Tchad : la visite d’Emmanuel Macron suscite l’émoi de l’opposition tchadienne

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Emmanuel Macron et Idriss Déby
Emmanuel Macron et Idriss Déby (à dr.), lors du sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, le 11 octobre 2018. © Ludovic MARIN / AFP

Emmanuel Macron est en visite au Tchad samedi 22 décembre et dimanche 23 décembre. C’est la première fois que le président de la République arrive en visite dans ce pays qui est le principal allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Mais cette visite suscite la polémique au sein d’une classe politique tchadienne qui ne comprend pas l’indifférence de la France face à la situation politique et sociale du Tchad, qui souffre de déficit démocratique et de libertés.

L’opposition tchadienne qui s’est tenue informée de la visite d’Emmanuel Macron est vent debout contre la France et se pose des questions.

« On ne peut pas être président d’un pays dit “patrie des droits de l’homme et des libertés” et ami d’un chef d’Etat qui ne donne aucune possibilité à son peuple de s’exprimer avec tous leurs modes d’expressions et de jouir des ressources de leur pays. Monsieur Emmanuel Macron, la France est-elle amie du Tchad ou de Monsieur Idriss Deby Itno ? », interroge Max Kemkoye, président de l’Union des démocrates pour le développement et le progrès.

Le député et président d’un parti d’opposition, Ngarlejy Yorongar, dénonce aussi une visite qui vient conforter le pouvoir du président Idriss Déby.

« Pour moi, c’est inapproprié. Si Macron a pris la décision d’aller rendre visite à Idriss Déby qui a les mains pleines de sang, je dis bien pleines de sang, je crois qu’il est passé complètement à côté. Qu’est-ce Macron devrait dire au président Déby dès qu’il est là ? Qu’il lui dise que 28 ans c’est trop, bientôt 29 ans ; et qu’il essaye de retirer un peu son épingle du jeu. Il faut qu’il lui dise dans le creux de l’oreille que ce n’est pas bon, parce que nous ne sommes plus à l’époque où un chef d’Etat africain peut se permettre d’arrêter des gens, de les torturer, de les tuer… »

La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution est tout aussi indignée, mais espère qu’en venant à Ndjaména, le président français appréhendera mieux ce que vivent les Tchadiens.

« On aurait aimé au moins que ce pays s’intéresse un peu au calvaire que vivent les populations tchadiennes, estime Poddi Djimé Bichara, le porte-parole. La visite du président Emmanuel Macron devrait peut-être lui permettre de tâter du doigt les réalités du drame tchadien. »

Le parti au pouvoir se félicite de cette visite

Le porte-parole du parti au pouvoir, le Mouvement patriotique du Salut (MPS), Hassan Sylla Bakari, appelle lui l’opposition à dépasser les débats locaux pour mettre en avant le Tchad.

« Ces hommes politiques, il faudrait qu’ils s’affranchissent de la politique politicienne pour se mettre au niveau de l’Etat. Les relations entre le Tchad et la France ne tiennent pas seulement à Déby et à Macron. Pour ce qui est de la démocratie, ces messieurs feraient bien de préparer plutôt leurs partis à affronter le MPS pour les futures élections que je sais d’avance qu’ils vont perdre. »

Au MPS, on dénonce ainsi une opposition qui serait systématiquement dans le déni. « Le Tchad et la France sont deux partenaires historiques. Le Tchad est important pour la France et vice versa. Nous pensons que cette visite ne peut que renforcer les liens d’amitié, de fraternité, de coopération qui lient nos deux pays. Le Tchad est un exemple de lutte efficace contre le phénomène du terrorisme », avance Jean-Bernard Padaré, le secrétaire national pour les questions juridiques et d’éthique politique du MPS.

Contrairement à l’opposition, très critique et qui dénonce les violations des droits de l’homme, « le Tchad garantit les libertés », et est même « un exemple, en tout cas en Afrique centrale, de la démocratie, de la liberté de la presse. Il y en a qui sont toujours dans la dénégation que le peuple tchadien s’est gréé au président Idriss Déby », juge M. Padaré.

Par RFI Publié le 22-12-2018

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3 COMMENTAIRES

  1. Libérer la France !
    Une première séance de travail du Collectif pour un mouvement de libération nationale s’est tenue à Paris lundi 17 décembre 2018. L’objectif de cette réunion était d’entreprendre l’organisation de ce rassemblement souverainiste et républicain. Il s’agissait aussi de travailler à une plateforme politique consensuelle pour des républicains issus « des deux rives ».

    La discussion a souligné que comme en juillet 1792 ou pendant la Seconde Guerre Mondiale, à nouveau, la patrie est en danger. Il semble que les « Gilets Jaunes » aient bien perçu cela. Selon un article du Figaro, « l’hymne national est souvent repris par les Gilets Jaunes. Les manifestants expriment par ce chant la voix de la « patrie en danger ». » L’auteur de l’article, Barbara Lefebvre, ajoute : » La Marseillaise des « Gilets Jaunes » chantée des dizaines de fois d’affilée dans les cortèges est ce qu’elle a été dès ses origines : la voix du peuple quand la patrie est en danger. L’envahisseur n’est ni prussien, ni autrichien. Dans l’esprit des manifestants, les tyrans coalisés contre la Nation ne sont plus les monarques européens, mais les commissaires européens de Bruxelles à qui nos dirigeants ont cédé notre souveraineté politique, économique, budgétaire, culturelle. »

  2. «Emmanuel Macron est terne, Emmanuel Macron est vieux, Emmanuel Macron n’est pas un Président. Emmanuel Macron est un commercial arrivé au pouvoir par le pouvoir des urnes funéraires», a écrit Sophie Carrouge, une professeure du lycée Le Castel à Dijon, dans son texte sur le site d’information local dijoncter.info, commentant avec ironie l’allocution du 12 décembre du Président de la République.

    Cela a d’abord fait réagir le rectorat puis le Net. L’Éducation nationale a rappelé son devoir de réserve à l’enseignante qui concerne tous les fonctionnaires en France.

    Lors de la convocation de la professeure au rectorat, un rassemblement d’élèves et de leurs parents a été organisé devant l’établissement en soutien à Sophie Carrouge.

    VOILÁ LA FACE CACHÉE DU RÉGIME MAFIEUX FRANCAIS, ET ENCORE DONNEUR DE LECONS DE DÉMOCRATIE….!

  3. Dans la soirée du vendredi 21 décembre, un pantin à l’effigie du Président Emmanuel Macron a été décapité par des Gilets jaunes d’Angoulême.

    RÉPÉTITION GÉNÉRALE AVANT L’ ACTE FIINNAALLLLLL.. DE VRAI…..!

    LES FRANCAIS SONT DÉCIDÉS Á LIBÉRER LA FRANCE DES GRIFFES DE L’ INTERNATIONAL-MAFIA.

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