Guerre en Iran et au Moyen-Orient: le président du Parlement iranien dit que les négociations ont progressé mais qu'un accord final reste "loin"

La reprise des hostilités plane toujours au-dessus du régime iranien. Samedi 18 avril au soir, le puissant président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les négociations de paix entre l'Iran et les États-Unis avaient "fait des progrès" mais qu'un accord final restait "encore loin".

19 Avr 2026 - 10:12
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Guerre en Iran et au Moyen-Orient: le président du Parlement iranien dit que les négociations ont progressé mais qu'un accord final reste "loin"
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d'une rencontre avec son homologue libanais à Beyrouth, au Liban, le 12 octobre 2024. - Crédit: AFP

"Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens", a-t-il ajouté.

"Nous sommes encore loin d'avoir bouclé le débat", a déclaré lors d'une longue interview à la télévision iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a participé aux pourparlers des 11 et 12 avril à Islamabad face à une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance.

"Nous étions victorieux sur le terrain"

Lors de cette rencontre au Pakistan, qui était celle de plus haut niveau entre les deux pays depuis la Révolution iranienne de 1979, "nous avons souligné que nous n'avons absolument aucune confiance dans les États-Unis", avait-il déclaré.

"Les États-Unis doivent prendre la décision de gagner la confiance du peuple iranien", a-t-il poursuivi, ajoutant: "ils doivent renoncer à l'unilatéralisme et à l'esprit d'imposition dans leur approche du dialogue".

Selon lui, l'Iran n'a accepté le cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur le 8 avril, que parce que les États-Unis le lui avaient demandé.

"Nous étions victorieux sur le terrain, l'ennemi n'avait achevé aucun de ses (...) objectifs, et l'Iran avait également le contrôle du détroit d'Ormuz", a-t-il déclaré. "Si nous avons accepté le cessez-le-feu, c'est parce qu'ils avaient accepté nos demandes".

Face à la poursuite du blocus maritime américain dans le détroit, Mohammad Bagher Ghalibaf avait déclaré que "l'état d'ouverture ou de fermeture et les réglementations qui le régissent seront déterminés par le champ de bataille". L'Iran a ainsi décidé, ce samedi matin, de fermer une nouvelle fois la navigation aux pétroliers qui tentaient la traversée.

Article original publié sur BFMTV.com