Issoufou Mahamadou : Le temps d’un Président modernophile

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À 67 ans, l’enfant de Dandaji (région de Tahoua) continue de porter sur ses épaules, le lourd défi de hisser le Niger vers l’émergence et la modernité. «Zaki, le lion» joue à grosses cordes la symphonie du développement. Travailler, encore travailler, toujours travailler … , telle est la devise d’Issoufou. Avec sobriété, intelligence et transpiration. Le Niger s’est métamorphosé. De la capitale Niamey, devenue en si peu de temps, la «ville coquette» jusqu’aux confins du pays, le Niger fait sa mue. Derrière ce changement sans précédent, un homme: ISSOUFOU Mahamadou. À la faveur d’un bagout hors pair. Une formidable machine inclusive aux dividendes diverses. Son ambitieux Programme de Renaissance ACTE 2 adossé sur le référentiel PDES 2016-2021 en est le prompteur.

Méga chantiers au turbo

Tout ou presque sourit à l’homme fort de Niamey. Irréversible point d’ancrage de l’envol du pays, cette pléthore de gigantesques chantiers qui foisonnent. Routes, ponts, échangeurs, centrales thermiques et solaires, infrastructures hospitalières, hôtels grand standing, incubateurs technologiques de pointe, pôles agricoles, cimenteries, symbolisent ce bond économique qualitatif. Un ballon d’oxygène qui requinque ces millions de Nigériens. Il y’a dix ans en arrière, cette audace de pousser le pays dans la modernité n’était point au rendez-vous. Qu’on l’aime ou pas, le Président ISSOUFOU Mahamadou est un visionnaire. Doublé d’un bâtisseur infatigable. Le méga projet hydroélectrique surnommé «barrage de Kandadji» qu’il a lancé le 26 mars dernier, se révèle comme un puissant levier de transformation et de croissance économiques pour le pays. Sans doute, l’un des plus grands ouvrages jamais réalisé en Afrique subsaharienne. Il l’a fait. Le rêve fou est devenu une réalité. Ce goût d’aller de l’avant fait du Niger une destination attractive. Des majors bancaires aux portefeuilles diversifiés débarquent et s’y bousculent sur la place financière de Niamey. L’économie gagne des points d’année en année au regard des statistiques. Le pays est devenu depuis ces deux dernières années un vaste champ pétrolier et minéralier, courtisé par une kyrielle de multinationales. Le futur hub «oil» de l’Afrique occidentale. Tout n’est pas rose : chômage des jeunes, délestages d’électricité et pauvreté constituent les maillons faibles de l’économie.

Pluie de milliards dans la tirelire

Depuis l’avènement du régime d’ISSOUFOU le 7 Avril 2011, le pays jouit d’une confiance constante auprès des partenaires financiers internationaux. Leurs guichets de financements sont grandement ouverts à l’État. Signe de la crédibilité de sa signature sur les places financières du monde. Niamey multiplie l’offensive. En 8 ans, l’État a levé un important matelas financier pour le financement et la réalisation d’un faisceau de projets structurants et innovants. Oui, un Niger Émergent, c’est possible. Le Président l’a démontré. Il pose brique par brique pour le réaliser.

Rayonnement du Leadership diplomatique

Au four et au moulin, ISSOUFOU Mahamadou force l’admiration. Sur la scène internationale, son leadership qui prend du galon est incontestablement reconnu par ses pairs africains, occidentaux, asiatiques  et les grands décideurs de la planète. Champion de la ZLECA et figure de proue de bon nombre d’initiatives réformatrices dans la bonne marche du continent et du monde, le Président nigérien donne de la voix à sa diplomatie de plus en plus audible et rayonnante. Les 7-8 juillet 2019, le Niger accueillera la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. Une première. Quelque 4500 participants y sont attendus. Un événement phare dans l’agenda d’ISSOUFOU qui recevra ses pairs. Dans les starting-blocks, deux importants rendez-vous (Sommet de l’OCI 2020 et probablement la messe Franco-africaine 2021). Au refrain du «Barka Dan Zoua».

Guêpier djihadiste

La guerre contre l’ennemi, retranché dans les vallées douces et mortes du Lac Tchad et l’autre versant de feu aux frontières du Niger, est l’un des ultimes combats de l’homme fort de Niamey. Il s’y emploie. Plusieurs dizaines de millions d’euros sont consacrés annuellement par l’État aux forces de sécurité militaires dans la lutte contre la contrebande et le terrorisme. Bon nombre de pays partenaires et amis du Niger, viennent en appoint. Des puissances militaires y ont même établi leurs bases. Une logistique militaire de pointe mixte veille au grain. Face au péril djihadiste dans toutes ses formes, Niamey qui paye un lourd tribut de cette sale guerre, n’a jamais baissé les bras. Il accélère la cadence de l’offensive anti-terroriste dans un cadre concerté et organisé avec ses homologues du G5 Sahel.

BAZOUM, cheval de Troie 2021

Le Président ISSOUFOU a tranché. Il a fallu d’une étincelle, pour siffler la récréation. Il a choisi Mohamed BAZOUM comme le candidat du PNDS-Tarayya (parti au pouvoir) à la présidentielle de 2021. Le sécurocrate BAZOUM, un fidèle parmi les fidèles du Président, est monté au podium le 31 décembre dernier. Pour l’instant, la tempête n’est pas dans le verre. C’est à l’unisson que des milliers de congressistes du parti au pouvoir l’ont plébiscité. Urbi orbi, BAZOUM, l’enfant de Bilabrine, est la synthèse du profil que recherchait ISSOUFOU pour passer la main. Sera-t-il à la hauteur des attentes de son parti et parviendra-t-il à manager les divers tempéraments qui surgiront? Car, entre la posture du lieutenant et celle du leader, c’est toute une pédagogie. Du grand art politique.

Par Ismael AIDARA

Confidentiel Afrique

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1 commentaire

  1. Les nigériens qui vivent le quotidien de ce président ne vous diront pas autant de dithyrambes de Zaki. Les infrastructures sont bien pour un pays mais ça ne se mange pas or la population a faim et la vie coûte chère d’où l’expression populaire “ta i tauri” qui veut dire c’est devenu dur. En plus il y a trop de malversations financières pour la réalisation de ces infrastructures, Kandadji pour rappel est un projet de Feu Seyni Kountché tous les autres ont simplement politisé le projet sans le réaliser concrètement. Lui l’aurait réalisé depuis belle lurette s’il était resté en vie 5 ans de plus, mais en réalité depuis sa mort le Niger est dans la décrépitude! Alors un conseil M. Aidara prenez vos prébendes et laissez nous respirer, Zaki va laisser plutôt beaucoup d’éléphants blancs au Niger si jamais il s’en va après son second mandat?! Merci.

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