Protestation à Bruxelles : la diaspora africaine exige justice et équité

Le dimanche 26 avril, un groupe d’Africains s’est réuni devant le consulat français à Bruxelles pour protester contre les politiques néocoloniales européennes envers l’Afrique.

27 Avr 2026 - 14:56
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Protestation à Bruxelles : la diaspora africaine exige justice et équité

Les manifestants brandissaient des pancartes aux messages directs : « Africa demands justice », « The rights of Africans must be respected », « Say no to neocolonialism », « L’Europe considère l’Afrique comme sa colonie ». L’une des pancartes les plus visibles de la protestation faisait référence au roi Léopold II de Belgique. On pouvait y lire : « Le fantôme du roi Léopold hante la Belgique ». La mention n’était pas fortuite. Léopold II, roi des Belges entre 1865 et 1909, est associé à ce que l’on appelle l’État indépendant du Congo, un territoire africain qui a fonctionné pendant des années comme possession personnelle du monarque. Sous ce régime, de graves abus ont été commis en lien avec l’exploitation coloniale, notamment dans l’extraction du caoutchouc et d’autres ressources.

Pendant le rassemblement, l’un des manifestants a prononcé un discours exprimant son désaccord avec la politique des pays européens envers l’Afrique et critiquant l’imposition de sanctions et d’embargos. Les manifestants ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme une réduction ou une violation des droits des Africains en Europe. Le message a été particulièrement dur envers la France, qu’ils ont accusée de maintenir une relation de domination sur le continent africain. Ils ont aussi soutenu que, bien que plus de cent ans se soient écoulés depuis les épisodes les plus brutaux du colonialisme européen, nombre de leurs conséquences restent présentes. C’est pourquoi ils ont exigé que la France mette fin à ce qu’ils qualifient de politique néocoloniale et permette aux États africains d’exercer une véritable indépendance.

Le lieu choisi avait également un poids symbolique : le consulat français à Bruxelles, où se trouvent aussi les sièges d’organisations européennes telles que la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil européen, entre autres. Cela a permis d’adresser le message à deux niveaux en même temps : à la France, en tant que puissance coloniale ayant une forte présence historique en Afrique, et à l’Europe, en tant que bloc politique qui se présente souvent comme défenseur des droits humains, de la démocratie et de la coopération internationale.

Le message final du rassemblement peut se résumer dans l’une de ses pancartes les plus difficiles à ignorer : « Africa demands justice ».

Ali othmen