dit . Il n’y aura pas de repli du côté du Burkina Faso pour ces criminels . C’est du côté du Mali qu’il y ‘a faille . Au motif que nous demandons de la force française Barkhane qui est le complice numéro 1 des djihadistes . Si du côté du Mali la pression était montée comme au Niger et au Faso , vaincre le djihadisme serait pour quelques jours , mais hélas ! encore hélas ! rien ne se décide à Bamako , tout est instruit à Paris pour être exécuté à Bamako .

    • Hello

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    • Bonsoir

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  2. Que la terre leur soit légère.

    Et si le chiffre annoncé de 80 jihadistes tués est bien réel, un immense bravo aux forces de défense burkinabé !👏👏👏

    • ¨Bien réel?¨Tu peux aller sur Facebook où circule une vidéo avec les corps. Tu peux les compter toi même sans meme prendre en compte ceux avec lesquels ils se sont enfuis et ceux qu’ils ont laisses dans la foret. Il n’ y a pas lieu de douter des informations données par l’armée burkinabè. C’est le quotidien la=bas même si le nombre de morts est rarement aussi élevé. Voici le décompte au cours de ce mois et tu peux le vérifier en allant sur Faso.net.

      Pas plus tard que le 11 décembre dernier, à Pama, dans la région du nord-est, 15 terroristes ont été « neutralisés » comme on dit en langage militaire, sans que l’armée burkinabè ne subisse aucune perte.
      – Le 4 décembre, au moins 28 terroristes ont été abattus dans des frappes aériennes de l’armée burkinabè, dans la province du Yatenga, au nord du pays.
      – Entre le 2 et le 3 décembre, une contre-attaque de l’armée burkinabè a permis d’éliminer 20 terroristes dans les localités de Boeni et Bahn. En revanche 3 soldats ont perdu la vie.
      – Dans la province de Po, le 29 novembre, un leader terroriste et cinq de ses hommes ont été abattus par l’armée qui ne déplore aucune perte au cours de cette attaque.
      – Le mercredi 20 novembre 18 terroristes ont été abattus dans le nord, à Arbinda. Un gendarme a perdu la vie.
      – En fin Septembre 12 terroristes ont été tués dans l’attaque de la gendarmerie de Foutour, etc.

      Bien entendu, la presse française dont nous nous abreuvons passe toujours sous silence les pertes des terroristes et amplifie celles de nos soldats comme lors de cette dernière attaque de Arbinda ou la presse française a partout titré sur le nombre de soldats et de civils burkinabè tués en taisant le fait que 80 terroristes ont été abattus.

      Il semble que les Français son en train de mettre le paquet pour que leurs terroristes tuent le maximum de soldats burkinabè pour faire pression sur le président Kabore pour qu’il concède à la partition de son pays lors de la réunion de Pau le 13 janvier, car l’objectif principal de cette réunion est de mettre la pression sur nos chefs d’état pour qu’ils acceptent ce que Macron et son ministre Ledrian appellent la solution politique, c’est=a=dire la partition de nos pays. L’Objet principal de cette réunion n’est pas de discuter le retrait des forces française mais d’exercer un chantage sur les chefs d’État pour qu’ils acceptent la partition.

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