Nouvelle constitution en guinée : L’inquiétude des défenseurs des droits de l’homme

2

En Guinée, les principales organisations de défense des droits de l’homme du pays se sont réunies lundi 20 mai pour exprimer leur désaccord avec le projet de nouvelle Constitution qui risque, selon elles, de déstabiliser le pays et de provoquer de nouvelles violences. Si le président de la République n’a pas encore fait part de ses intentions, certains cadres laissent entendre que l’entrée dans une nouvelle République remettrait en quelque sorte « les compteurs à zéro », lui permettant de briguer un troisième mandat.

« C’est un projet illégal et dangereux », clament les organisations de défense des droits de l’homme réunies pour alerter sur les conséquences d’une révision constitutionnelle.

« Je crois qu’un tel projet, c’est un grand risque et qu’il y a des cas comme ça. Les manifestations, ce sont des tirs à balles réelles, ce sont des morts d’hommes, ce sont des blessés, ce sont des arrestations illégales. Et aussi cela joue sur le développement économique et social du pays », estime Maître Hamidou Barry, de la Coalition guinéenne pour la Cour pénale internationale (CGCPI).

Au terme de son assemblée générale hebdomadaire et en présence de plusieurs ministres, ce samedi 18 mai, le parti au pouvoir s’est officiellement prononcé « pour » le changement de Constitution afin d’en « moderniser les institutions ».

Référendum ou vote à l’Assemblée

Un positionnement évident pour Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) : « On n’a pas besoin d’aller à la violence pour dire “oui” ou “non”. Les pour doivent s’exprimer librement, les contre doivent s’exprimer librement. Et finalement, personne n’a le droit de s’exprimer au nom du peuple. Maintenant que le débat est installé, nous allons certainement publier l’avant-projet. Nous allons ramener le débat à plus d’objectivité. Est-ce que le président a proposé une nouvelle Constitution et est dans l’illégalité ? Non. Est-ce que la nouvelle Constitution lui permet d’être candidat de nouveau ? Et s’il est candidat, est-il dans l’illégalité ? Non. »

L’actuelle Constitution guinéenne, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, peut être révisée soit par référendum, soit par la majorité des deux tiers à l’Assemblée nationale.

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

2 COMMENTAIRES

  1. Erratum ;

    En fait en Afrique maintenant, ça ne sert plus à rien de limiter les mandats présidentiels à deux. Puisque de toute façon, une fois les Présidents arrivés au terme de leur deuxième mandat, font remettre les comptes à zéros pour avoir un troisième voire même un quatrième mandat.
    La limitation de mandat présidentiel est par nature antidémocratique. L’on devrait pouvoir se présenter autant de fois qu’on en a envie… Mais le Problème est que ce système en Afrique fait le lit d’une Présidence à vie pour celui qui occupe le fauteuil présidentiel au moment de l’élection.
    Le Système Malgache en ce sens est encore plus démocratique, dans la mesure où le Président en place, à quelques semaines du scrutin démissionne, et est remplacé par intérim par quelqu’un ” de neutre “. Ce système offre mieux la possibilité d’une alternance démocratique.

  2. En fait en Afrique maintenant, ça ne sert plus à rien de limiter les mandats présidentiels à deux ans. Puisque de toute façon, une fois les Présidents arrivés au terme de leur deuxième mandat, font remettre les comptes à zéros pour avoir un troisième voire même un quatrième mandat.
    La limitation de mandat présidentiel est par nature antidémocratique. L’on devrait pouvoir se présenter autant de fois qu’on en a envie… Mais le Problème est que ce système en Afrique fait le lit d’une Présidence à vie pour celui qui occupe le fauteuil présidentiel au moment de l’élection.
    Le Système Malgache en ce sens est encore plus démocratique, dans la mesure où le Président en place, à quelques semaines du scrutin démissionne, et est remplacé par intérim par quelqu’un ” de neutre “. Ce système offre mieux la possibilité d’une alternance démocratique.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here