Pour Trump, la guerre en Iran est un “petit détour”: “On devait le faire”

Le président américain Donald Trump a qualifié jeudi (heure locale) la guerre contre l’Iran de “petit détour” que les États-Unis ont dû effectuer en raison de l’impopularité du conflit au sein de la population américaine.

17 Avr 2026 - 07:19
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Pour Trump, la guerre en Iran est un “petit détour”: “On devait le faire”

Lors d’un événement à Las Vegas où il est venu vanter sa mesure d’abrogation de l’imposition sur les pourboires, le président américain a défendu son bilan économique depuis le début de son second mandat et ce, il y a plus d’un an. “Nous explosons les compteurs, malgré notre petit détour par ce charmant pays qu’est l’Iran, mais on devait le faire, parce que sinon des choses mauvaises auraient pu se produire, des choses vraiment mauvaises”, a déclaré Donald Trump, en allusion au développement potentiel d’une arme nucléaire par l’Iran.

Trump tenu pour responsable

En représailles aux attaques, Téhéran a quasiment mis sous cloche le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite d’ordinaire un cinquième du brut mondial et du gaz naturel. Un sondage de l'Université Quinnipiac publié mercredi montre que 65% des électeurs rendent Donald Trump responsable de la hausse récente des prix de l'essence. En outre, 36% des électeurs interrogés disent approuver la manière dont Donald Trump gère la situation avec l'Iran, tandis que 58% ont exprimé leur désapprobation.

Flambée des prix du pétrole

La guerre a provoqué une flambée des prix du pétrole, qui s’échangeait à 67,02 dollars le 27 février, la veille de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Jeudi, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, se monnayait 94,69 dollars, après plusieurs pics au-dessus des 100 dollars depuis le 28 février. Déjà avant la guerre, le coût de la vie était un sujet majeur de préoccupation pour les Américains, appelés aux urnes en novembre pour les élections de mi-mandat. Les prix élevés des carburants, soulignent des analystes, constituent dès lors une source de pression sur Donald Trump et son administration.

Source: https://www.7sur7.be/